FR - NL - EN
HOME AGENDA CONTACT FAQ CHATEAU OWNER LOGIN

Gages, terre bienheureuse


Château de Gages - 7943 Gages (Brugelette)



Contact

Category : Information Business Events
First Name
Last Name
E-mail
Phone
Please enter CASTLE in the below field:

  • septembre 2008

  • arrière (septembre 2008)

  • communs (septembre 2008)

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Official Name Château de Gages
Location 7943 Gages (Brugelette)
Construction XIXe siècle
Style Classique
Architect
Occupants
Allocation Résidence privée
Protection

Last udpate: 12/01/2013


Le château de Gages est une bâtisse classique de la fin du XIXe siècle, tout en long. Edifiée par les Lichtervelde, elle est assortie d'une maison en guise de commun.

Sur Brugelette, le domaine de Gages abrite un château classique du XIXe siècle. Il fut l'œuvre des comtes de Lichtervelde (Gaston sans doute) héritiers d'une belle lignée. Le Hainaut est, on le sait, une des plus riches régions pour son patrimoine. Or Gages est bien discrète dans ce concert d'abbayes et de puissants châteaux, d'églises richement ornées et de terres jadis giboyeuses. D'après Jean-Jacques Jespers, Gages tire son appellation de grands bois. Il n'en reste guère, sauf celui du parc du château. Tout le reste n'est que plaines, grandes cultures et pâturages. Mais Gages ce n'est pas que le château. Gages est aussi le lieu de naissance de la bienheureuse Sybille, née là où se trouve l'actuel château, à la fin du XIIe siècle. Elle mourut à Couture, en la jeune abbaye d'Aywière, en 1250.

Promenade

Son village natal est posé à une petite distance d'Attre, point de départ d'une intéressante promenade en voiture ou en vélo qui peut vous conduire vers les châteaux de Thoricourt, Lombise, Louvignie pour finir vers Soignies. Comme le signale Jean Deroubaix en 1989, Gages était une terre qui relevait du Roeulx. Hughes de Gages au XIIIe siècle occupait déjà le lieu, précise Jean Bataille.

En 1334, reprend Deroubaix, Gérard de Gages vendit la moitié de sa seigneurie à Ernoul de Gavre. Puis la part des Gages échut plus tard au célèbre chancelier Rolin, celui du tableau de Van Eyck à Bruges, avant de voir arriver la seigneurie, par mariages et successions, dans le patrimoine des comtes de Berlaymont. Ceux-ci étaient à l'origine sires de Chin, avant de devoir quitter le Hainaut et d'étendre leur toile sur la principauté de Liège, entre autres. Au XVIe siècle, Marie de Berlaymont semble avoir habité le castel de Gages, mais Bataille ne dit pas de qui elle était l'épouse.

Au XVIIe siècle, Gages fut vendu à Jean du Mont, né en 1682, lieutenant-général des Gardes wallonnes, au service de l'Espagne. Pour lui, le fief fut érigé en comté en 1745 puis en marquisat en 1758. Il reçut même la Toison d'or et possédait à Mons un hôtel de maître raffiné. C'est dans cette maison que la première loge maçonnique de Belgique s'installa.

Gages aboutit à sa petite-fille sans doute, Justine-Waudru du Mont, marquise de Gages, qui avait épousé le marquis François-Marie d'Evora issu d'une famille d'origine portugaise séfarade, dont le patronyme entier était Rodriguez d'Evora y Vega.

Vingt-cinq hectares

Leur fille Adélaïde (1816-1886) convola avec le comte Alfred de Lichtervelde (1813-1880) en octobre 1840. Le bien passa à leur fils Gaston qui fut sans doute l'édificateur des deux bâtisses actuelles, puis au fils de ce dernier Alfred (1888-1965), mayeur de Gages. Pour sa part, le frère d'Alfred reprit le château de Baudemont. Quelques années après le décès d'Alfred, le domaine de 25 hectares fut cédé à l'entrepreneur courtraisien Van de Kerchove, excellent restaurateur de monuments anciens, dont l'un des plus grands chantiers fut la cathédrale de Bruxelles.

Ce chef d'entreprise de qualité s'en alla à jamais voici deux ans. Ses enfants cherchent un avenir à cette maison immense. La façade principale qui regarde le parc en légère pente est posée sur un haut soubassement de pierre bleue. Elle aligne pas moins de neuf larges travées dont les baies du rez-de-chaussée sont en plein cintre. Les trois baies centrales donnent sur le perron. Un cordon larmier limite les deux niveaux. La toiture en pavillon à croupes surmonte neuf autres baies surbaissées. A l'arrière six oculi éclairent le palier.


SOURCES:
Philippe Farcy, Gages, terre bienheureuse, LaLibre.be, Vie de Château 468, 17 octobre 2008 http://www.lalibre.be/archives/divers/article/453361/gages-terre-bienheureuse.html