FR - NL - EN
HOME AGENDA CONTACT FAQ CHATEAU OWNER LOGIN

Lexhy retrouve sa majesté néoclassique


Château de Lexhy - 4460 Horion-Hozémont (Grâce-Hollogne)



Contact

Category : Information Business Events
First Name
Last Name
E-mail
Phone
Please enter CASTLE in the below field:

  • Le château du baron de Blanckart témoigne au cœur du XIXe siècle de la persistance du goût pour le classicisme. La massivité du château est étonnante. © Philippe Farcy

  • Vu depuis la ferme, le château présente une façade arrière homogène. On aperçoit à gauche un des deux pavillons d’écuries, posés l’un en face de l’autre et restaurés avec précision. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Official Name Château de Lexhy
Location 4460 Horion-Hozémont (Grâce-Hollogne)
Construction 1853
Style Néoclassique
Architect Baron Joseph de Blanckart
Occupants Château Lexhy
Allocation Résidence privée & espaces multiculturels
Protection Bien classé le 10 décembre 1991

Last udpate: 04/05/2015


La Hesbaye retrouve un de ses fleurons


Cette imposante bâtisse a été construite au milieu du XIXe siècle par la famille des barons de Blanckart et en particulier par le baron Joseph (1796-1873) qui l’a dessinée lui-même. Il était l’époux de la comtesse Emerence de Liedekerke-Surlet, héritière du domaine qu’elle apporta en dot. Les comtes de Liedekerke, barons de Bailleul, barons d’Acre, succédèrent ici aux barons de Surlet quand en 1713, l’archidiacre de Surlet nomma son petit-fils Ferdinand-François de Liedekerke en tant qu’héritier, à condition qu’il prenne le nom de Surlet. Ferdinand-François était le fils de Charles-Antoine et de Agnès, baronne de Surlet. Ce petit-fils allait devenir de la sorte seigneur de Lexhy, Velroux, Odeur, Villers-lez-Guise et maître de la haute-vouerie de Fize-le-Marsal. Le fronton du château est orné des armes du baron (Charles) de Blanckart et de son épouse née baronne Jeanne von Hövell. Ce sont deux familles originaires de Liège. Les Blanckart sont éteints depuis 1968, quand mourut la mère du comte Joseph de Borchgrave d’Altena, née Marie-Clémentine de Blanckart. Joseph de Borchgrave avait été cet éminent conservateur en chef du Musée d’Art et d’Histoire du Cinquantenaire.



Fief ancestral

Mais le fief est bien plus ancien, comme le signale Stanislas Bormans dès 1868. Il apparaît dès 1332 quand Ernals de Harduemont fait relief par reportation de Gérard de Lens. Le bien passa ensuite aux Fornemont puis aux Kerkem puis aux Rykel. En 1506 apparaît Andrier de Wihongne, d’une lignée qui conservera Lexhy jusqu’au transport du bien en 1584 à Adrien d’Ans, bourgmestre de Liège. Les d’Ans à leur tour conservèrent Lexhy jusqu’au 26 février 1685 quand le domaine est laissé par Raes, baron d’Ans à Jean-Ernest, baron de Surlet. Le château est ensuite demeuré dans la descendance, jusqu’à la fin des années 1970. A cette époque, la secrétaire de monsieur le conservateur vendit le domaine à la commune de Flémalle. Ce fut le début d’une ère catastrophique.


La commune, déjà confrontée à l’abandon du château de Grâce-Berleur, n’en fit rien. Les vandales trouvèrent à Lexhy une mine de plaisirs nauséabonds comparable au château du Val-Saint-Lambert autrefois. En 1991, le château de Lexhy fut acheté dans un état parfaitement délabré par M. Deketelaere, industriel et inventeur de Charleroi, déjà propriétaire du château de Horion, tout proche. La situation fut stabilisée, sans plus.



La fin d’un cauchemar

Il faudra attendre septembre 1998 et l’arrivée de la famille Wegenhuis, locataires originaires de Hollande, pour voir débuter les premiers travaux d’importance. Ces dévoués Hollandais arrivèrent en ces lieux grâce à une annonce visible sur Internet. Les Wegenhuis ont commencé par les deux bâtiments des communs rétablis avec un grand respect. Le château a été partiellement aménagé comme résidence privée. Il est pour l’heure reparti sur de très bonnes bases. Les travaux sont toujours en cours. Il faut dire que l’œuvre est gigantesque. Blanckart a imaginé un immense rectangle de 50 mètres de long et de 20 mètres de côté. La bâtisse édifiée en briques et pierre bleue pour les décors des baies, des chaînages et des bandeaux, compte six étages, dont deux sont réservés pour les caves, ce qui est proprement exceptionnel à cette date. Les combles, abrités derrière une haute toiture d’ardoises en bâtière divisée en trois éléments, montent également sur deux niveaux. Ils sont tellement hauts et vastes qu’ils ont des airs d’églises provençales comme les peignait Mathieu Granet au début du XIXe siècle. Et le clocheton qui se termine en terrasse est accessible par un escalier d’une raideur à faire frémir, à moins d’être alpiniste. Il paraît que la vue sublime. On veut bien le croire. Chaque niveau s’étire sur 1.200 mètres carrés! Un large corridor central sépare les salons comme les chambres, à chaque niveau. Le perron d’accès est digne d’un palais royal. Son ornement composé de deux lions est impressionnant.




Visite possible lors de certaines fêtes publiques.


SOURCES:
Philippe Farcy, 100 châteaux de Belgique connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté 2002 
Chevalier Xavier de Ghellinck Vaernewyck, Le château de Lexhy. Musée archéologique et centre d’art, Le Parchemin, 15e Série, n° 138, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, novembre-décembre 1968
Stanislas Bormans, Les Seigneuries allodiales du Pays de Liège, avec une introduction historique, J. Gothier 1867


REMERCIEMENTS:
Jean Grimbérieux, Commission Historique de Grâce-Hollogne