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Hoepertingen et les aléas de l'existence


Kasteel Mariagaarde - 3840 Hoepertingen (Borgloon)



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  • Vu du parc, le château est protégé par une pièce d’eau en cercle. On appréciera l’harmonie des masses et la beauté des décors. © Philippe Farcy

  • La cour intérieure du château apparaît après avoir franchi un magnifique et imposant porche. Le style Louis XV liégeois trouve ici un moment heureux. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Official Name Kasteel Mariagaarde
Location 3840 Hoepertingen (Borgloon)
Construction XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles
Style Louis XV liégeois
Architect
Occupants Zusters Annuntiaten van Heverlee/Soeurs de l'Annonciade d'Heverlée
Allocation Centre culturel et de séjour
Protection Bien classé le 30 octobre 1963, décors compris

Last udpate: 06/01/2013


Entre Liège et le Brabant hollandais.


Hoepertingen est cité comme une seigneurie dès 1139 dans un acte du prince-évêque de Liège, Albéric. Un siècle plus tard, le site est repris comme fief des comtes de Loon, tenu par la famille de Hoepertingen. D’après Ann Pietercil et Willem Driesen, le bien passa sans que l’on sache comment et quand (avant 1476 toutefois), sous la dépendance du seigneur de Heeswijk, petite cité proche de Bois-le-Duc en Hollande. Ces deux entités étaient situées sur le territoire du duché de Brabant. 1476 est la date où l’on vit Guillaume de Sombreffe-Hoepertingen se présenter devant la cour féodale de Heeswijk. Pour Paul Arren cependant, le fief semble avoir été cédé aux Heeswijk dès 1250.



Aux la Marck-Arenberg

De 1502 à 1518, le fief fut relevé par Raes de Grevenbroeck, selon Pietercil et Driesen. Le 16 juillet 1518, ce seigneur vendit le bien au comte Guillaume de La Marck et d’Arenberg, chanoine de la cathédrale de Liège. Passé à ses neveux devenus princes d’Arenberg, le château fort entouré d’eau fut cédé vers 1620 par Ernest d’Arenberg à Jean-Guillaume de Scharenberg, drossard de Hesbaye et conseiller du prince-évêque Ferdinand de Bavière. Jean-Guillaume fut fait baron en 1635. Il transforma le château d’après les deux premiers spécialistes. Son petit-fils, bourgmestre de Liège, hérita du domaine mais le laissa à sa soeur Anne, épouse d’un van der Noot, comte de Duras et donc issus des Oyembrugge (Meldert, Seilles). Le 10 décembre 1688, Hoepertingen entra par vente publique dans le patrimoine de Pierre-Louis, baron de Sluse, contre 36.500 florins. Sluse avait épousé Marie-Ferdinande de Boileau. On voit leurs armes au magnifique portail d’entrée de la propriété. Des Sluse qui donnèrent un cardinal à la curie romaine (secrétaire des papes Clément IX et Innocent II), le domaine passa par alliance au baron Etienne de Stembier de Wideux, beau-frère de Jean de Sluse. L’épouse du baron Etienne, Marie-Thérèse, mourra à 91 ans en 1888. Ensuite, la propriété fut transmise à Hubertine de Stembier (+1918), nièce de la précédente et épouse de Paul de Brigode (+1922). Par apparentement à travers les Roly de Vien dont sa mère était, le baron Edmond de Moffarts (1868-1939), marié à Thérèse de Meeûs, hérita du territoire.



École et destructions partielles

Mais il ne le conserva guère car, dès le 24 décembre 1929, il vendait le château accompagné de 4,5 ha aux Soeurs de l’Annonciade d’Heverlé. Celles-ci en firent un collège et un internat ce qui infligea aux bâtiments annexes bien des souffrances et des disparitions remplacées par des reconstructions dont certaines sont fort peu gracieuses. Jusqu’en juillet 1985, l’école fonctionna à plein régime. Puis une nouvelle destinée fut choisie par les religieuses qui ont converti les lieux en un centre de résidence pour des groupes de 10 à 50 personnes et de vacances culturelles. Tel qu’il apparaît aujourd’hui, le château en U est construit à la mode classique liégeoise. Une partie du U qui forme la haute-cour semble avoir été raccourcie. L’accès à la basse-cour s’effectue par un imposant portail limité par deux tours carrées. En son centre, prend place un décor de pierre bleue à refends et bossages qui date du XVIIe siècle et imite un arc de triomphe. On y voit les armes Sluse/Boileau.



Décors stuqués classés

Réédifié pour une grande part en 1763, ce château de plaisance oppose avec habileté les briques et la pierre bleue. Les deux niveaux sont d’une égale hauteur. Les baies sont agrémentées de linteaux bombés à clé. La façade s’étire sur onze travées vers le parc, en comprenant la tour carrée. Quatre pilastres de pierre blanche supportent un fronton superbement décoré de feuillages aux armes Sluse/Bihain. Les pignons sont crénelés. Le château est agrémenté de stucs superbes de style Louis XV et de décors peints par le Liégeois Martin Aubée vers 1760-1765. On regrettera que le parc ne soit pas bien tenu.



Visites possibles.


SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003 
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel III,  Hobonia 1989