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Dongelberg, trop oublié


Château de Dongelberg - 1370 Dongelberg (Jodoigne)



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  • © Philippe Farcy

  • Carte postale ancienne, ed. Nels

  • Carte postale de la Colonie d'Enfants Débiles de l'Oeuvre Nationale de l'Enfance, Ed. Belge

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • Colonie d'Enfants Débiles de l'Oeuvre Nationale de l'Enfance, la villa, Ed. Belge



Official Name Château de Dongelberg
Location 1370 Dongelberg (Jodoigne)
Construction Vers 1459; 1659; 1835; 1863-1864
Style Néorenaissance
Architect 1863-1864: Moreau (Nivelles), Clément Parent (Paris)
Occupants Centre de Rencontres de Dongelberg
Allocation Centre de rencontres
Protection

Last udpate: 04/01/2013


De nombreuses grandes familles brabançonnes passèrent par ce château. Les événements historiques semblent rares pour cette ancienne forteresse de plaine.

Le château actuel est le fruit des rêves de deux générations de la famille Osy, d'origine française, installée en Hollande au XVIe siècle. À Rotterdam, ils fondèrent une banque avant de s'établir à Anvers à la fin du XVIIIe siècle. Dongelberg remonte toutefois bien avant 1866, date de construction du château actuel.

Cette terre brabançonne proche de Jodoigne possédait les trois niveaux de justice. Les sires de Dongelberg sont déjà signalés au début du XIIe siècle comme l'indiquent Tarlier et Wauters dans leur "Géographie des communes belges". Au milieu du XIIIe siècle, la transmission de ce bien ne fut pas claire. Il apparaît que Dongelberg appartenait à Agnès, fille de Gérard, sire de Grimberghe. Elle se maria avec Enguerrand de Perwez, second fils de Guillaume de Perwez et donc petit-fils du duc Guillaume III de Brabant.

Plusieurs filles de cette branche en héritèrent jusqu'à ce que le duc Jean II donnât en 1303 la terre qui nous occupe à Jean Meeuwe, fils bâtard de son père. Les Meeuwe prirent le nom de Dongelberg. À la troisième génération de mâles, Jean était sire de Dongelberg. Ceci nous place entre 1370 et 1410. On sait encore qu'en 1436, un autre Jean de Dongelberg acheta la puissante seigneurie de Seraing-le-Château, en Hesbaye liégeoise, fief des la Marck. Ce Jean avait épousé une Hamal. Son fils Louis hérita, mais mort sans hoirs, il transmit le bien à son neveu Jean del Malaise, fils de Jean sire de Lavoir et de Jeanne de Dongelberg.


Forteresse de plaine

Jean del Malaise releva la forteresse de Dongelberg en 1470. Il épousa Marie de Bonlez. Il en vint une Françoise, qui unit sa vie à Guillaume d'Argenteau seigneur d'Esneux. Leur fils Jean, comte d'Esneux, allait les suivre à Dongelberg (relief de 1471) après avoir pris pour femme Eve de Hoensbroeck, fille de Godefroid, sire de Linsmeau, Libertange et Pellaines. Leur fils Jean renouvela le relief en 1487.

Retour des Dongelberg

En 1659, quand le château semblait en ruine, un Argenteau vendit ce domaine à Jacques-Philippe de Dongelberg, descendant des Meeuwe précités. Cette branche des Dongelberg avait donné des barons de Rêves et de Corbeek. Jacques-Philippe obtint que Dongelberg devienne une baronnie en 1662. En 1692, ceci devint, par la volonté du roi d'Espagne, un comté pour son fils Philippe-Adrien. On lui doit la reconstruction du château car Harrewijn grava la demeure à la fin du XVIIe siècle.

Philippe-Adrien s'était marié avec Marguerite de Berlaymont, fille de Jean-Hubert sire de la Chapelle, Odeur et Famellette et d'Eugénie de Brandebourg. Leur fils Philippe-Florent reprit Dongelberg. Il épousa Marie-Angélique de Trazegnies.

Leur fille Béatrix releva la terre en 1731 et allait rendre Dongelberg aux Argenteau par son mariage avec Philippe-Louis d'Argenteau de la branche d'Ochain. Le bien arriva à Louis-Octave d'Argenteau de Dongelberg, en 1772. Celui-ci avait épousé la comtesse Marie-Josèphe de Limbourg-Styrum, fille unique de Charles et de Marie-Elisabeth de Claris, marquise de Lavernes de Rodes.


Fief de banquiers

En avril 1833, les consorts Argenteau-Trazegnies-van der Linden d'Hoogvorst, vendirent le domaine de Dongelberg aux notaires Philippe Pastur, de Lathuy et Jean-Corneille Wiricx, de Louvain. En 1835, le baron Joseph-Louis Osy, né à Rotterdam en 1794 et mort à Bruxelles en février 1862, acheta le bien. Les banquiers Osy, sires de Wychem (Nimègue) et Zegwaert (La Haye) s'illustrèrent dans la finance. Le fils de l'acheteur, Yvan Osy (1827-1901), né des oeuvres de Marie-Thérèse (des barons) Diert van Kerkwerve (1807-1833), transforma le château tel qu'on le voit aujourd'hui, mais privé depuis peu des somptueuses écuries imaginées par l'architecte français Clément Parent. Ensuite, le château fut vendu à l'Office National de l'Emploi (ONE) qui le garda jusqu'en 1979, avant de la revendre aux actuels propriétaires.

Nombreuses tours

À propos de Parent, on lui devait le magnifique château (disparu) de Thieusies. Cet excellent maître laisse des interventions à Ooydonk et à Hamal. Parent a démarré son très bel ouvrage de Dongelberg à partir d'un donjon paré en calcaire gréseux qui date peut-être du XIVe siècle.

Encore faudrait-il le dépouiller de ses parements pour sonder le coeur des murs, comme le suggère Génicot. La tour carrée jointe à une tourelle circulaire d'escaliers sous toiture en poivrière, au nord, monte sur cinq niveaux plus un autre en encorbellement sous une toiture d'ardoises en pavillon, piquée d'une flèche.

Sous une toiture en bâtière à croupes ornée de nombreuses lucarnes, la partie centrale s'étire sur neuf travées et monte sur deux niveaux égaux, posés sur un épais soubassement de caves. Aux deux extrémités, l'architecte a placé une tour circulaire de trois travées. La bâtisse de briques et de calcaire animées de refends, bossages et chaînages, regarde vers le sud, précédée par une large terrasse.

Celle-ci oriente le regard vers les trois travées centrales en net ressaut dont la puissance est accentuée par l'ajout d'un troisième niveau. Ceci crée un effet de tour carrée engagée. La toiture en cloche était il n'y a guère encore sommée d'un lanternon ajouré à bulbe. On y voit les armes des Osy et la date de 1866. La terrasse suit la façade et glisse le long des tours pour s'achever par de petits degrés latéraux.

On ne visite pas.


SOURCES:
Philippe Farcy, Dongelberg, trop oublié, LaLibre.be 6 avril 2007 http://www.lalibre.be/archives/divers/article/341605/dongelberg-trop-oublie.html
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel XI,  Hobonia 2005