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Blankaart, an organic castle


Kasteel De Blankaart - 8600 Woumen (Diksmuide)



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  • Blankaart a été reconstruit après la Grande Guerre. Il ressemble au château précédant en plus petit. L’architecte a ponctué son oeuvre de nombreux détails décoratifs. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • Les ruines du château de Schadde 1914-1918, carte postale ancienne, ed. Ern. Thill & Nels



Official Name Kasteel De Blankaart
Location 8600 Woumen (Diksmuide)
Construction 1925-1929
Style Néorenaissance flamande
Architect Joseph Schadde (1860-1870); J. Gunst (1925-1929)
Occupants Agentschap voor Natuur en Bos
Allocation Location pour réunions et autres événements
Protection Bien non classé

Last udpate: 11/01/2013


Le château des barons de Coninck de Merckem est au centre d’un parc naturel public.


Blankaart est un château bio, comme biotope, bio-diversité ou biologie. Il s’est tourné dès 1959 vers l’étude du milieu au profit des enfants et du public, le plus large possible. Depuis de nombreuses années, la Région Flamande achète des territoires boisés accolés à des grandes propriétés morcelées par les effets pervers du Code Napoléon. On l’a vu à Ardoye et à Melveren. Ici la Région ne s’est pas contentée des bois. Elle a pris le contrôle de la totalité du bien, soit une centaine d’hectares en bordure desquels se trouve un château encore récent. Il n’est pas classé à cause de son jeune âge sans doute, du mépris habituel et injustifié pour les constructions éclectiques et de son appartenance à la chose publique. De ce fait il peut être regardé comme classé d’office.


Schadde

La jeunesse du château s’explique bien sûr, comme celle d’Eessen, du fait de la Première Guerre mondiale. Le château précédant qui avait été érigé par l’architecte anversois Joseph-Henri Schadde (1818-1894) à qui on doit la Bourse de Commerce d’Anvers, le château neuf de Sterrebeek, celui de Aertrycke et de Vlamertinghe, a été détruit lors du conflit de 1914-1918. Les propriétaires d’alors firent appel aux services de l’architecte ostendais J. Gunst pour réédifier un autre château grâce aux dommages de guerre versés par l’Allemagne. L’édifice actuel fut érigé de 1925 à 1929. Une plaque en pierre bleue gravée évoque ces deux bâtisses successives.

Le château reprend en partie celui de Schadde. Il est construit en briques, pierre bleue et pierre blanche. Il se présente en un seul quadrilatère posé sur un haut soubassement de caves percé de jours presque carrés. La demeure s’élève sur deux niveaux sous une toiture en bâtière close par une crête en plomb ajourée. Les niveaux sont séparés par des bandeaux larmiers alors que les baies principales sont réunies entre elles par des panneaux superbement sculptés de motifs de chasse et de pêche. Nous sommes face à la façade d’accueil orientée à l’est. Elle s’étire sur trois larges travées (il y en avait cinq avec Schadde) et se trouve limitée aux angles par des tours circulaires privées de toitures qui étaient en poivrière. L’une d’elle porte un écusson. Vers le nord, on voit surgir une autre tour, quasiment en hors-d’œuvre. Elle est à six pans et monte sur quatre niveaux y compris celui de l’encorbellement. L’accès à la maison s’effectue par un large perron orné de très beaux vases. Ce perron amène vers une travée en léger ressaut en pierre blanche et à un portail d’entrée couronné d’un arc en plein cintre.


Paire de colonnes

À hauteur du perron, deux paires de colonnes latérales soutiennent des pilastres décoratifs qui eux-mêmes semblent supporter le poids d’une lucarne de trois niveaux au décor varié et raffiné où se mêlent les influences gothiques et baroques. La façade donnant sur le parc, elle aussi précédée par un perron, est moins ornée et distribuée de manière moins rigoureuse que celle regardant au Levant. Si on trouve l’avant-corps en pierre blanche, celui-ci est bordé au nord par deux travées étroites dont une est animée d’un oriel au bel étage. Vers le sud, la seule travée alignée sur les autres est ornée d’une tour en échauguette qui s’appuie sur une arête car le reste de la façade est en fort retrait. Cette ultime travée est garnie d’un escalier donnant accès à la chapelle.

En ce qui regarde l’histoire de ce site, Valère Priem en a donné en 1998 quelques indications. Il reprend les textes de de Seyn quand il écrit que la famille de Woumen possédait ici des terres aux XIIIe et XIVe siècles. Plusieurs d’entre eux furent responsables publics du Franc de Bruges. Priem poursuit en signalant que l’Etat belge devint propriétaire de ce site au XIXe siècle.


Cela laisse quatre cents ans de vide ! Ensuite apparaît un sieur Serdolle, propriétaire de la terre qui n’était que marécages et moins porteuse de fruits que de moustiques. On ne sait rien de lui mais il semble être le vendeur dans le courant des années 1860 du territoire au baron Gustave de Coninck de Merckem (1837-1895). Celui-ci était le fils du chevalier Théodore (1807-1855) qui résidait au château de Merckem avec son épouse Marie-Thérèse Everaerd (1810-1863).
 
Paul Arren en 2001 nous apprend que Gustave fut marié à Eulalie Verhaeghe (1846-1936) et que ce couple vit s’éteindre la vie de leurs deux seuls bébés. Dès lors Mélanie une fois veuve adopta sa nièce Eliane Verhaeghe, une fille de son frère. Eliane se maria avec Auguste Kempynck, de Dixmude (1898-1951). En 1959, leurs fils Paul et Luc vendirent le domaine qui devint une réserve naturelle, une école et un centre de conférences. Depuis 1982 la Région Flamande a repris le flambeau.


SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel IX,  Hobonia 2001