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Horion, le stavelotain montre ses muscles


Château de Horion - 4460 Horion-Hozémont (Grâce-Hollogne)



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  • Horion possède encore de belles tours circulaires. La puissance est toujours au rendez-vous des amateurs de forteresses en cette ancienne terre de Stavelot © Philippe Farcy

  • Horion a bien préservé son aspect militaire © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Official Name Château de Horion
Location 4460 Horion-Hozémont (Grâce-Hollogne)
Construction 1400-1420; XVIe siècle; 1725; dépendances du XIXe siècle
Style Traditionnel
Architect
Occupants Hôtel Chateau de Horion Les Comtes de Horion
Allocation Hôtel
Protection Bien non classé

Last udpate: 16/01/2013


Une enclave du prince-abbé de Stavelot


A proximité de la zone I de l’aéroport de Bierset, se trouve la commune élargie de Grâce-Hollogne. Là sont implantés divers châteaux, notamment ceux de Grâce et d’Hollogne. Plus loin, se dresse le vaste et puissant château d’Horion. L’ancienne commune d’Horion-Hozémont possède encore le château de Lexhy. Il appartenait jadis aux Surlet puis aux Blanckart. Ceux-ci le transmirent aux Borchgrave d’Altena avant d’être acquis, voici moins de vingt ans, par M. Eugène Deketelaere, de Charleroi. Ce dernier, propriétaire d’Horion, a vendu Lexhy à des Hollandais. Enfin, l’entité pouvait s’enorgueillir naguère encore du château-ferme de Fontaine d’époque Louis XIV. Abandonné dans les années soixante, il n’en reste presque rien. Le château d’Hozémont, jadis aux barons de Berlo, a quant à lui disparu.


Trois tours puissantes

À Horion, par contre, le château fait encore le beau grâce à ses deux ailes en équerre et à ses trois tours circulaires engagées coiffées à l’impériale et sommées de lanternons posés sur des tambours octogonaux percés d’autant de baies. Leurs couvertures imitent les ardoises. Si le château se présente en L, il ne fait guère de doute que jadis il était soit en U soit totalement fermé sur ses quatre côtés comme en témoigne encore le soubassement de la tour sud. Hormis la perte de l’ancien donjon, la bâtisse entourée d’eau semble presque sortie intacte du XVIe siècle. Deux ponts dormants y donnent accès. L’amiral de flottille (e.r.) Charles Thibaut de Maisières, aide de camp honoraire du Roi, petit-fils du dernier des Grady à avoir possédé ce domaine, nous indiquait que cette destruction partielle daterait d’un siège subi par la maison du fait des armées d’un T’Serclaes. Les assiégés jetèrent les moellons de calcaire sur les assiégeants jusqu’à réduire les bâtiments à hauteur de leurs soubassements de grès. Il nous disait par ailleurs qu’un Jean de Fontaine, voué d’Horion suivit par son fils Jean II, avait fait construire la forteresse de Pas-Saint-Martin, tout près d’Horion. Il n’en reste rien de nos jours. Par tradition, il se dit dans la famille de Grady de Horion que c’est Guillaume de Horion qui construisit ce château. Il était seigneur d’Oley et l’époux de Barbe de Goor, héritière de Heel (est-ce la même famille qu’à Vieljaren ? ). Guillaume fut bourgmestre de Liège en 1496. Ce Guillaume était le petit-fils d’un autre Guillaume, marié à Marguerite d’Oyembrugge de Duras que l’on retrouvera plus loin.


Fronton armorié

L’aile d’accès actuelle, au nord, a été réaménagée en 1725. Le pont-levis fut alors supprimé. Cette aile est animée par une travée centrale en avancée garnie d’un fronton armorié Grady-Salme. L’entrée s’effectue sous une belle porte cintrée à clé surmontée par un fronton bombé. Il semble soutenir la baie du second niveau. Cette aile supporte une bâtière d’ardoises à coyaux, à croupes et terminée par un épis. Trois lucarnes ajoutent au rythme déjà obtenu par un bandeau plat, des trous de boulin et une belle corniche. Sur la cour, la face sud de l’aile nord est percée de baies aménagées au XIXe siècle. Elle est de deux niveaux, en briques et limitée par des chaînages d’angle en moellons de calcaire. Les faces sud et est de l’aile est, la plus longue des deux, sont en moellons de calcaire. Les dépendances, fort élégantes et de style Louis XV mais du XIXe siècle, sont vouées à une maison de bouche. La chapelle castrale est située de l’autre côté de la route.


Historique

Le château semble avoir été construit vers 1400-1420 par Guillaume de Horion, Voué de l’abbaye de Stavelot, époux de Marguerite d’Oyembrugge de Duras. À la fin du XVIe siècle, Marie de Horion, dernière de son nom, qui avait déjà été relevé une fois par les Crenevick, épousa Jean de Carondelet de Potelle. Ensuite, au XVIIe siècle, le bien fut hypothéqué en faveur d’Antoine de Salme, seigneur d’Engis. La petite-fille de celui-ci épousa en 1706 Henri de Grady, citoyen liégeois de Fosses-la-Ville, dont des cousins possédaient le château de Croenendael dans le Limbourg. En 1984, les héritiers de Henry de Grady de Horion et de Nelly de Wouters de Bouchout vendirent le domaine à la société « Haïr » de M. Deketelaere. Cet industriel de Charleroi, inventeur connu d’une voiture à hydrogène, y réside toujours.



Le domaine est privé. On ne peut visiter. Le parc compte de superbes platanes. On ne pourra qu’apercevoir ces très beaux arbres de la route. Des toutous d’un mètre au jarret montent la garde.



SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003 
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel X,  Hobonia 2003