FR - NL - EN
HOME AGENDA CONTACT FAQ CHATEAU OWNER LOGIN

Goyet, force et simplicité


Château de Goyet - 5340 Mozet (Gesves)



Contact

Category : Information Business Events
First Name
Last Name
E-mail
Phone
Please enter CASTLE in the below field:

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Official Name Château de Goyet
Location 5340 Mozet (Gesves)
Construction XVe siècle; fin du XVIIIe siècle; 1923
Style
Architect
Occupants Foyer Saint-Antoine (Centre Public d'Action Sociale ou CPAS)
Allocation Maison de repos
Protection

Last udpate: 03/01/2013


Le foyer Saint-Antoine est depuis 140 ans une maison pour nos anciens. Il s'agit d'un don fait par Marie-Louise de Ville. Le CPAS (Centre Public d'Action Sociale) en est propriétaire.

Oscar Petitjean, en 1938, ne tarissait pas d'éloges sur la vallée du Samson, entre Namêche et Gesves. On le comprend. La région est belle, vallonnée et bien préservée. Les grottes de Goyet et leur fameux palmier n'y manquent pas d'intérêt. Les fromages que l'on déguste dans une fabrique locale non plus.

Mais que dire du patrimoine castral de ce petit hameau, si ce n'est qu'il est riche de deux bâtisses. L'une est perchée depuis la fin du XIXe siècle presque au sommet de la colline et répond éclectiquement au château de Faulx-les-Tombes. L'autre se situe dans la vallée, au croisement des eaux venues de Wierde et de Haltinne et qui partent vers la Meuse. Juste à côté du pont trône la masse rectangulaire du château de Goyet, siège de l'antique fief que l'avocat Edouard Gérard a décrit en 1931.

Personnages namurois

Jadis Goyet était une dépendance de Mozet. La seigneurie comprenait déjà un manoir en 1405 et elle appartenait à cette date en plein fief à Collart de Molin, mayeur de Namur. Au siècle suivant, Goyet appartint aux Hun puis par héritage aux Senzeilles, sires de Saint-Martin et enfin, à travers la même voie, aux d'Yve (1562). Henri, seigneur d'Yve, de Neufville et de Tavier, était lieutenant-gouverneur de Namur. Lui -ou un autre d'Yve- était baron de Soye et capitaine au château de Samson. En mars 1614, Lancelot d'Yve, petit-fils du précédant, vendit le bien à Jean Muller, maître de forges, sire de Courrière et qui posséda aussi le fief de Mozet. Mais Muller ne garda le domaine qu'un mois pour le revendre illico au comte de Beljoyeuse, époux d'Anne de Poictiers.

Beljoyeuse n'est autre que Jean-Jacques comte Barbiano de Belgiojoso, milanais d'origine mais devenu citoyen liégeois en 1607. Beljoyeuse s'était marié d'abord avec Marie de Senzeilles, dame de Chokier, parente de Catherine de Senzeilles, grand-mère de Lancelot d'Yve précité. Il avait entre-temps capté l'héritage de sa femme au détriment du comte Paul de Berlo, déchu de ses droits de 1602 à 1635, comme le signale Lily Portugaels en 1997.

Madame de Poictiers hérita de Goyet et en fit don à son frère Denis, gouverneur de Bouillon. Les enfants de celui-ci vendirent Goyet à Ferdinand de Merode qui possédait aussi Haltinne. En 1672, Merode lâcha Goyet en faveur de Bernard de Barsy. En 1749, une nouvelle vente eut lieu, en faveur cette fois de Théodore Pimperniaux, bourgeois de Namur et de Joseph de Ville, ancien «bourg-maître» de Huy.

En 1760, les Ville devinrent pleinement propriétaires et le restèrent jusqu'à la donation de 1867. La date de 1867 est gravée au-dessus de la porte d'entrée. Marie-Louise était née en 1834 et elle décéda en 1909. Elle avait, en 1876, épousé Henri de Gourcuff (1832-1896), fils de Casimir-Auguste et d'Agathe de Coëtnempren de Kersaint.

Château tout en calcaire

Le château extérieurement n'a pas changé d'apparence depuis 1923. Nous avons affaire à une bâtisse en long vers la petite rivière, mais en U vers le nord-est. Totalement paré de pierre bleue, le château fut d'abord limité à trois travées. Vers l'ouest, la maison fut prolongée de deux travées, peut-être dès la fin du XVIIIe siècle. On en ajouta trois vers l'est en 1923, comme en témoigne une pierre gravée au-dessus de la première baie. Désormais, la façade sud compte huit travées. Celle du centre qui sert d'accès est singularisée par des bossages et un épais linteau. Les fenêtres sont décorées de linteaux à clé. La toiture en bâtière à croupes et à coyaux est couverte d'ardoises. Elle est animée de huit lucarnes sans doute âgées de moins de cent ans. Vers le nord, la cour d'honneur est composée de diverses remises, dont l'ancienne ferme qui s'appuie contre la petite colline. On ne visite pas.


SOURCES:
Philippe Farcy, Goyet, force et simplicité, LaLibre.be, Vie de Château 355, 7 juillet 2006  http://www.lalibre.be/economie/actualite/article/295737/goyet-force-et-simplicite.html