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Tharoul, délice dépoque Louis XV


Château de Tharoul - 4570 Vyle-et-Tharoul (Marchin)



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  • Voici l’une des plus belles façades du XVIIIe siècle en Wallonie grâce aux décors des pierres bleues sculptées. © Philippe Farcy

  • L’entité de Marchin est riche de châteaux. À Tharoul, la vie au gré du bonheur s’écoule. © Philippe Farcy



Official Name Château de Tharoul
Location 4570 Vyle-et-Tharoul (Marchin)
Construction 1752
Style Louis XV
Architect
Occupants
Allocation Résidence privée
Protection Bien non classé

Last udpate: 06/01/2013


Un havre de paix du pays de Liège.


Le château, perché sur le flanc d’une vallée qui domine le petit ruisseau de Vyle descendant vers le Hoyoux, est un remarquable exemple d’élégance, de symétrie et de parfaites proportions comme le réclamaient les meilleurs édifices du milieu du XVIIIe siècle. Le coloris blanc des façades, opposé au bleu presque turquoise des volets et des boiseries anciennes des fenêtres, ajoute au charme de cette bâtisse simple et délicieuse à regarder; à vivre aussi sans doute. Perdu dans ce coin du Condroz, on arrive d’abord au château par une route étroite qui mène de Libois au lieu dit de Bonne, sous Modave.



Des trous de boulins originaux

On accède à la cour en passant une belle grille du début du XIXe siècle. Le château apparaît en L, flanqué à gauche d’une ferme devenue indépendante. Á droite, se trouvent le logis des gardiens et les dépendances pour automobiles. L’aile perpendiculaire à la rue est constituée de moellons de calcaire. Dans la partie avant, les moellons sont irréguliers. Quatre jours carrés illuminent cette zone de communs. Deux hautes baies à linteaux bombés et clés passantes ornent l’étage de même que des trous de boulins carrés à encadrements de calcaire, ce qui est une rareté étendue à tout l’édifice. On aperçoit plus loin une césure oblique dans l’édification, juste avant la petite porte menant à la cuisine. À partir de là, les moellons sont réglés. Une charmante fontaine en pierre bleue carrée ornée de trois bassins précède le coude qui mène à la partie principale de la maison. Le logis est construit en briques peintes d’où émergent les décors de pierre bleue qui ceignent les baies.



Décor des clés

La demeure monte sur deux niveaux posés sur un haut soubassement de calcaire. On remarquera les clés des linteaux sculptées de motifs rocailles feuillagés et surtout le linteau sculpté de l’imposte. Il n’y a pas deux clés identiques sur les deux façades principales. L’ensemble est ici couvert d’une fine toiture mansardée animée de quelques lucarnes en bâtières. Sur le versant de cette propriété sans véritable parc mais dont le vallon est agrémenté de trois beaux étangs, l’élégance de la bâtisse est à son comble.


Le château tout en briques est ici posé sur un haut soubassement de calcaire limité par des pilastres à refends en calcaire qui se poursuivent jusqu’à la corniche par des angles arrondis chaînés. On les retrouve pour limiter l’avant-corps central composé de trois travées et surmonté par un superbe fronton chantourné orné de deux oeils-de-boeuf et d’une superbe pierre aux armes de Radigues de Chenevière/de Joncq de Tharoul. Les sept travées sont toutes ouvertes par des baies identiques - les vitres teintées sont d’époque - exception faite de la porte à imposte menant à la terrasse.



Escalier à degrés opposés

Cette terrasse est limitée par deux escaliers dont les degrés sont opposés. La haute toiture mansardée percée de deux lucarnes n’est pas sans évoquer celle de Vonêche édifiée pourtant soixante ans plus tard. À gauche du château, s’élèvent les communs plus tardifs. Ils présentent quatre travées sur un niveau et demi. Les baies du bas sont cintrées comme sur la cour intérieure. Du point de vue historique, de Seyn nous apprend que Tharoul appartint au chapitre de la cathédrale Saint-Lambert de Liège. Celui-ci vendit la seigneurie en 1582 contre 300 florins à Erasme Michel de Tharoul. D’après le patrimoine monumental, se trouvait ici au XVe siècle un donjon possédé par Jean Nahaul de Tharoul.
 
Selon la même source, par héritage, le bien passa aux Ponthière mais en 1520 Tharoul était aux mains de Michel de Blehen d’Abée qui prit le nom de Tharoul. Le dernier Tharoul de ce lieu mourut sans hoirs en 1732. Il laissa la propriété à sa nièce Marie-Thérèse de Joncq de Tharoul (1705-1782). Celle-ci épousa le marquis Louis de Radiguès Saint Guedal de Chennevière, général des armées de Louis XV qui fit construire le château actuel par les soldats de ses régiments casernés en Lorraine. Les Radiguès, Ernest (1847-1915) ou ses héritiers, se séparèrent de Tharoul en vendant le château et ses 500 hectares à M. Lechat qui le légua ensuite à son neveu Ludo Peten, agent de change à Anvers. En 1953, le Liégeois Marcel Bouhon, négociant en vins, acquit le domaine réduit à cinq hectares. Tharoul appartient à sa descendance.



On ne visite pas. Des chiens veillent.



SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003 
Pierre Mardaga, Le patrimoine monumental de la Belgique, Volume 16-2, Mardaga 1992
Eug. de Seyn, Dictionnaire Historique et Géographique des Communes Belges, Etablissement Brepols, Turnhout, 3e édition  (2 tomes)