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Rendeux haut les coeurs


Château de Rendeux - 6987 Rendeux



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Category : Information Business Events
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  • Terres liégeoises enclavées dans le duché de Luxembourg les deux Rendeux étaient autant de seigneuries. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • Carte postale ancienne, ed. Nels



Official Name Château de Rendeux
Location 6987 Rendeux
Construction Château actuel: XIXe siècle
Style
Architect
Occupants Le Château de Rendeux
Allocation Hôtel-restaurant
Protection

Last udpate: 03/01/2013



Depuis 1997, le château de Rendeux est un hôtel-restaurant


Tout fut rénové en ces lieux dans le courant des années nonante suite à un considérable incendie criminel qui avait ravagé les toitures et le troisième niveau en 1987. Trois propriétaires avaient tenté de relancer la vie du site. Le château inscrit au fond d'un parc de plus de cinq hectares, possède comme adjonctions une très belle dépendance toute en longueur qui remonte assurément au XVIIIe siècle avec des ajouts du début du XXe siècle et qui est placée perpendiculairement au castel. Dans la même proximité du château se situe un très intéressant chalêt en bois plus que centenaire dont la toiture couverte de mousse est d'une grande beauté.

Le château de plan massé est venu englober l'ancien manoir qui remontait sans doute au XVIIIe siècle. Emile Tandel a donné la dévolution du site. Il signale qu'au XIVe siècle, Rendeux était à la famille de ce nom. A cette époque on parlait de Rendeux-Saint-Lambert pour bien marquer la filiation avec Liège. Une autre source précise qu'en 1424, le seigneur de Rendeux devait être Persan de Hamal, seigneur de Soy, grand et petit Bomal, Jusaine, Verlaine, Ozo, etc. Il avait épousé Marguerite d’Autel (veuve de Jean III de Walcourt-Rochefort, comte de Montaigu, dont la fille aînée devint l’épouse d’Evrard de La Marck, seigneur d’Arenberg, et la cadette de Guillaume, seigneur d’Argenteau).

Marguerite était la fille du fameux Hugues d’Autel, comte de La Roche-en-Ardenne, le plus grand et le plus puissant seigneur du Luxembourg (il dirigeait le duché pour compte d’une famille qui régnait en Bohême, en Moravie, dans le Brandebourg et sur l’Empire allemand). Leur fils aîné Jean de Hamal fut seigneur de Rendeux. Il avait épousé Agnès d’Athin (ou Datin), héritière de la plus riche famille de Liège, celle qui fut sur le point de s’emparer de la principauté lors de la «conspiration des Datin» au début de janvier 1433. Agnès d’Athin releva Rendeux après la mort de son mari en 1437, mais le bien passa à son beau-frère, Persan de Hamal, deuxième fils de Persan et de Marguerite d’Autel. C’est sa fille Catherine qui releva Rendeux avec son frère Henri-Persan. Ce dernier avait épousé Marguerite de Nettine, dont la fille unique devint l’épouse de Robert de Boulant, vicomte de Dave. Avec leur deux héritages, les époux étaient à ce moment les plus riches feudataires du duché de Luxembourg.

Rendeux fit normalement transmis aux descendants des Boulant, les Barbençon, éteints au XVIIe siècle dans les Ligne-Arenberg, princes de Barbençon et dans les Merode. En 1524 apparut Robert de Boulant, seigneur de Montjardin, Soy et Nettine. Sa veuve Anne-Isabeau de Hamal reprit le collier en guise d'usufruit en l'année 1539. Leur fils Evrard succéda à cette charge. En 1575, il laissait un patrimoine considérable. Toujours par le jeu des héritages on vit arriver les éphémères sires Jehan de Roisin en 1582, suivi par Gilles baron de Brandenbourg en 1621. Ce dernier servit le témoin en 1646 à Albert-Henri de Ligne (1600-1674), prince de Barbençon, comte de la Roche. Mais Ligne engagea aussitôt 1/3 du bien à François de Cassal (1604-1657), son voisin de Soy (château-ferme actuellement à Mme Gaillard épouse Lonneux) et de Ny (acheté par ce même Cassal en 1650), contre 8,000 florins.

