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Vlamertinghe porte haut la flamme de la Renaissance flamande


Kasteel van Vlamertinge - 8908 Vlamertinghe (Ieper)



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  • Vlamertinghe est un miraculé de la Première Guerre mondiale. Ce château est exceptionnel à tous égards. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Official Name Kasteel van Vlamertinge
Location 8908 Vlamertinghe (Ieper)
Construction 1857-1858
Style Néorenaissance
Architect Joseph Schadde (1818-1894)
Occupants
Allocation Résidence privée
Protection Bien non classé

Last udpate: 06/03/2016


Le chef-d’œuvre civil d’un célèbre architecte anversois.


Schadde, Joseph de son prénom, aura été l’un des chantres de l’art national au cours du XIXe siècle. On a déjà évoqué sa création du château de Ter Meeren à Sterrebeek, transformé en 1858, à Blankaart et à Aertrycke. Le maître travaillait donc sur deux demeures en même temps. Vlamertinghe atteint toutefois d’autres sommets dans le genre monumental, presque cocasse dans le souci des détails archéologiques visibles notamment aux magnifiques ferronneries.


Dates précises

On remarquera d’abord la rapidité d’édification de cette bâtisse considérable. La chapelle porte une plaque en marbre blanc gravée. Elle précise qu’elle fut posée sans doute comme première pierre le 18 juillet 1857 par le petit Gustave Maurice Théodore Marie Guillaume vicomte du Parc. Il était né à Meer près de Hoogstraeten des œuvres de son père Pierre-Alain et de sa mère née Anne van Dopff (1825-1901), le 16 mai 1854 (Neercanne). La sœur d’Anne de Dopff, Isabelle, allait épouser Hadelin comte de Liedekerke-Beaufort, petit-fils de Julie Desandrouin (Villers-sur-Lesse). Ce n’est pas un record pour la pose d’une telle pierre même si l’âge est tendre. L’exploit à battre est détenu à notre connaissance par Mlle Rosario Falco y Osorio en date du 22 octobre 1856. Elle était âgée de deux ans et vingt-et-un jours. La plaque elle aussi en marbre blanc se trouve à Dave au château du duc de Fernan Nunez.

La seconde date est affichée en lettres et chiffres épais à l’une des descentes d’eau de pluie. On y lit : décembre 1858. Donc, en un an et demi un tel château était achevé. Frans Patou donne comme date 1855-1858. Cet exploit explique sans doute le nombre extraordinaire de châteaux qui furent édifiés dans notre pays entre 1820 et 1914. La main-d’œuvre belge doit être ici saluée pour ses mérites et ses capacités.



 

Le rythme des bandeaux

Le château se présente comme un long quadrilatère de briques et de pierre blanche qui aligne les bandeaux comme à Heers. Dans le parc, se trouvent deux étangs. La façade d’accès est calée par deux tours circulaires posées comme le reste de la bâtisse sur de hauts soubassements de caves et cuisines, à jours. On y compte sept travées outre les tours presque en hors-d’œuvre. La maison s’élève sur deux niveaux sous des toitures en bâtière couvertes d’ardoises, animées de diverses lucarnes dont les principales à gradins sont passantes. La partie centrale est occupée par une large travée en forte exergue haute de quatre niveaux sous un pignon à crénelages. La partie inférieure est occupée par un perron. Il est ouvert et maintenu par deux piliers latéraux et deux colonnes centrales circulaires en pierre bleue. L’étage supérieur est illuminé par une baie en triplet. Les tours sont terminées en encorbellement à huit pans et sommées de toitures à coyaux. Les faces latérales comprennent trois travées inégales. Celle de l’ouest est agrémentée de la chapelle néo-gothique dont n’émerge que l’abside à cinq côtés. La façade arrière est elle aussi centrée sur un massif en fort ressaut, faisant office de tour. Il est haut de trois niveaux plus le soubassement. Sous une toiture en bâtière on remarque trois lucarnes passantes. Une paire d’escaliers mène au hall. La façade s’étire sur neuf travées inégales. Aux extrémités l’architecte a placé à l’est une tour carrée engagée d’une travée de côté. Elle monte sur deux niveaux inégaux et se termine par une lucarne passante à gradins. À l’ouest on s’est contenté d’un édicule d’un seul niveau sommé d’une terrasse.



Miracle


Cette impressionnante demeure de grand prestige correspond donc aux désirs de la haute société de couvrir le pays d’œuvres magnifiant le génie national. C’est un miracle vu sa position géographique qu’il soit parvenu jusqu’à nous et qu’il ait été restauré après 1918. « Les dommages de guerre avaient été estimés trop faiblement. Les dégats furent considérables et en mai 40 les travaux n’étaient pas terminés », nous disait la comtesse Maurice du Parc. Erigé par le vicomte Pierre-Alain du Parc (1823-1892), le château est resté jusqu’à nos jours dans sa descendance directe. Notons que l’histoire de Vlamertinghe se confondait avec celle d’Elverdinghe, château reconstruit après 1918 par l’architecte Rosenboom, jusque sous Charles-Quint. En 1605, la seigneurie de Vlamertinghe passa à Jean de Cerf, seigneur de Wintershove. Les du Parc sont arrivés ici via les Ghelcke et; avant le château de Schadde, on trouvait plus loin dans le domaine un pavillon de chasse Louis XV.



Propriété privée. On ne visite pas sauf à certaines occasions.




SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004 
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel X,  Hobonia 2003