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Petits plats dans les grands pour Ter Biest


Kasteel Ter Biest - 3800 Sint-Truiden



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  • © Philippe Farcy

  • Le vieux château est devenu un navire-école pour jeunes chefs de cuisine. Le segment de gauche est une ajoute récente. © Philippe Farcy

  • À Ter Biest, il ne faut rater ni le château, ni le restaurant-école, ni le parc et sa belle chapelle. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • Les armes Blocquerie. © Philippe Farcy

  • Saint Georges. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Official Name Kasteel Ter Biest
Location 3800 Sint-Truiden
Construction 1627; XIXe et XXe siècles
Style Traditionnel mosan
Architect
Occupants Hotelschool Hasselt
Allocation Ecole d'hôtellerie de Hasselt
Protection Bien classé comme monument le 30 novembre 1981

Last udpate: 06/01/2013


Un beau domaine bordé par un lotissement.


En quittant Saint-Trond vers Alken, dans une zone très construite de pavillons, émerge tout à coup la flèche de la tour carrée du château de Ter Biest installé aux marches d’un parc de 17 hectares où sont conservés de très beaux arbres. Depuis 1992 s’y trouve implantée l’école provinciale d’hôtellerie et son restaurant que peu de gens savent ouvert au public. Les archives évoquent déjà un domaine en ces lieux au XIIIe siècle, placé dans les mains d’un de Biest dont la famille allait donner des échevins à la ville principautaire. Ensuite, on y trouva la famille Oliviers. On sait par le baron d’Herckenrode qu’Anne Oliviers de Terbiest épousa Guilaume van Roderborcht. Leur fille Marie épousa vers 1490 Jean de Blocquerie. À leur tour, les Blocquerie, seigneurs de Terlamen donnèrent des échevins à Saint-Trond mais aussi des mayeurs.



Un prélat, seigneur et puissant

Chrétien de Blocquerie fut abbé en l’abbaye de Saint-Trond située derrière l’hôtel de ville. Le poste le plus prestigieux offert à l’un d’eux fut celui de chancelier du prince-évêque Ferdinand de Bavière (1577-1650), fils du duc Guillaume V et de Renée de Lorraine. Le chancelier se prénommait Christophe; il fut chanoine, archidiacre, prévôt de Saint-Pierre, président de la Chambre des Comptes et tréfoncier. C’est celui-ci, fils de Laurent et de Marie de Heer, qui fit ériger le château en 1627 comme on le voit aujourd’hui, dans un style Renaissance liégeoise adouci au début du XXe siècle par la suppression des croisées aux baies de l’aile est. Une pierre armoriée placée au-dessus de l’arc d’entrée entre les feuillures du pont-levis, témoigne de cette construction. Les Blocquerie de cette branche de Terbiest et de Terlamen s’éteignirent dans les Hinnisdael et le bien fut repris vers 1680 par la famille des barons de Puytlinck ou Puytelinck, alliés aux Voordt de Meldert, aux Zegraedt de Rulingen et aux Robiers devenus Roberti, entre autres. Les Puytlinck semblent avoir possédé Ter Biest jusqu’au début du XVIIIe siècle comme en témoignent des armes d’alliance dans l’intéressante chapelle castrale placée dans le parc. Sous le vocable de saint Georges, elle fut édifiée au XVe siècle puis réaménagée en 1620 par le chancelier de Blocquerie. On y trouve à l’autel les blasons de Puytelinck/de Borman de Gratem; ce sont sans doute les acheteurs du bien après les Blocquerie.


Un vide historique

Il est possible que le château soit passé à une de leurs filles Marie-Catherine qui épousa à Gratem en 1700 le baron Frédéric de Moser. Des XVIIIe et XIXe siècles, on ne sait que peu de choses sur cette propriété de qualité et ce n’est qu’en 1905 que s’y installent les Van Slype, propriétaires terriens de la région et politiciens libéraux en vue. On leur doit certains aménagements dont l’accès sous verrière vers le parc agrémenté de très belles portes de style renaissance chiffrées « EM VS » en souvenir d’Emmanuel Van Slype. En 1949, le château fut placé sous le contrôle de l’Etat belge qui y installa une école d’horticulture.


Du point de vue de son architecture, le château construit en briques, pierre de Gobertange ? et pierre bleue pour les décors des baies, des portes et des chaînages, a été augmenté en 1951 suite aux diverses restaurations dont il fut l’objet. On lui ajouta au sud un massif de trois travées de large d’un ton assez juste. Ce massif grimpe sur trois niveaux et sa toiture en bâtière est limitée par des pignons crénelés débordants. Les baies y sont à meneaux vers l’entrée et à croisée vers le sud.


Visites possibles.


SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003