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Hauster si peu austère


Château des Thermes - 4050 Vaux-sous-Chèvremont (Chaudfontaine)



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  • Photo très aimablement envoyée par le Château des Thermes - Chaudfontaine.

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Official Name Château des Thermes
Location 4050 Vaux-sous-Chèvremont (Chaudfontaine)
Construction
Style
Architect
Occupants Château des Thermes
Allocation Hôtel & centre thermal
Protection

Last udpate: 08/01/2013


Le château des Thermes de Chaudfontaine vit dans la douceur du bien-être. Ce domaine communal sert de centre de thalassothérapie et rencontre un franc succès.

Sur la commune de Vaux-sous-Chèvremont (Liège), on folâtrait jadis de parc en parc le long d'une Vesdre, jusqu'à ce que le capitalisme naissant transforme cette région en une zone de fenderies, de laminoirs et de platineries. Dès le XVIIe siècle, il y eut dans cette partie de la rivière une intense activité industrielle dont Prayon garde encore un brin le souvenir. Le château de Hauster que l'on appelle désormais le Château des Thermes à cause de sa nouvelle affectation était un lieu de qualité. Hauster, grosse maison de métallurgiste d'abord puis petit château ensuite, était habité par des membres de l'aristocratie liégeoise depuis le début du XVIIIe siècle. Fernand Michel a donné l'histoire de ce lieu-dit. L'endroit appartenait à Guillaume de Ruyschenberg, sire de la Rochette en 1581. Le bien passa ensuite à Arnold de Butbach ou Butback qui décédera en 1676. Maître de forges à Prayon, Vaux, Chênée, aux Forges près de Huy (sans doute Marchin), signale José Douxchamps, il fut bourgmestre de Liège pour la première fois en 1655.



Abry

Il était l'époux de Sophie Stevart avec qui il repose dans l'église Sainte-Catherine (en Neuvice), signale Louis Abry. Mais ils n'eurent point d'enfants et le domaine industriel, avec une habitation, échut à leur nièce Marie-Catherine de Soy, épouse du baron René-François de Sluse. Marie-Catherine était la fille de Sybille-Marie de Butbach, épouse en secondes noces de Jacques de Sclessin, mayeur de Liège en 1688, et de Gilles-François de Soy. René-François de Sluse, né en 1622, mort en 1685 et enterré à Visé fut échevin de Liège et conseiller du prince en sa Chambre des Comptes. Son père était le châtelain de Hoepertingen. Le frère de René-François, Jean-Gauthier est mort cardinal à Rome en 1687, à 59 ans. En 1709, après le décès de Sybille de Sclessin, le domaine fut mis en vente publique. Il sera alors acheté par l'échevin Charneux. Mais en 1715, suite à un procès, Marie-Catherine de Soy douairière de son baron de Sluse prit le contrôle de cette terre.



Hayme

Le 12 septembre 1750, le château est acheté par le baron Léonard de Hayme de Bomal, mayeur de Liège. On lui devra le château actuel. En juin 1803, les Hayme dont le patronyme plane sur les châteaux de Hex et Neubourg (à Gulpen), leur hôtel à côté du musée Curtius (actuel musée d'armes) à Liège, se défirent de Hauster en faveur de Jean Gosuin, armurier à Herstal. Le bien passa en 1844 à François-Hubert Lepage puis en 1852 aux Nagelmackers (Michel-Edouard).




Famille de grands patrons

Par héritage, via Adèle, fille d'Ernest Nagelmackers, le château fut repris par les Trasenster dont le mari d'Adèle était Gustave Trasenster. Les Trasenster furent une importante famille de banquiers, de patrons de la métallurgie et de propriétaires de charbonnages. Les lieux aboutiront à Mme Ernest-Jacques Trasenster, née Emma-Othilie de Neuville. Madame allait vendre le bien en 1979 à la commune de Chaudfontaine. Un incendie faillit ruiner l'avenir de cette demeure dès l'achat de la commune. Finalement, après une restauration par des Hollandais dont les affaires tombèrent en faillite, les Lodomez (Aurélia) et Oger (Jean-Philippe, mari d'Aurélia) reprirent le site en 2002.



Wellness

Ils décidèrent d'en faire un des plus élégants centres de "wellness" de Belgique. Le château de briques et de pierre bleue, cimenté et joliment peint, se présente en L autour d'une cour ouverte au sud. La cour, désormais occupée par une superbe piscine d'eau chaude, est bordée par un bief de la Vesdre que l'on regarde entre deux charmants pavillons de la fin du XVIIIe siècle. On voit aussi un intéressant bâtiment d'époque Louis XV, scandé de piliers d'angles à refends sous une toiture à brisis. L'aile principale du château est placée sous une bâtière à croupettes agrémentée d'un clocheton bulbeux. Elle monte sur deux niveaux égaux et s'étire sur sept travées. Elle est caractérisée par un avant-corps de trois travées augmenté d'un fronton animé d'une guirlande de feuillage. Les baies, toutes à petits-bois, possèdent des encadrements moulurés et des linteaux bombés à clés parfois sculptés. Récemment, une véranda a été posée devant ladite avancée. L'aile de retour vers le nord compte trois travées jusqu'à l'emplacement d'une annexe moderne. Auparavant, le retour se signalait par deux éléments résidentiels de tailles différentes. Le second édifice d'un niveau et demi, compte cinq travées et possède lui aussi une avancée ornée au sommet d'un petit fronton à cadran solaire. Les baies du rez sont toutes identiques sur les éléments jointifs qui forment la cour. L'aile majeure qui regarde vers l'est, ne compte que trois travées. Celle du centre est ornée jadis d'une logette devenue perron et terrasses couvertes, soutenue par deux piliers carrés.



SOURCES:
Philippe Farcy, Châteaux et manoirs de charme en Belgique, Editions Aparté 2008