En 1667, le baron Florent de Brandenbourg releva Rendeux-Haut pour ses parts mais on sait qu'en 1686, le duc Octave d'Arenberg, transporta la totalité de Rendeux-Haut à Jacques-Ignace de Cassal, seigneur de Vervoz. En 1715, Jean-Baptiste de Cassal, seigneur de Fisbach et de Rocourt (Liège) reprit la main. Epoux de Marie-Anne d'Oyenbrugge de Duras, des seigneurs de Seilles (Andenne), il garda Rendeux-Haut jusqu'à son décès survenu en 1721 au plus tard. Son fils releva le bien. Titré baron avant 1725, il avait épousé Anne-Barbe de Rode. En 1762, leur fils Pierre-Antoine qui avait assumé Rendeux-Haut depuis une date inconnue, vendit cette terre pour 10.000 écus à Pontian II d'Harscamp. On ne sait ce qui poussa le Namurois à investir ici. Pontian II, seigneur de Fernelmont entre autres, fut avec son épouse Isabelle Brunelle, originaire d'Aix-la-Chapelle, le parrain et elle la marraine de Louis-François de Radiguès, fils de Philippe, seigneur de Tharoul et de Guillemine de Gaiffier d'Emeville. Louis-François (neveu des Harscamp ?) naquit le 16 avril 1784. Il mourut à Dinant en 1860.

Entre-temps, semble-t-il pour des questions de soucis financiers et après avoir consenti des travaux importants à la demeure, Louis-François avait vendu ce bien à son voisin de Bomal le sieur de la Rocheblin. Ce dernier y était à coup sûr entre 1835 et 1875. A son tour il entama des travaux de modernisation. Mais c'est à Monsieur Dawans-Orban, beau-frère du célèbre ministre Frère-Orban, que l'on doit la physionomie actuelle de la bâtisse. Personne ne sait qui en fut l'architecte, Il conserva le bien jusqu'à son décès en 1904. Ses héritiers vendirent le domaine à un cousin, Edmond Orban de Xivry qui retrouvait ainsi sa parentelle Orban installée alors aux châteaux ou manoirs tous proches de Chession, Agelires, Villers-Sainte-Gertrude, Ferrières, sans oublier feu le château de Bouillon plus éloigné cependant puisque se trouvant à côté de Havelange, et détruit par la Compagnie Intercommunale Bruxelloise des Eaux (aujourd'hui Vivaqua) dans les années d'après la dernière guerre. Au décès d'Edmond, la famille vendit Rendeux-Haut à la société Bernheim qui dépeça le territoire selon sa sinistre habitude. Un acheteur se présenta. Il s'agissait de Raoul van de Werve de Vorsselaer (1880-1964), époux d'une voisine de Rendeux, Hedwige de Ramaix (1886-1962) dont les parents possédaient le château de Grune. Leur fille Solange van de Werve était maîtresse de ce lieux lors de l'incendie de 1987.


Grès et pierre bleue



Le château se caractérise par l'emploi massif de moellons de grès. Les carrières d'où ils furent extraits sont situées à quelques kilomètres en aval. La pierre bleue fut d'usage pour les décors habituels. On en trouve aux arètes chaînées des façades puis aux encadrements des baies qui, elles, sont harpées. La maison monte sur deux niveaux posés sur un haut soubassement de caves dont une partie sert de restaurant. La tour d'angle carrée monte elle sur trois niveau. Le dernier est isolé des autres par un épais cordon. On remarquera la proéminence des corniches en bois sculpté. La toiture de la tour carrée engagée est en pavillon.

Une seconde tour engagée est constituée de huit pans et monte elle aussi sur trois niveaux. Sa toiture était autrefois animée de bulbes à l'instar de la tour à encorbellement que l'on trouve du côté de la longue aile des communs. Avec les tours, la façade nord compte huit travées. Une large terrasse occupe le rez. Sur la face sud, vers les communs et le joli chalêt en bois centenaire, on compte neuf travées. La travée axiale est en fort ressaut et sommée d'un pignon plat. Un oriel se trouve sur la droite en regardant le perron d'entrée aux escaliers affrontés sous lesquels se trouve une porte menant aux caves.





SOURCES:
Philippe Farcy, Rendeux, haut les coeurs, LaLibre.be, Vie de Château 449, 23 mai 2008 http://www.lalibre.be/archives/divers/article/423005/rendeux-haut-les-coeurs.html

Emile Tandel, Les communes luxembourgeoises, 10 vol., Institut Archéologique du Luxembourg, rééd. 1889-1894