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La Hulpe en ses grandeurs publiques


Château de La Hulpe - 1310 La Hulpe



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  • © Wouter Hagens l maggio 2006

  • Collection AdB

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  • Timbre-poste, série Pour le Tourisme, 19 juin 1993, création Wim Van Kuyck, gravure Patricia Vouez, Catalogue Officiel de Timbres-Poste (COB) n° 2512



Official Name Château de La Hulpe
Location 1310 La Hulpe
Construction 1846; 1893
Style
Architect 1893: Victor Horta
Occupants Domaine régional Solvay-Château de La Hulpe a.s.b.l. (Région Wallonne)
Allocation Château: réceptions, activités culturelles
Protection Parc classé par arrêté royal du 10 juin 1963, patrimoine majeur de Wallonie 1993

Last udpate: 04/01/2013


Le château des Solvay et le parc sont un lieu majeur de la Wallonie et du Brabant. Les pouvoirs publics s’en servent pour redorer l’image de la région. Avec raison.
La Hulpe et ses 224 ha a été classé comme parc dès le 10 juin 1963. Les Solvay ont évidemment marqué de manière indélébile l’empreinte de ce domaine splendide dont l’origine remonte au chevalier de Bailly, mort en 1625 et dont la pierre tombale se trouve dans l’église du village. Le château de La Hulpe jouxte encore d’autres importantes maisons restées dans la descendance d’Ernest Solvay, comme le Long Fonds ou La Garenne. Mais la demeure de ce vendredi qui fut le joyau de la couronne industrielle des Solvay outre Les Amerois est passée depuis quatre décennies dans les mains des pouvoirs publics, nationaux d’abord, wallons ensuite (1995).  Tout le monde connaît la saga juridique qui opposa une partie des Solvay et le gouvernement régional. Nous n’y reviendrons pas. Ce qui semble moins imprégné dans les mémoires populaires, c’est l’histoire des bâtiments qui n’eut rien à voir avec les Solvay avant 1893.


Château récent


En effet, le présent château est apparu en 1840-1841, planté sur une butte qui se trouvait dans un domaine de 341 ha et que la Société Générale avait vendu parmi d’autres nombreux lots, après la Révolution de 1830. L’acheteur en était le comte puis marquis (en 1848) Maximilien-Guillaume de Béthune-Hesdigneul (né à Tournai en 1802 et mort à Elverdinge en 1884). Il était le fils du prince Eugène fait duc et pair de France en 1818, et de Charlotte d’Asfeld.

Maximilien et son épouse née Steenhuyse firent quatre enfants dont un unique garçon, mort à 23 ans en 1852. Une seule des filles se maria en 1848 au château. Le père avait en effet achevé ses constructions par la résidence principale. Il avait d’abord commandé une ferme et trois maisons de gardes à Jean-Pierre Cluysenaer (1811-1880), le plus important architecte de son temps à qui les Meeûs avaient commandé leur château d’Argenteuil. Les maisons de gardes furent détruites. On ne sait pourquoi le comte ne fit pas appel à Cluysenaer pour son castel.


Veuve Cliquot


Les plans furent en vérité commandés à l’architecte parisien Jean-Jacques Arveuf-Fransquin (1802-1876). Celui-ci fut le constructeur dans la Marne du château de Boursault (1843-1848) commandé par Nicole Ponsardin, la célèbre Veuve Cliquot. L’exécution des travaux de La Hulpe fut confiée à l’architecte Jean-François Coppens (1799-1873), car Arveuf avait aussi à restaurer la cathédrale de Reims. Coppens fut l’élève de Werry. Il fut premier prix de l’Académie de Bruxelles en 1820. On lui devait l’ancienne gare du nord de Bruxelles dont le chantier débuta en même temps que celui de La Hulpe. C’est aussi Coppens qui construisit les châteaux de Serinchamps (entre Rochefort et Marche) et de Peteghem. Enfin, il fut l’édificateur de l’escalier monumental de la cathédrale Sainte-Gudule de Bruxelles.

Mains expertes donc, célèbres aussi, qui favorisaient la Renaissance françaises dans leurs édifices. Dès le départ, La Hulpe eut une apparence venue du sud et son côté trapu d’aujourd’hui était bien plus élancé à l’origine.

En effet, Arveuf avait du côté de l’entrée, précédée d’un petit perron, disposé au centre un module architectural qui n’était pas loin d’annoncer le lanceur de la fusée Ariane.

La travée centrale était assortie de deux tourelles en échauguette à toiture en poivrière, calant une travée qui incorporait une lucarne. La toiture de celle-ci filait vers un clocheton ajouré sous une toiture pyramidale. La porte d’entrée était ornée des armes des Béthune, sculptées par le célèbre artiste Fraikin. Vers La Hulpe, la façade du château possédait aux angles jointifs du corps de logis et des tours rondes, une paire de tourelles circulaires, elles aussi munies de hautes toitures pointues. Enfin, les façades de 25 x 18 mètres présentaient des briques laissées à nu, rythmées par des cordons horizontaux et verticaux aux effets géométriques.

La demeure resta telle quelle après les Béthune et Maximilien qui allait revendre en 1871 le domaine au baron Antoine de Roest d’Alkemade (1832-1909). Mais suite au décès de son épouse, Noémi du Sart de Molembaix (1836-1891), le baron se défit de La Hulpe et alors se présenta Ernest Solvay. C’est lui qui simplifia les décors extérieurs, mais c’est son fils qui donna au parc son aspect actuel en creusant plusieurs étangs. On connaît la suite de l’histoire, généreuse comme les sont les Solvay. Visites possibles et libres tous les jours de l’année.



SOURCES:
Nathalie de Harlez de Deulin, Parcs et jardins historiques de Wallonie, Institut du Patrimoine Wallon 2008
Philippe Farcy, La Hulpe en ses grandeurs publiques, LaLibre.be 12 décembre 2008 http://www.lalibre.be/archives/divers/article/467132/la-hulpe-en-ses-grandeurs-publiques.html
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel II,  Hobonia 1987