FR - NL - EN
HOME AGENDA CONTACT FAQ CHATEAU OWNER LOGIN

Bempt joue la discrétion, non sans raison


Chateau de Bempt - 4850 Moresnet (Plombières)



Contact

Category : Information Business Events
First Name
Last Name
E-mail
Phone
Please enter CASTLE in the below field:

  • Dans son petit parc étagé, le château sort de l’eau, souriant malgré les rigueurs de l’hiver qui glacent les douves transformées au propre en miroir d’eau. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • Installé sur un îlot comme Libermé, le château de Bempt présente une harmonie évidente grâce à l’emploi exclusif des moellons de calcaire. © Philippe Farcy

  • La cour d’accès est d’une grâce infinie. Bordée par une aile de dépendances et de ferme, le château entouré d’eau est accessible par un pont dormant. © Philippe Farcy



Official Name Chateau de Bempt
Location 4850 Moresnet (Plombières)
Construction XVIIe siècle
Style Classique
Architect
Occupants
Allocation Résidence privée
Protection Bien classé

Last udpate: 06/01/2013


Un château abrité par le village



Dans la vallée de la Gueule, jolie rivière qui coule lentement pour aller se jeter dans la Meuse à Eysden (Hollande), les sites paysagers se bousculent comme les châteaux, grands et petits. À Moresnet, le cours d’eau passe sous l’immense viaduc de chemin de fer construit entre 1914 et 1918 par des prisonniers russes à la botte des Allemands. Nous sommes dans l’ancien duché de Limbourg et précisément sur le ban de Montzen. Le village de Moresnet est à un jet de pierre de la demeure qui nous occupe et, si on n’y prend garde, le château vous échappe car il est bien à l’abri dans sa coquille, protégé par les corps de ferme qui l’enserre comme une perle. Et c’en est une, enrobée de charme et de douceur de vivre. Bempt voudrait dire « pré humide ».



Ferme du censier

On accède à la basse-cour du château de deux côtés, par un chemin qui file est-ouest en longeant le logis de la ferme dit aussi « du censier ». Deux grilles barrent l’accès. Les deux cours pavées sont reliées par un pont dormant d’une seule arche. Le château proprement dit est totalement ceinturé d’eau. Une autre grille s’étire sur toute la longueur de la cour; elle sert de garde-corps. Construit en moellons de calcaire mêlés de quelques moellons de grès pour les dépendances et posé sur un épais entablement, le château s’élève sur deux niveaux, en U. Les ailes de retour en équerre ne comptent qu’une seule travée vers la cour et sont aveugles vers le sud. Les baies à petits-bois du XVIIIe siècle sont d’égales hauteurs et encadrées de linteaux droits à clé. Le corps de logis se limite à un quadrilatère de cinq travées. On y remarque la porte d’entrée insérée dans des linteaux moulurés; elle est précédée par quatre marches ou degrés.



Petites tours carrées

Le lien entre le volume principal et les ailes est assuré par une paire de petites tours carrées légèrement exhaussées et terminées par deux toitures à bulbe dissemblables, décorées de belles girouettes. La toiture du logis est ornée de deux lucarnes; elle est en bâtière, comme celles des dépendances. Le flanc est compte quatre travées; l’une d’elles est occupée par un appentis montant sur un étage et demi, tandis que la dernière semble s’appuyer sur un contrefort. La façade nord est ouverte par huit travées. Celle du centre répond à sa soeur de la façade sud et ouvre par une porte-fenêtre vers un pont d’une seule arche qui mène vers le jardin en terrasse.

La façade ouest est assortie d’une latrine posée sur de belles et puissantes consoles. Trois ailes de bâtiments annexes (écuries, garage à voitures et ferme du censier) édifiés sur deux niveaux percés de baies étroites, complètent un décor très homogène.



Plus vendu depuis 1715

L’histoire de cette belle demeure, anciennement chaulée en blanc comme le montre une carte postale publiée par Bounam, est contée par Poswick. L’auteur débute son propos au XVIIe siècle quand Bemps ou Bennelt appartenait à Michel Heyendal. Trois générations de Heyendal se suivirent jusqu’à ce que la ruine causée par un beau-père alcoolique n’entraîne cette famille de notables dans l’obligation de vendre. Un certain Nicolas de Hodiamont, seigneur de Néau, en profita à une date inconnue mais il était propriétaire en 1715. Depuis lors, le château n’a plus été vendu. Il est passé par les femmes et par héritages aux Résimont puis aux barons van Voorst tot Voorst. De là, il passa aux Glibert puis aux Bouillon.




On ne visite pas.


SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2002