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Helchin, une délicatesse romantique au bord de l'Escaut


Kasteel van Helkijn - 8587 Helkijn (Spiere-Helkijn)



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  • Helchin est typique de la simplicité des demeures du début du XIXe siècle. Il paraît que l’intérieur est richement orné de stucs. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Official Name Kasteel van Helkijn
Location 8587 Helkijn (Spiere-Helkijn)
Construction Vers 1820-1830
Style Néoclassique
Architect
Occupants Dewilde Maatschappij b.v.b.a.
Allocation
Protection Bien non classé

Last udpate: 11/01/2013


Helchin était la villégiature préférée des évêques de Tournai.


À la limite de la Flandre occidentale et du Hainaut, flamande mais assortie de facilités, Helchin (Helkijn) est une des neuf localités qui composaient jadis l’ancienne seigneurie dite « de l’évêque de Tournai ». Elle eut son heure de gloire quand les évêques y séjournaient dans leur résidence d’été. De Seyn signale qu’en 1282 déjà, un château existait sur l’entité. Il avait été construit par l’évêque Michel de Warenghien. Ce prélat fut aussi le créateur de la paroisse Sainte-Marguerite à Tournai en 1288. Mais les troupes gantoises de Jacques Van Aetervelde brûlèrent cet antique castel en 1325. Un autre château de plaisance cette fois fut construit vers 1625. Il en resterait de rares vestiges. Ce dernier château fut occupé par l’ultime évêque d’Ancien Régime, le prince Guillaume-Florentin de Salm-Salm, évêque de 1776 à 1794. Il allait devenir ensuite archevêque de Prague. Il succédait à son parent le prince François de Salm-Salm-Reifferscheidt, évêque de Tournai de 1732 à 1770; entre eux deux, il y eut vacance de siège. Entre cette terre ancestrale des prélats et le petit château érigé vers 1820 que l’on voit de nos jours, il n’y a guère de rapport.


Saisies et redistribution

La Révolution française mit les terres en disponibilité après les habituelles saisies; différents amateurs se les partagèrent. Il est vraisemblable que cette maison que l’on a appelée parfois le château d’Erpinghen et qui descend jusqu’aux rives de l’Escaut faisait partie de l’ancien domaine épiscopal. Mais comme dans bien d’autres lieux, il ne faut pas confondre la seigneurie de l’ère féodale avec des propriétés nées au XIXe siècle sur les cendres d’une époque révolue.

D’après l’un des propriétaires actuels, membre de la famille Lenoir, cette demeure aurait été construite vers 1820-1830 par une famille française du nom de de le Mazure. Ces gens, sur lesquels nous ne savons rien de très précis, auraient eu deux fils morts non mariés et sans doute privés de descendances. Dès lors, Monsieur Samyn, grand-père des actuels propriétaires et le baron del Fosse et d’Espierres se partagèrent le bien laissé vacant. Les Samyn prirent tout ce qui était sur Helchin. Les del Fosse emportèrent ce qui se situait tout près de leur très beau château d’Espierres. L’acquisition du château, de la longue dépendance éclectique (néorenaissance) et de la ferme remonte donc avant la Première Guerre mondiale. Diane Samyn, épouse du docteur Marcel Lenoir jadis installé à Mouscron, succéda à son père comme propriétaire du domaine. Elle retourna à Dieu en ce début d’année 2004. Ses héritiers ont décidé « parce que nous manquons de motivation et d’une véritable tradition qui nous attacherait à cette très belle maison », de vendre leur propriété étendue sur quatre hectares.


Simplicité néoclassique


Le château est un très bel exemple de création néoclassique de deux niveaux et demi. Il est posé sur un haut soubassement de jours rectangulaires composé de pierre bleue dans sa partie inférieure et enduit dans sa partie haute. L’enduit est animé de refends. On trouve ce même réseau de lignes horizontales au premier niveau auquel on accède par un escalier de cinq degrés. La porte d’entrée en plein cintre est encadrée par deux pilastres cannelés qui soutiennent le balcon du premier étage. À hauteur de la poignée court le long des quatre façades un bandeau faisant office d’appui pour les baies. Celles-ci sont toutes cintrées et contenues dans un bord mouluré. Les volets sont heureusement et toujours bien présents, y compris aux lunettes.

On compte sept travées dans les façades longues et cinq travées sur les façades courtes. Sur celles-ci, on trouve à chaque niveau trois baies centrales presque accolées et de part et d’autre une baie isolée. Le château monte sur deux niveaux et demi. Les deux premiers niveaux sont à leur tour séparés par un bandeau larmier. Le premier niveau est décoré de refends. Le second niveau comme l’attique sont garnis d’un enduit plat. Sur la façade regardant l’Escaut, l’accès au jardin s’effectue par un perron aux marches affrontées et curieusement privées de garde corps. Le seuil est protégé par un portique composé de deux colonnes cylindriques et deux pilastres plats accolés à la façade; colonnes et pilastres sont cannelés. Cela offre une deuxième terrasse plus large que la première à la chambre qui profite comme à l’opposé d’une porte fenêtre sommée d’un entablement soutenu par deux consoles. La toiture en pavillon couvre l’ensemble du bâtiment et se termine par une terrasse panoramique bordée par quatre piliers réunis par des grilles en fer forgé. Au centre émerge une flèche paratonnerre. L’aile de dépendance est composée d’un seul niveau de briques sous une toiture en bâtière. Au sud émerge une tour carrée tandis qu’au centre se trouve une lucarne passante à gradins. Le rez est animé de trois double portes cintrées et de deux fois deux portes à un seul battant.


On ne visite pas. En hiver, le château se voit de la rue.




SOURCES
:
Dominique de Kerckhove dit van der Varent, Généalogie de la famille de Baronaige (alias Barnage, Bernage ou Bornaige), Le Parchemin, 73e année, n° 378, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, novembre-décembre 2008
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004 
Eug. de Seyn, Dictionnaire Historique et Géographique des Communes Belges, Etablissement Brepols, Turnhout, 3e édition non datée (après 1945)