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Boekenberg  voue son âme à la jeunesse


Kasteel Boekenberg - 2100 Deurne (Antwerpen)



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Category : Information Business Events
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  • Boeckenberg est un château classique dont les baies à petits-bois, les encadrements de portes et les lucarnes à volutes sont les signes d'un esprit rocaille. © Philippe Farcy

  • Le pont donnant sur le parc est finement décoré de têtes de faunes, de glaçures et d'angles creusés. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • La tour chinoise, carte postale ancienne, ed. Wwe de Luyck



Official Name Kasteel Boekenberg
Location 2100 Deurne (Antwerpen)
Construction 1749
Style Louis XV
Architect Jardin: Edouard Keilig, au XIXe siècle
Occupants OCMW Home Boeckenberg
Allocation École pour enfants à problèmes organisée par la Commission Publique d'Assistance Sociale (CPAS ou OCMW) d'Anvers
Protection Bien classé

Last udpate: 03/01/2013


Un charmant fief des Cogels

Le château de Boeckenberg est entouré d’un parc public d’une dizaine d’hectares honteusement mal tenu. C’est là qu’entre 1802 et 1805, le banquier Jean-Guillaume Smets, propriétaire des lieux depuis 1796, fit ériger une extraordinaire tour chinoise. Elle a malheureusement été détruite en 1956. Boeckenberg est un des nombreux châteaux qui appartinrent à la famille Cogels aux XIXe et XXe siècles. Sur la seule commune de Deurne, cette famille en possédait cinq. Ils sont encore là sauf Boulaer détruit en 1978; ses communs ont été transformés en école et la très belle orangerie abrite l’académie de peinture.



Château classique

Le château de Boeckenberg a été érigé en 1749 par Marie-Caroline Knyff, fille du maïeur d’Anvers, aidée par son second mari Jean-Joseph du Bois, héritier du domaine. La demeure offre l’élégance d’un château classique qui se rappelle autant de la France que de la Hollande. La bâtisse est construite sur deux niveaux posés sur un soubassement du côté de l’entrée alors que les autres faces laissent apparaître le niveau de caves grâce à la présence de fossés aqueux. Le château s’organise autour d’un bloc central cantonné par deux ailes en légère avancée de trois travées chacune. Une part de la majesté du bâtiment est issue de ses onze travées aux baies décorées de petits-bois et dont les boiseries évoquent des croisées. La toiture est en bâtière et couverte d’ardoises.


Les façades sont enduites d’une couleur coquille d’oeuf qui met en relief les encadrements des baies en pierre bleue. Le bandeau mouluré placé sous la corniche est en grès. Sous le fronton central, des consoles renversées accroissent les mouvements des décors. Aux extrémités des ailes, l’architecte a posé deux lucarnes à arcs surbaissés ornées de volutes feuillagées. Au-dessus de chacune d’elles, pointe une cheminée carrée. Elles sont animées de belles ferronneries et de girouettes en étoiles, dorées. Le corps central de la façade comporte trois travées sommées d’un fronton. Celui-ci est brisé en sa partie inférieure de manière à recevoir la travée centrale dont l’ornementation grimpe sur trois niveaux.



Pont à glaçures

Au dernier niveau, l’œil-de-boeuf surmonté d’une coquille rocaille a été remplacée par le symbole de la mère pélican. Le travail de sculpture de la pierre bleue est superbe. On y trouve des moulures en cavets, des feuillages et des coquilles parfaitement assortis avec les boiseries des baies et plus encore avec le garde-corps en fer forgé du balcon. La façade donnant sur le parc orientée au sud est légèrement plus simple. Elle domine le fossé. La travée du milieu est en fausse saillie et est agrémentée de pierre bleue taillée, de qualité égale à celle qui se trouve au nord. Les avant-dernières baies sont surmontées de cartouches sculptés et leurs soubassements sont assortis de faux gardes-corps en fer forgé. La toiture est percée par cinq lucarnes. On accède de la maison au parc par un très intéressant pont dormant de deux arches, constitué de briques et de grès sculpté en glaçures auxquelles s’ajoutent des têtes de faunes.



Affaire de banquier


En ce qui concerne le domaine, son histoire est connue depuis 1555 lorsque Jérôme van den Manackere se rendit acquéreur d’une bâtisse de plaisance en cet endroit. Ensuite, on y trouve les van Hersbeke dès 1560 et jusqu’en 1715. C’est alors qu’y arrive Jean-Pierre Bosschaert. Ce dernier laissa le bien à son frère Jean-Charles, époux de Marie-Caroline Knyff. Jean-Charles décéda le 8 janvier 1749. Sa veuve convola à nouveau avec le sieur du Bois, colonel, emporté vers l’Eternité en 1751. Des documents attestent de l’implication constante de dame Knyff dans les projets d’aménagements de la propriété. Elle s’en alla à son tour en 1755, laissant le domaine en usufruit à son frère Pierre-Joseph. Les héritiers de ce dernier se séparèrent de Boeckenberg en faveur de Jean-Guillaume Smets, moyennant 40.000 florins. Smets, banquier, homme d’affaires traitant avec l’Extrême-Orient, érigea sa tour chinoise contre 200.000 francs. Smets mourut en 1818. Il laissa le château à ses quatre sœurs. La dernière défuncta en 1837 en offrant le bien à Jean-Baptiste Dehaen, avoué à Anvers, et époux d’une Van Noten. Le 29 octobre 1838, il se séparait du castel et de ses quatorze hectares au profit de dame Catherine della Faille, épouse du chevalier Constant van Havre, déjà propriétaire du château voisin de Lantaernhof. Madame van Havre fit aménager son parc, plusieurs fois agrandis, par l’architecte de jardin Keilig.

Elle laissa ensuite sa propriété à son petit-fils, Paul Cogels (1845-1912). Il était géologue et bibliophile distingué. A son décès, ses héritiers cédèrent le bien à une société immobilière qui transmit la charge des lieux à la commune de Deurne le 14 mai 1914. Avant d’être un centre de formation pour les jeunes, Boeckenberg avait été une maison de retraite pour vieillards.



On ne visite pas. Le château se voit de la rue et du parc.


SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002

Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel I, Hobonia 1985