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Le retour en grâce de Tavigny


Château de Tavigny - 6662 Tavigny (Houffalize)



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Category : Information Business Events
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  • Depuis la vallée du Cowan ou depuis les hauteurs du village, Tavigny, privé de son enduit – mais ô combien joli – a retrouvé sa joie de vivre grâce à un couple de Hollandais. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Official Name Château de Tavigny
Location 6662 Tavigny (Houffalize)
Construction Du XIVe siècle au XIXe siècle
Style Traditionnel
Architect
Occupants Château de Tavigny
Allocation Réceptions, événements
Protection Bien classé depuis le 5 avril 1972

Last udpate: 10/05/2013


Une austérité renforcée pour une maison rajeunie.


Entre Bastogne et Houffalize et à deux pas de l’étonnant canal souterrain de Bernistap construit sous le régime hollandais pour recevoir des péniches de 60 tonnes, trône Tavigny. Dans ce territoire accidenté, le château profite de la pente creusée par le « rui » de Cowan.



Inspiré par une rivière

Tavigny est l’oeuvre des Ouren dont le nom provient de la rivière séparant la Belgique et l’Allemagne. Ils étaient déjà voués de l’abbaye de Prüm en ces terres de Tavigny en 1301. Au XVIe siècle, le châtelain se prénomme Gerlache, époux de Jeanne de Haultepenne, dame de Barvaux. Leur petit-fils Richard, s’était choisi le 27 février 1557 comme épouse, Anne de Mercy, fille d’Antoine et de Marguerite de Merode, des seigneurs de Houffalize (Ham-sur-Heure).

Le château actuel fut sans doute aménagé vers 1600 par Jean d’Ouren, seigneur de Mabompré et de Limpach. Jean avait convolé le 22 février 1594 avec Adrienne de Pallant, fille du baron Carsille de Pallant et d’Odile de Flodorf. Cette branche de la maison d’Ouren s’éteignit avec Jean-François le 24 août 1730. Ce Jean-François se maria d’abord le 12 décembre 1674 à Marie-Agnès de Lannoy des barons de Clervaux. Veuf, il se remaria le 17 août 1687 avec Hedwige Reede de Saesfelt, morte en 1740, native de Ruremonde. Jean-François s’en alla, malgré ses tentatives, sans hoir.


Héritage transversal

Avant de défuncter, il pensa aux fils de sa sœur Marie-Sidonie, alliée à Jean-Lambert baron von Dobbelstein (Hergenrath) et dont le descendant, Charles-Auguste de Dobbelstein (1721-29 décembre 1811) fut le dernier seigneur de Tavigny et l’ultime de sa branche. Le domaine fut laissé une nouvelle fois à un neveu en la personne de Gabriel-Auguste comte de Ludre, marquis d’Affrique, de Bayon et de Frolois. Il était lorrain avant tout. Tavigny ne l’intéressa point. Il le vendit vers 1824/1825 à Grégoire Nicolay, mayeur de Stavelot, marié à Lucie Orban, elle aussi de Stavelot et qui était en outre sa cousine germaine. Leur petit-fils Antoine (1850-1934) Orban de Xivry hérita du château mais se sépara de Tavigny en faveur des Le Maire, originaires de Malines. Le 21 septembre 1982, le château fut vendu à Annette Vanwelden par Marie-Marguerite-Joséphine Lemaire, née en 1903 à Horw (Lucerne), veuve d’Edouard Le Maire.


Ode au tourisme

Madame Vanwelden sauva avec amour et passion le château; elle en fit un hôtel-restaurant fréquenté par de nombreux touristes belges, hollandais et allemands. Le 4 novembre 1998, elle se résolut à vendre son domaine de 1 ha 70 à Henk de Vries, citoyen hollandais qui poursuit le travail de restauration. Les petites annexes de la ferme, trop abîmées pour être reconstruites, deviendront un jardin d’œuvres d’art.


Le château proprement dit est construit en un E irrégulier et est totalement couvert en moellons de grès schisteux anciennement enduit. La façade principale donne sur l’est et se trouve agrémentée de deux tours cornières hautes de trois niveaux, sous des toitures en poivrière. Sept travées inégales se succèdent sur deux niveaux; l’une d’elles sert de porte d’entrée.



Décrochement de toiture

Cette aile ne compte qu’une travée de largeur. C’est pourquoi au sud, il a été jugé utile de greffer une aile de deux travées supplémentaires avec un décrochement de toiture. Dans la première cour au centre de l’aile, se trouve l’ancien donjon. Il remonte sans doute au XIIIe siècle. Vers la rue, l’aile ancienne a été prolongée au début du XIXe siècle comme s’il s’agissait d’ériger une maison de gardien. On y voit trois travées sur deux niveaux sous un toit à croupes en ardoises artificielles. L’aile du fond constitue le bâtiment de dépendances et le fenil assorti de la grange pour la ferme. Le corps de logis de celle-ci est posé en contrebas touchant presque les dépendances. Il est carré, large de trois travées et grimpe sur trois niveaux en ce compris les hautes caves. L’église Saint-Rémy qui abrite plusieurs belles tombes des Ouren, est placée face à ce logis de l’autre côté de la rue. Le site est remarquable comme la plupart des maisons du village.


On ne visite pas. Le château se voit de la rue.


SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003