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Lavaux, en pleine activité  


Château Lavaux - 4130 Esneux



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Category : Information Business Events
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  • © Philippe Farcy octobre 2008

  • © Philippe Farcy octobre 2008

  • Selon les sources locales, il s'agirait des armes des Berleur, seigneurs de Vaux, et des Nizet. © Philippe Farcy octobre 2008

  • Carte postale ancienne



Official Name Château Lavaux
Location 4130 Esneux
Construction 1277; XVIIIe siècle
Style
Architect
Occupants Atelier d’Architecture de Lavaux
Allocation Bureaux
Protection Classé le 6 novembre 1961

Last udpate: 04/01/2013


Lavaux, aussi La Vaulx ou La Vaux


Après le très extraordinaire château du Rond-Chêne perdu dans une nature toute en immensité, arrêtons-nous aux bords de l’Ourthe. Sur la rive droite il suffit d’un instant pour retenir notre regard aux murs blancs étincelants du château de la Vaulx ou la Vaux comme l’écrit Poswick dans ces célèbres Délices du Duché de Limbourg. Cet endroit d’Esneux était donc une enclave dans la principauté de Liège. Maintenant c’est ce petit château qui est enclavé entre diverses voiries ; et de son parc il ne reste qu’un bien maigre jardin ceinturé de grilles, en partie. Au sud, face au pont qui enjambe l’Ourthe un élégant portail aux piliers de pierre bleue et aux décors de fer forgé entre deux pots couverts rappelle que nous étions sous l’Ancien Régime au sein d’une seigneurie. Le métal peint de noir accueille les armes d’alliances Nizet-Berleur. De nos jours derrière les murs se trouvent de nombreux bureaux loués, l’un est d’architecture (AAL pour Atelier d’Architecture de Lavaux : www.lavaux.be) quand l’autre est une étude notariale (Urbin-Choffray) ce qui perpétue la tradition plusieurs fois centenaire, puis un troisième qui est ingénieur conseil et aussi un médecin des yeux, entre autres. Ce sont les architectes associés dont Pierre Pirard et Jean-Luc Humblet qui rachetèrent les lieux en 1993 à deux familles jusque-là propriétaires. Le château fut alors réunifié, restauré et réhabilité pour une affectation de bureaux.

Poswick signale que ce lieu était un franc fief qui dépendait directement du duc de Limbourg ce qui aurait dû permettre aux propriétaires d’éviter les contraintes militaires. Mais l’histoire locale ne permit pas souvent de vivre dans la tranquillité et l’auteur signale que les maîtres étaient souvent confrontés aux outrages des garnisons.

Henri d’Esneux, de la lignée des Sougnez fut sans doute le premier dans la liste des détenteurs. Il est cité comme tel en 1277. Une de ses nièces, Adèle, épouse de Raes de Schonau hérita du lieu. Elle décéda en 1355. Trois générations plus tard, la Vaulx était dans le patrimoine des Hoensbroeck qui régnèrent ici plusieurs générations depuis le milieu du XVe siècle jusqu’à la fin du XVIe siècle. Notons que Rolmazn de Hoensbroeck née en 1461 avait épousé très tardivement en 1521 Elisabeth de Hulsberg de Schaloen (château situé près de Valckenburg-Fauquemont, autres territoires du duché de Limbourg).


Dans la seconde moitié du XVIe siècle on comptait six co-propriétaires, tous Hoensbroeck, pour ne trouver en 1565 que Robert de Baugnée au titre de sa femme née Hoensbroeck. Par mariage la Vaulx aboutit aux Souverainpré qui à leur tour garderont les lieux bien longtemps puisqu’au milieu du XVIIIe siècle on y trouvait une Marie-Jeanne de Souverainpré, unie au notaire Lambert Berleur. Leur fille Marie-Elisabeth obtint seule la maîtrise du bien qu’elle releva en 1783. Sans doute n’était-elle pas encore mariée à l’avocat Lambert de Nizet. Ce sont leurs armes qui ornent le portail d’accès. Elle décéda en 1829 alors que lui était parti déjà en 1809. En 1820, Madame avait vendu le domaine à un neveu de son mari, le chevalier Henri-Lambert de Mélotte (1782-1829), époux d’Hélène de Thier de Nedercanne (Canne est le seul château des Pays-Bas ayant un jardin en terrasse). Leurs héritiers vendirent le lot en 1837 au notaire Demptynnes, installé à Ferrières. Sa fille hérita, ensuite ses propres enfants, du nom de Hubert, en firent autant. Puis le bien fut sans doute donné à ce qui est devenu le CPAS (Centre Public d'Action Sociale) de Liège. Ceci nous situe vers 1920. En 1976 suite à une vente publique deux familles s’installèrent sur place comme indiqué plus haut.

Le château est de petite taille, comme l’est d’ailleurs celui qui lui fait presque face, dit château de la Tour, jadis aux d’Argenteau. La demeure est de plan massé et sa face principale donne vers le sud. Au nord se trouve l’ancienne ferme en long et des communs qui formaient la basse-cour. Vers la rivière on distingue d’emblée que la façade pignon à demi-croupe, de deux niveaux et demi posée sur un haut soubassement, est flanquée d’une tour carrée engagée assez trapue en moellons de grès. Sa toiture en pavillon est brisée et à coyaux, piquée d’une ferronnerie. Une travée supplémentaire achève la face sud qui compte alors cinq travées. On peut penser qu’il y eut une tour équivalente au sud-ouest. Les baies possèdent des encadrements plats chaînés à clés. Les croisées en boiserie sont modernes. La porte d’entrée possède un linteau daté à la clé de 1781 et animé d’un cadran solaire. La terrasse est une belle chose surtout grâce à ses garde-corps . Elle a été restaurée par les nouveaux propriétaires ; une porte a été ménagée sur la face occidentale. Toujours sur la face occidentale, mais de la bâtisse cette fois, on note un passage en plein cintre pour accéder aux caves. On compte ici trois travées inégales sur trois niveaux. Le bâtiment est peint en blanc ce qui unifie les matériaux. Les toitures sont neuves et couvertes d’ardoises.



On ne visite pas mais tout cela se voit très bien de la rue.




SOURCES
:
Philippe Farcy
Guy Poswick, Les délices du duché de Limbourg, Archives verviétoises, tome IV, Verviers 1951