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Fisenne, délicieux endroit bercé par un « fifrelin » de poésie


Château de Fisenne - 6997 Soy (Erezée)



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Category : Information Business Events
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Official Name Château de Fisenne
Location 6997 Soy (Erezée)
Construction XIVe, XVIIe et XIXe siècles
Style Traditionnel
Architect
Occupants
Allocation Résidence privée & chambres d'hôte
Protection Partiellement classé le 25 octobre 1977

Last udpate: 04/01/2013


Fisenne joue l’éternité contre la solitude.


Par ici, prairies et bois se succèdent avec harmonie, mais on sent que le pays est dur. Dur comme les moellons de calcaire et de grès qui constituent l’essentiel des bâtiments et des murs d’enceinte du château-ferme de Fisenne. L’histoire des lieux est ancienne mais sans véritable éclat. D’après Albert Lemeunier (Vokaer, 1976), le château appartint à la famille de Fisenne dès 1089 jusqu’au XVIIe siècle, sans discontinuer; c’est une rareté pour ces époques.



Familles françaises

L’extinction de la branche aînée vint avec le décès d’Anne de Fisenne en 1623. Elle avait épousé Nicolas de Neuforge. Par les hasards des mariages, le domaine de Fisenne revint à une branche cadette des Fisenne à la fin du XVIIe siècle. Il ne sera plus vendu, semble-t-il, avant l’arrivée du baron de Godin d’Arville, en 1830. Dans le Mardaga (1979), on apprend que le domaine fut repris vers 1800 par le baron de Vivario de Ramezée et en 1808 par Godin qui possédait aussi le château-ferme de Soy récemment vendu par sa descendance française (Chérisey-Hautecloque) aux Loneux. À Fisenne, ce sont toujours les Cherisey, alliés aux Hebert, marquis de Beauvoir, qui profitent de ce très intéressant ensemble castral classé pour sa haute tour défensive, sa petite tour circulaire et ses échauguettes. Côté jardin, la vue sur les bâtisses ne manque point de charme; on sent poindre un air d’éternité et une douce poésie de cet endroit soigné mais pas trop. Le côté cour, par contre, est moins avenant. Ses arbres manquent de force, ses beaux murs branlants créant une double enceinte et ses allées abîmées par le charroi de la ferme ne lui offrent plus son antique beauté, encore que l’aspect un peu défait ajoute à l’authenticité.



Chapelle en contrebas

Fisenne, on le sent, possède un réel potentiel de fierté. Outre le site, le château peut compter avec la chapelle construite en 1713 par Antoine-Georges de Fisenne, mort en 1719. On y trouve de superbes pierres tombales des familles Fisenne, Hamal, Ochain, Voes, Blier. Elle est plantée en contrebas, à 150 mètres au nord, juste en face du hall d’entrée du château. Et la fermière de nous dire : « Jadis, la vieille comtesse, immobilisée par l’âge, pouvait en été suivre la messe depuis son fauteuil quand on ouvrait les portes du château et celles de la chapelle ». Mauvais pieds mais bon oeil et excellente oreille, en somme. En toute certitude, l’élément le plus ancien de cet ensemble est la tour de cinq niveaux aux angles chaînés.



120 cm d’épaisseur

Ses murs épais de 120 cm datent pour une grande part du XIVe siècle. Son plan carré évoque nettement celui de Nandrin. Au sud, des travaux du XIXe siècle lui ont offert de la lumière par la création de baies rectangulaires de différentes dimensions placées à des hauteurs variables. La partie haute de cette façade n’est percée que de jours carrés et de cinq trous de boulin. À l’est, on accola au début du XIXe siècle une aile de ferme de trois niveaux afin de créer un lien avec l’aile gauche des granges. À l’ouest, la tour fut complétée, sans doute au XVIIe siècle, d’un appentis de trois niveaux accolé par une très belle tour ronde à peine engagée, animée de deux baies. Avec sa belle bâtière en cloche à huit pans et à coyaux, elle clôt la façade ouest du logis principal aménagé au XVIIe siècle et modernisé au XIXe.
Un petit mur part de la tour vers les étables. La façade nord du logis et ses quatre travées sont précédées d’un petit perron. L’aile des granges, à l’est, possède une jolie croupette et est garnie d’une charmante échauguette. Le château se voit de la route.




SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003