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Le triomphe modeste du Risoir


Kasteel Ter Rijst - 1670 Heikruis (Pepingen)



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Category : Information Business Events
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  • L’élévation principale du château est axée sur un porche à trois arches couronné par un important fronton brisé. © Philippe Farcy

  • A droite, la cour intérieure, en briques et pierre bleue, est rythmée par les arcades ouvertes sur deux niveaux. © Philippe Farcy

  • La façade latérale du Risoir, longue et élégante, laisse augurer de la grandeur générale de ce bâtiment enduit. © Philippe Farcy



Official Name Kasteel Ter Rijst
Location 1670 Heikruis (Pepingen)
Construction Vers 1820-1830
Style Néo-classique
Architect
Occupants Agentschap voor Natuur en Bos ANB) - Vlaams Brabant
Allocation Bureaux
Protection

Last udpate: 27/03/2012


Dans le Brabant flamand, les longues façades du château du Risoir étalent leur grandeur.

D’après Jean Bataille : « On voyait au Risoir une maison forte qui appartenait aux van der Noot. Un Jérôme van der Noot fut chancelier du Brabant sous Charles Quint ». Sous Philippe II, il y eut l’Inquisition. Comme nous le faisait remarquer naguère le vicomte Hubert Jolly, jadis propriétaire du bien : « Il semble que les châtelains du Risoir, réformés, aient quitté Heikruis et soient allés à Nimègue. Or, à Nimègue se trouvait implantée la famille des de Hondt dits Canisius. L’un des membres était mayeur de la cité; il fut le père de Pierre Canisius (1521-1597), jésuite, pourfendeur de la R.p.r. (Religion prétendument réformée, comme on disait alors) en Allemagne et canonisé en 1925. Ces Canisius émigrèrent vers le Risoir à une date indéterminée à la fin du XVIe siècle ». À leur suite on vit les Huysman d’Honssen puis les vicomtes de Nieulant de Pottelsberghe.



Aide de camp du Roi

Ceux-ci sont éteints. « Ils sont selon toutes vraisemblances les constructeurs du château actuel. Mon arrière-grand-mère, Marie-Charlotte de Nieulant (1833-1893), fille de Théodore et de Eléonore d’Honssem, épousa mon aïeul Ferdinand, baron Jolly, fait vicomte en 1890. Il était fils d’André-Edouard (1791-1883), premier baron Jolly (30 janvier 1846). Cet André-Edouard fut aide de camp du régent Surlet de Chokier. Il fut aussi membre du Gouvernement provisoire aux côtés des Gendebien, Merode, Potter, Coppin, van der Linden, d’Hoogvorst, Rogier et van de Weyer. Ferdinand termina lieutenant-général et aide de camp de Léopold II ».



Von Falkenhausen

Les Jolly furent donc propriétaires du Risoir de 1893 à 1971, date de la cession du domaine par le vicomte Hubert à Monsieur L’Ecluse, promoteur immobilier. Le site a été revendu au début des années 1980 à la Communauté Flamande. Le parc est ouvert au public. « Après 1918, nous n’occupâmes plus cette maison; elle fut louée », nous précisait Hubert Jolly. L’état-major du général von Falkenhausen s’installa dans la demeure en 1940. Malgré la superficie de la maison qui étire ses quatre façades oblongues sur plusieurs dizaines de mètres de côtés, le Risoir semble modeste.


Façade magistrale

Seule l’élévation d’entrée, magistrale, offre une théâtralité évidente. L’architecte, inconnu mais digne du Bruxellois Partoes, y a inscrit un arc de triomphe magnifique; il sert de portique d’accueil. Il donne surtout à l’élévation une allure étonnante, presque militaire. Cet arc est composé de quatre colonnes cylindriques d’ordre toscan non engagées dans lesquelles s’insèrent trois arcades en plein cintre. Les colonnes et leurs beaux socles soutiennent un large entablement sur lequel prend appui un fronton brisé orné d’un cadran horaire sommé lui aussi d’un fronton. La demeure est chaulée en blanc.

Par contre, le cœur de l’édifice s’organise autour d’une cour toute couverte en briques. Vers le nord sont installés les communs.
La façade sud est ornée de quatre pilastres centraux soutenant un fronton classique percé d’un oeil de boeuf. Les travées extrêmes présentent une légère saillie. La modestie de la bâtisse se ressent dans la faible hauteur des murs, limités à deux niveaux sous une bâtière d’ardoise. Les nombreuses travées brisent le rythme linéaire de la maison souligné, sous la corniche, par le bandeau des trous de boulin.


Le château est inaccessible, mais son parc est toujours ouvert au public.