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Pour l4amour de Genoels-Elderen, rien nest vain


Kasteel Genoels-Elderen - 3770 Genoelselderen (Riemst)



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  • Un coin de Bourgogne dans le Limbourg liégeois, vu du ciel. Magnifique, non ? © Philippe Farcy

  • Après la bataille de Laafelt, Genoels-Elderen a été reconstruit en style moderne, Louis XV. © Philippe Farcy

  • La nouvelle drève côté parc est piquée de ceps. Une vision rare chez nous. © Philippe Farcy



Official Name Kasteel Genoels-Elderen
Location 3770 Genoelselderen (Riemst)
Construction Après 1752; 1859
Style Louis XV
Architect
Occupants Wijnkasteel b.v.b.a.
Allocation Résidence privée & siège d'une exploitation vinicole
Protection Bien classé depuis 1995

Last udpate: 03/01/2013


Dans la Hesbaye limbourgeoise, voici le symbole vinicole du pays.


Pour vivre, Genoels-Elderen vit, et très bien même. Repris depuis le mois d’août 1990 par la famille hollandaise des van Rennes, le château plane dans un bonheur qui croît à mesure que les hectares de vignes augmentent dans ses parages. Cette demeure est un symbole de dynamisme économique, de gastronomie et de culture. Les van Rennes sont une de ces nombreuses familles du royaume des Nassau venues s’établir dans nos contrées où les beaux domaines valent le prix d’une petite propriété de l’autre côté de la frontière. On sait gré à tous ces étrangers bien attentionnés de porter leurs regards sur notre patrimoine castral.


Cure de jouvence

Nos voisins du nord se révèlent être de furieux restaurateurs et conservateurs de vieilles pierres et de châteaux en particuliers. Genoels-Elderen (commune de Riemst, près de Tongres) peut figurer en tête de liste sur un inventaire que personne ne tient. Depuis 1990, le château a connu une cure de jouvence extraordinaire. Les toitures d’ardoises ont été remplacées naguère; les façades furent récemment rafraîchies d’un enduit blanc parfois scandé de gris. Le parc ensuite profita de la manne terrestre. Mais il faut dire que l’impression d’ensemble du site tient dans l’encerclement de la maison par des pieds de vigne comme on en trouve à Neercanne en Hollande. Dans sa simplicité et sa perfection, ce château est devenu un exemple régional de continuité et de modernité. Il l’est d’autant plus que sa vocation vinicole, fruit de la formation d’œnologue de Mlle Joyce van Rennes devenue Madame Kekko, épouse d’un excellent négociant de dessins anciens établis dans une des dépendances, s’est renforcée sans cesse. L’exploitation dépasse désormais les cinquante hectares. C’est bien sûr un cas unique en Belgique.


Château en U

Le château érigé en briques se dessine comme un U vers le nord. Cette partie qui regarde vers une grande pièce d’eau est précédée par une très belle terrasse qui descend vers une petite roseraie. Les travées sont au nombre de sept, y compris celles des ailes de retour. Celle du centre, en léger ressaut est singularisée par des pilastres à refends sur lesquels repose un fronton percé d’une horloge. À l’arrière, le dispositif est sans artifice. Les sept travées sont séparées par d’autres pilastres sans chapiteau. Les deux pilastres du centre poursuivent toutefois leur effort au-delà de la corniche posée sur le deuxième niveau afin de créer un troisième niveau couronné par un autre fronton. Quatre lucarnes de part et d’autre animent les toitures. Les encadrements de baies sont en pierre bleue. Tout ceci date d’après 1752 et n’a presque plus bougé depuis.


À deux pas de Laefelt

1752 est une date qui mérite explication quand on sait que Remacle Le Loup avait donné à Monsieur de Saumery pour ses Délices du Païs de Liège de 1738, une gravure de ce domaine nous montrant un tout autre château d’où émergeait un puissant donjon central. Entre les deux, il s’est passé la bataille de Laefelt en date du 2 juillet 1752. Les armées de Louis XV, menées par Maurice de Saxe (1696-1750) se battaient contre les coalisés (Anglais, Hessois, Hollandais, Hanovriens et Autrichiens) dans le cadre de la guerre de succession d’Autriche. Les coalisés étaient dirigés par le jeune duc de Cumberland (1721-1765), troisième fils du roi Georges II. Saxe, qui avait déjà remporté Fontenoy en mai 1745 et Rocourt en octobre 1746, allait achever son œuvre à deux lieues d’ici, vers Maestricht, avant de profiter de son château de Chambord.

Le village limbourgeois conserve le même nom mais son orthographe est devenu Lafelt. Les Français causèrent des dégâts importants au château de Genoels-Elderen. Cela explique sa totale transformation. Celle-ci avait été assumée par le comte (titre du 1er septembre 1745) Michel Walram de Borchgrave. Le château a été restauré en 1859 par le comte Guillaume de Borchgrave. En remontant dans le temps, de Seyn évoque un château en ces lieux dès le XIIIe siècle. La famille d’Elderen y régna plusieurs siècles avant que le bien n’entre dans le patrimoine des célèbres Oyembrugge de Duras (Duras, Seilles). De là, il passa aux Beauduin qui vendirent le château aux propriétaires actuels et possèdent toujours la ferme en contrebas.


Visites et dégustations au château en s’annonçant.


SOURCES
:
Rudi Smeets, 'Hier werd eerst wijn gemaakt, daarna pas bier': Geurt van Rennes wil Vlaams kenniscentrum wijnbouw in Velm, De Standaard, 20 januari 2012 http://www.standaard.be/artikel/detail.aspx?artikelid=4D3KTPRN.
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003 
Eug. de Seyn, Dictionnaire Historique et Géographique des Communes Belges, Etablissement Brepols, Turnhout, 3e édition non datée (après 1945)
Pierre Lambert de Saumery, Les Délices du Pais de Liège ..., chez Everard Kints 1738