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L'exquise élégance de Thoricourt


Château de Thoricourt - 7830 Thoricourt (Silly)



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  • Les façades avant et arrière de Thoricourt se répondent presque à l’identique. Le corps central est à chaque fois maintenu entre deux avancées formant de fausses tours. Voilà un des plus élégants châteaux du pays.

  • L’ancienne orangerie a perdu ses verrières pour devenir un passage couvert sous arcade.



Official Name Château de Thoricourt
Location 7830 Thoricourt (Silly)
Construction 1768; début et fin du XIXe siècle
Style Louis XV
Architect
Occupants
Allocation Résidence privée
Protection Bien classé le 10 septembre 1991

Last udpate: 03/01/2013


Un moment de perfection pour une pastorale sans fioriture baroque.


Comme l’écrivait de Seyn, « Thoricourt formait un village connu dès le XIe siècle. Cette seigneurie appartint jadis aux Thoricourt puis aux Dubreucquet, puis aux Le Scorf ». Le marquis Olivier de Trazegnies ajoutait pour sa part que le château avait appartenu au début du XIVe siècle aux Lalaing et que la date de 1516 voit le domaine aux mains de Aubert de Broeucquet, puis d’un Antoine du même patronyme en 1589. Ce dernier auteur ajoutait, voici bientôt trente ans, qu’ensuite, un parent des Broeucquet, né Simon Le Secq, vendit en 1704 le château à Nicolas de la Marlière. Le château actuel ne sera érigé qu’en 1768, par François de la Marlière. On ne sait qui en est l’architecte, mais ce coup sera, pour ce maître anonyme, magistral et digne des plus élégantes résidences de France, artésiennes ou d’Ile-de-France. Isabelle de la Marlière allait se retrouver ensuite seule héritière de la propriété. Elle avait épousé en 1774 Zacharie-Vincent, vicomte Obert de Quévy. Les Obert allaient changer de nom à la génération suivante pour adopter celui qu’on leur connaît de nos jours, par mariage d’un des leurs avec une dame de Thieusies. Placé au sommet d’un vallon, ce superbe château n’a guère engendré de recherches approfondies, hormis deux articles. Comme si tout ici était évident de simplicité et de pureté au point de n’en guère parler. La bibliographie récente s’arrête aux années septante.



Site remarquable

On arrive au château en traversant le village et en passant devant une grotte de Lourdes qui jouxte le château de Launois, restauré en cette année 2002 avec beaucoup de soin.
Le chemin communal est bordé de chasse-roues et de vieux arbres. Le château est annoncé dans un décor qui semble n’avoir pas bougé depuis son origine. Le site est remarquable.
Quelques bâtiments de dépendances et de ferme s’alignent. Puis voilà poindre une superbe grille que l’on croirait sortie du temps de Charles de Lorraine. Et pourtant. Si elle est purement de style Louis XV, elle n’en est pas moins venue de Schaerbeek où elle décorait une des portes d’entrée de la ville. La cour de cendrée rouge s’étire jusqu’aux façades du château entre deux ailes symétriques aux toitures mansardées. C’est beau, tout simplement beau.



Esprit Louis XV

Le château est construit en briques ornées de pierre calcaire. Il est posé sud-ouest/nord-est, ce qui lui procure toujours une belle lumière. Il se compose de deux niveaux et de treize travées. La longue façade présente l’avantage d’être identique à l’avant comme à l’arrière. On y trouve donc à chaque fois un avant-corps à trois pans, percé de deux portes-fenêtres précédées d’un perron. Aux extrémités prennent place deux avancées en légère saillie. Les caves sont soulignées par un haut soubassement percé de jours rectangulaires. Les toitures mansardées ont été ornées d’un lanternon central, octogonal. Des lucarnes en zinc illuminent les combles depuis la fin du XIXe siècle. Avant ces aménagements, la toiture était en bâtière. C’est à cette époque encore que le vicomte Amaury et Madame, née comtesse Isabelle de Ribaucourt, ont ajouté divers éléments de confort intérieurs et extérieurs, à l’instar de la terrasse-véranda animée de cinq arches en plein cintre. Afin de mieux souligner les lignes de son édifice, l’architecte a usé avec abondance de la pierre bleue. Elle encadre les baies (piédroits, linteaux bombés, clés), elle sert aux pilastres à refends, elle apparaît aux chaînages d’angle, sans oublier les double frise passant au-delà des ouvertures. Les dépendances datent du XVIIIe siècle alors que l’orangerie a été érigée au début du XIXe siècle, sans doute vers 1830. Elle est constituée par deux pavillons d’angle d’une seule travée, reliés entre eux par une élégante arcade de huit éléments soutenus par six colonnes. Le fronton central, armorié, repose sur deux paires de fûts. Jadis, cette loggia était vitrée.




On ne visite pas. Le château se voit de la rue.



SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002