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Un château d'Art, d'Histoire et de Nature


Château de Jehay - 4540 Jehay (Amay)



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  • Timbre-poste, série Pour le Tourisme, création Oscar Bonnevalle, gravure Patricia Vouez, Catalogue Officiel de Timbres-Poste (COB) n° 2514



Official Name Château de Jehay
Location 4540 Jehay (Amay)
Construction XVe, XVIIe et XIXe siècles
Style
Architect XIXe siècle: Alphonse Balat
Occupants Château de Jehay a.s.b.l. (Province de Liège)
Allocation Musée provincial
Protection Bien classé le 4 octobre 1974, site compris

Last udpate: 04/01/2013


Un damier unique dans le village de Zénobe Gramme.


Jehay était jadis Jehaing, comme le signale Bormans en 1868. Voici le village natal de Zénobe Gramme. Mais Jehay c’est aussi et bien sûr le château connu comme Barabas à la Passion et dont on ne se lasse jamais d’admirer le « damier », unique en Belgique. L’ensemble castral est constitué d’une haute-cour entourée d’eau où se trouve le château. On arrive à celui-ci par la tour-porche de la basse-cour, elle aussi ceinturée d’eau, portant une dalle datée de 1622, armoriée du baron Jean de Merode et de Constance de Lynden. Enfin, il ne faut pas omettre la chapelle posée elle aussi sur sa petit île. Le château est limité au sud-ouest par ses deux tours rondes.



Boutisses en sympathique désordre

Partout les pierres blanches que le professeur Génicot nomme « boutisses » alternent avec le grès brun mal équarri. S’agit-il pourtant d’un véritable damier ? Sans doute pas car on est loin de la pose systématique et géométrique des pierres. On voit par contre un vrai damier au château du Plessis Rideaux, à Chouzé-sur-Loire (Indre-et-Loire). Dans le Calvados, on en trouve encore quelques exemples à l’instar de Cricqueville ou de Saint-Germain-de-Livet. À Jehay par contre, il y a comme un sympathique désordre. Ce refus de perfection ajoute au charme. Toutefois, l’espace réservé à l’étage d’encorbellement des tours offre une alternance des pierres mieux calculées. Le mur qui supporte la terrasse de la basse-cour est lui aussi orné de cet effet de « damier ».



Deux donjons

Le château, posé sur un soubassement de pierre bleue biseautée, est en réalité constitué comme un L. Le donjon que tout le monde connaît est la petite partie de l’édifice. Les faces nord et nord-est constituent les limites d’un autre donjon, carré cette fois, plus puissant encore que le premier. Un embarcadère a été ajouté en 1860 dans son angle nord-ouest. Les baies, relativement rares, conservent un esprit militaire. Elles sont composées de jours carrés superposés dans les tours et accolés en six ou neuf pièces ailleurs. La basse-cour est un très bel ensemble légèrement remanié à la fin du XIXe siècle (pignons et lucarnes à gradins, à la flamande, imposés par Alphonse Balat), en brique et pierre bleue, de style mosan traditionnel.


La haute-cour regarde vers le jardin, très élaboré et parsemé des excellentes sculptures du dernier propriétaire de Jehay, le comte Guy van den Steen de Jehay, avant-dernier porteur de ce nom. Le comte Guy avait un frère aîné Herbert dont est issu Herman, né le 15 août 1933. Mais du mariage du comte Herman avec Antoinette de Bounam de Ryckholt ne naquit aucun enfant. Ce patronyme célèbre est donc et malheureusement appelé à disparaître.



Arrivée des Merode

L’histoire du domaine apparaît selon Stanislas Bormans en 1329 quand Clarisse de Jehaing en fit le relief. Puis on voit défiler les Montjardin, un Jehan, seigneur de Thilly et d’ Opprebais, une suite de Goesuyn ou Gossuin de Beynne à qui succédèrent par héritage les de Sart. Apparut alors Jeanne de Sart, fille de Jean, seigneur de Jehay et de Marguerite de la Falloise. Elle fut la seconde épouse du baron Arnold de Merode, veuf de sa cousine Anne de Berlo. Le bien entra pleinement dans le patrimoine des Merode le 8 octobre 1614 quand Jean, grand-mayeur de Liège, cité plus haut, en fit le relief. Il avait épousé Constance de Lynden, fille d’Herman baron de Reckheim et de Marie de Hamal. Les Merode y restèrent jusqu’au 30 décembre 1720 quand Joachim de Merode-Montfort (1690-1740), fils de Maximilien et de la princesse Claire de Salm-Neuville décida de vendre. Il était marquis de Deinze, vicomte de Wavreumont, baron de Duffel, châtelain d'Ham-sur-Heure qu’il réédifia après la destruction imposée par le maréchal d’Humières en 1689. Joachim de Merode-Montfort possédait encore les châteaux de Crupet, de Gozée, de Marbais, de Rixensart, d’Ossogne, de Peteghem et de Tronchiennes. Il avait hérité Jehay de sa tante Bonne-Albertine de Merode-Westerloo. L’acquéreur fut Lambert, baron van den Steen, châtelain de Saive (à Celles, sur Faimes). Il paya 50.000 écus et 200 pistoles pour une paire de gants... Les Steen conservèrent le bien jusqu’au 20 janvier de l’an 2.000. Le comte Guy avait rendu son âme à Dieu le 20 décembre 1999 et son sublime domaine échut par convention à la province de Liège.



Visites hautement conseillées et espérées.


SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003 
Châteaux forts et Châteaux-fermes, sous la direction de Luc Fr. Genicot, Vokaer 1975

Stanislas Bormans, Les Seigneuries allodiales du Pays de Liège, avec une introduction historique, J. Gothier 1867