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Renaissance inespérée pour Neuville-en-Condroz


Château de Neuville - 4121 Neuville-en-Condroz (Neupré)



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  • © Philippe Farcy

  • Les armes des comtes de Lannoy et des marquis de Wignacourt © Philippe Farcy

  • Les tours en grès avec pont véhiculant de l'avant du château qui auraient pu conduire à un désastre comme à Bormenville, si Biotherm n'avait pas entrepris la restauration.

  • L’entrée principale du château s’effectuait jadis en passant d’abord dans la cour de ferme. La tour-porche tient encore debout. Elle fait exception.

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Official Name Château de Neuville
Location 4121 Neuville-en-Condroz (Neupré)
Construction XVIIe siècle; 1721
Style Traditionnel
Architect
Occupants Château de Neuville s.p.r.l.
Allocation Occupé par un centre d'affaires biotechnologie, environnement et santé incluant la société Biorem (Frédéric Lakaye)
Protection Bien non classé comme monument; le site est classé depuis le 12 novembre 1985

Last udpate: 30/10/2014


Un château en danger de mort


Le domaine s’articule autour de deux blocs indissociables: le château carré piqué de trois tours d’angles circulaires engagées donnant sur une petite cour et la ferme en U de 4.708 mètres carrés au sol. Celle-ci est datée par une plaque de 1758, aux armes Lannoy-Wignacourt. M. et Mme Hanosset, propriétaires depuis 1994, se battent sans moyens pour sauver ce qui peut l’être de ces murs vacillants. Ils gèrent le cercle équestre et permettent aux magnifiques communs de la ferme de tenir le coup. Pour le reste, les Hanosset et leurs visiteurs voient les murs se disloquer lentement, scandaleusement. Les pouvoirs publics ne font rien pour les aider. Le bien n’est même pas classé. Le sera-t-il sans doute jamais ?



Du courage et des idées

On devine que l’Etat via la Région Wallonne n’a aucune envie de se taper un chameau de ce genre qui lui coûterait des millions d’euros. Dans le long terme, il a furieusement tort tant cette propriété possède du caractère. Neuville-en-Condroz réunit à l’évidence les impératifs d’une protection efficace (intérêts culturel, historique, architectural, touristique). Le site est admirable même s’il est mal entretenu, qu’il ne reste que 18 hectares sur près de mille et qu’une partie des terres proches des bâtisses castrales a été lotie. L’ancien château transformé au XVIIIe siècle en maison de plaisance, possède une histoire passionnante et son intérêt architectural vaut largement l’abbaye de la Paix-Dieu où sont engloutis à juste titre des millions d’euros, comme ce fut le cas aux Vieux Joncs (Alden Biesen) sous les auspices de la Communauté Flamande.



Vie sportive

Son rôle économique et social enfin est déjà établi puisque les Hanosset utilisent leurs splendides communs comme cercle équestre et que leurs têtes fourmillent d’idées pour replacer cette propriété au coeur de l’activité villageoise. Ils succèdent en cela à François Matthy, conservateur éphémère de ces briques, de ces moellons de calcaire ou de grès et de ces pierres bleues entre 1992 et 1994. Avant notre champion olympique, Neuville appartint au sieur Jacqmotte. Ce dernier usa des lieux comme d’une taverne et, de la ferme, il fit le premier centre hippique en 1962. Entre 1943 et 1962, le domaine avait été exploité au pire sens du terme par un certain Mickiels, marchand de meubles, qui fit une partie de sa carrière sur la mine verte que représentait le parc. La Compagnie Immobilière de Belgique tua ce qui pouvait encore l’être à sa suite, comme en tant d’autres endroits dont elle prit la charge, en lotissant l’un des plus beaux parcs de la Principauté de Liège et en y abattant le fameux « Chêne-Madame ».



Personnages intéressants

Si on remonte dans le temps, Neuville-en-Condroz fut la seigneurie des Donmartin, puis dès le XVe siècle des Warnant de Warfusée dont une damoiselle épousa un comte de Lannoy de Clervaux en 1724. Les Lannoy s’y fixèrent jusqu’en 1854 lorsque le comte Adrien donna le bien à son épouse Marie-Amélie, baronne de Tornaco, au grand dam de ses neveux. Le dernier Tornaco propriétaire de Neuville s’en retourna au Père en 1943 juste avant qu’un V 1 ne vint exploser dans les douves. On met encore sur cette tête de fer la cause de tous les maux que subit le château depuis soixante ans.



Laisser-aller ?

Le château, gravé par Remacle Le Loup pour les Délices du Païs de Liège, est un vaste quadrilatère entouré par un étang de 2 ha. Il est encore utilisé en son rez, coté nord, comme café. Jadis, on accédait au potager dont les murs sont préservés au sud-est et par un haut pont dormant à deux arches prêt à s’enfoncer dans la vase. Les tours et les ailes sud et est ont perdu leurs toitures, en bâtière pour les ailes et en poivrière sommées de lanternons pour les tours. Les montants des baies se délitent. La tour carrée en grès de quatre niveaux sous une toiture en faux pavillon à coyaux donnant sur la ferme, n’est plus, sur ses pieds, très ferme. Elle précède une galerie dont la porte est sommée d’une clé de 1721 armoriée (Warnant-Oultremont). On vous passe les détails.


SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003
Pierre Lambert de Saumery, Les Délices du Pais de Liège ..., chez Everard Kints 1738