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Flône, dans la fleur de l'âge


Abbaye de Flône - 4540 Flône (Amay)



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  • © Jean-Pol Grandmont 2006

  • Dames de l'Instruction Chrétienne, carte postale envoyée en 1923, ed.Ern. Thill & Nels



Official Name Abbaye de Flône
Location 4540 Flône (Amay)
Construction
Style
Architect
Occupants Institut de l'Instruction Chrétienne
Allocation Ecole
Protection

Last udpate: 06/01/2013


 

Le château de l'abbaye est au coeur d'une institution scolaire de qualité.

Les Dames du Sacré-Coeur l'achetèrent en 1902. Depuis 1921, le domaine est aux Dames de l'Instruction chrétienne.

Flône, sur la commune de Amay, présente quelques très beaux bâtiments qui furent jadis ceux d'une importante abbaye dont le nom n'est autre que celui d'un ruisseau. L'abbaye augustinienne fut fondée, dit un chroniqueur, vers 1080. Ses activités cessèrent à la Révolution française et précisemment en 1796. La vente permit toutefois au dernier abbé, le père Joseph Paquo, de racheter le lot et de reprendre les activités fraternelles jusqu'en 1808. Un de ses neveux, Théodore Paquo reprit le domaine et par voie d'héritage, en 1843, les bâtisses arrivèrent à Nicolas-Jules Comhaire, devenu Comhaire de Sprimont en 1848 en souvenir de sa grand-mère. Nicolas-Jules, fils d'un professeur de médecine à l'Université de Liège était né en 1812 à Liège, des oeuvres d'Anne-Marie van der Heyden à Hauzeur. Il avait épousé en 1836 Joséphine Demet (décédée en 1871 à Hennebont dans le Morbihan). Leurs enfants, mariés à des Français, ne firent pas souche en bord de Meuse, ce qui explique qu'ensuite l'abbaye fut vendue en 1868 à Jules Frésart (1821-1900), célèbre banquier, homme d'affaires et philantrope liégeois. Nicolas-Jules sera décoré du titre de baron en 1858.

Son frère Charles-Victor eut le même honneur, lui qui avait épousé une comtesse, Caroline de Hamal de la branche de Focant, dont les parents possédaient le fameux et proche château de Seraing-le-Château, fief jadis des La Marck. Or c'est l'un de ces La Marck qui, au service du prince d'Orange dit le guide de Flône, réduisit à peu de chose l'abbaye de Flône en 1568, boutant le feu à l'église dédicacée à saint Mathieu; elle ne sera reconstruite qu'entre 1658 et 1665 par l'abbé Guillaume de Hemricourt.


Cela nous vaudra un des plus beaux monuments baroques liégeois, orné de pierres tombales somptueuses et de tableaux d'Englebert Fisen, célèbre peintre à Liège, commandés par Dieudonné de Hemricourt, abbé, qui suivit son oncle Guillaume. Dans cet ensemble architectural d'importance, émerge quand même un véritable château sur le flanc ouest, longé par la route menant à Jehay. Il n'est certes qu'une aile parmi d'autres, mais comme au Val-Dieu ou au Val d'Antheit, on a à faire à un édifice de grand caractère tout de briques construit. Guillaume le fit ériger dans la foulée de la reconstruction générale du site.

Son aspect actuel plus classique que traditionnel mosan (exception faite de la tour carrée qui joint les ailes vers la Meuse), enclin à mieux recevoir la lumière, fut l'oeuvre d'un autre abbé, Delvaux de Fenffe. La date de 1769 apparaît au fronton pour signaler sans doute des travaux mais il est établi que l'aile qui nous occupe date des années 1745-1750. L'édifice est posé sur un haut soubassement de calcaire biseauté dont la ligne répond au bandeau-larmier qui limite les deux niveaux égaux de la résidence. Onze amples travées occupent l'espace en sa longueur. Les baies à petits-bois sont ornées de montants plats et d'arcs surbaissés à clé. Les trois travées centrales sont en ressaut et limitées par des chaînages. Ils supportent le fronton dont les armes sont celles des Comhaire.

La face latérale ne compte que trois travées. A l'arrière, les murs sont longés par la chaussée. Ils montent en moellons de calcaire et de grès. Ils datent pour l'essentiel du XVIe siècle et ne présentent que trois travées avant un arvo passant vers d'autres bâtiments plus jeunes mais assez importants de tailles; de ce côté-là de la voirie trône dans la misère un petit pavillon polygonal absolument charmant. Les baies de la tour carrée sont par ici bouchées. On ne visite pas sauf lors des Journées du Patrimoine en septembre. Les édifices ne sont pas classés, sauf l’église, ses monuments décoratifs et son orgue depuis 1933.



SOURCES:
Philippe Farcy, Flône, dans la fleur de l'âge, LaLibre.be, Vie de Château 475, 5 décembre 2008 http://www.lalibre.be/archives/divers/article/465148/flone-dans-la-fleur-de-lage.html