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La nouvelle jeunesse de Wanfercée


Château de Wanfercée - 6224 Wanfercée-Baulet (Fleurus)



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Category : Information Business Events
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  • Le château, quoique strictement géométrisé par des lignes horizontales, bénéficie d’un avant-corps arondis et d’une sorte de clocheton harmonieux. © Philippe Farcy

  • La cour d’honneur est séparée des communs par une haie; cela n’enlève rien à la gaieté de l’édifice. © Philippe Farcy



Official Name Château de Wanfercée
Location 6224 Wanfercée-Baulet (Fleurus)
Construction 1764
Style Classique
Architect
Occupants Château de Wanfercée
Allocation Résidence privée; locations pour manifestations diverses
Protection Bien non classé

Last udpate: 12/01/2013


Wanfercée, le fief des Posson, est un site de qualité.


Vers Sambreville, à l’écart du village de Wanfercée-Baulet, se cache un endroit digne d’intérêt. Le château de Wanfercée, maintenant divisé en deux lots, y est le centre d’un noyau de vieilles bâtisses de qualité, construites pour la plupart au XVIIIe siècle. Wanfercée dépendait voici 800 ans du duché de Brabant comme ammanie de Genappe.



Maîtres de forges
 

Depuis le XIIIe siècle, on y vit passer les Wanfercée, puis les Berlo, les Gavre de Hérimez puis les Montfort. Les Cruyningen s’y succédèrent de 1460 à 1625 puis leurs alliés nés Recourt de Licques et enfin les Noyelles; tous tirèrent de Wanfercée des émoluments bien utiles pour soutenir le train de leurs existences. En 1690, le lot arriva par vente aux Casselot. Wanfercée a été apporté à Jean-François de Posson (1726-1780), fils de Jacques Posson, par son épouse Cécile de Quinart dont la grand-mère était une Casselot. Quant aux Posson, ils étaient maîtres de forges à Liège, dans le quartier des Vennes. De père en fils, la maison arriva à Louis, mari d’Amélie du Bois.

Leur fille Fulvie (1837-1924) épousa son cousin germain Louis d’Udekem d’Acoz (1834-1902). Ils eurent un fils Arnold (1861-1923) marié à Thérèse du Bois de Vroylande (1869-1960), fille de Charles et de Mathilde Cogels. Les enfants de ces derniers dont Louis, grand-père de la célèbre journaliste Ariane van Caloen, vendirent le domaine à la s.a. Bernheim, en 1923, dès la mort de Monsieur. Madame fut la dernière des Posson en ces lieux. A cette époque, les plus beaux arbres furent sacrifiés. En 1924, le château fut acquis par les Dumont de Chassart. Ils le conservèrent jusqu’en 1955, date de la vente de la propriété aux Oeuvres Sociales de Charleroi.

Devenu un temps le local de l'Office National de l'Emploi, puis divisé en appartements, le château et la ferme attenante furent vendus en 1985 à quatre associés décidés à dynamiser les bâtiments en lieux de fêtes et de séminaires. Ce type d’activités se poursuit de nos jours, mais sous deux directions différentes. Béatrice Eliard, à qui nous devons les détails historiques, dirige le château. Son courage et son amour des vieilles pierres sont remarquables. Cette maison conservée au mieux doit beaucoup à sa combativité.



Simplicité néoclassique


Le château, de style Louis XVI, daté de 1764, est précédé d’une très belle drève. Il se présente en U. Il est d’une évidente simplicité et ne s’ouvre vers l’extérieur, sur le parc, que par neuf travées sur deux niveaux. Posées sur un léger soubassement de pierre bleue, les façades opposent les murs de briques aux décors grisés de la pierre. Ceux-ci ornent les montants droits des baies aux linteaux bombés à clé. Les chaînages à refends des extrémités constituent, avec les deux pilastres à refends du corps central en avancée, la réponse verticale à une maison conçue principalement sur des lignes horizontales. Celles-ci sont accentuées par les deux bandeaux moulurés qui séparent les niveaux et par la corniche de grès. Cette corniche précède une toiture en bâtière à coyau animée par quatre lucarnes à croupes. En son centre, sommant l’avant-corps, la toiture prend la forme d’une cloche à cinq pans, piqués d’un bulbe. Dans la cour d’honneur, l’architecte a repris les pilastres à refends pour soutenir un fronton classique. Cinq travées rythment la partie centrale. Les ailes de retour sont composées de trois baies. 



SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002