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Château de My - 4190 My (Ferrières)



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Category : Information Business Events
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  • Carte postale, ed. L.P. Van Grunderbeeck & Nels



Official Name Château de My
Location 4190 My (Ferrières)
Construction Environ XIVe siècle; 1727; 1805
Style
Architect
Occupants
Allocation
Protection

Last udpate: 05/08/2015

 
Histoire du Château de My
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                     7ème au 12ème siècle: premières étapes:
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                     Avec l'autorisation du bon roi Dagobert, St Remacle fonde en 648 l'abbaye de Malmédy et 2 ans plus tard, devenu évêque de Maestricht, l'abbaye de Stavelot.
                    
                     Comme il se devait à cette époque du Moyen-Age, l'abbaye eut à se défendre contre bandes de pillards et soldatesques de toutes sortes. Pour cette raison, elle renforça petit à petit sa défense par des ouvrages militaires situés à des distances relativement lointaines de son centre.
                     On sait par des recherches faites, qu'en 882, l'abbaye possède un château-fort à Logne renforcé plus tard par 4 fiefs de garde situé My, Birloz, Ferot et Ozo. En 1240, le prince-évêque de Liège, Henri de Gueldre, déposé par le pape Grégoire IV s'empare du château de Logne. Les abbés de Stavelot
                     confient alors la défense du fief de Garde de My à un homme d'armes redoutable, Grégoire Taille Fer, qui est le plus ancien seigneur de My que l'on connaisse. Sa descendance prit par la suite le non de "de My “. Nommés pour un an mais renouvelés chaque année dans leurs fonctions, devenus héréditaires, les seigneurs de My se considérèrent bien vite comme propriétaires du domaine en prélevant les impôts et en exerçant le droit de justice.-
                    
                     13ème et 14ème siècles: les de My seigneurs uniques.
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                     Pendant 2 siècles les descendants de Grégoire posséderont la seigneurie, restant fidèles aux Princes-
                     abbés de Stavelot. Ils seront mêlés de près aux heurs et malheurs du château de Logne dont ils dépendent militairement, et c'est ainsi qu'en 1429 le prince-abbé de Stavelot, Jean de Geuzaine, couvert de dettes vendit le château de Logne et ses dépendances, dont le château de My à Evrard III de la Marck; Ce dernier, ennemi juré des Princes-évêques de Liège n'eut rien de plus pressé que de remplacer Guillaume de My, 7ème seigneur de My par Persan de Hamal, issu d'une très ancienne famille et adversaire également des Princes-évêques.
                    
                     15ème et 16ème siècles: les "de My" et les "de Hamal"
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                     Les de My ne cédèrent pas aux injections d'Evrard de la Marck et restent à My. A partir de ce moment, il y aura deux seigneurs à My, les de My occupant le château et les de Hamal la Maison Forte.
                    
                     17ème siècle: trois seigneuries
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                     Vers 1625, la famille des de My et leur seigneurie passe par mariage par moitié aux de Marteau l'autre moitié allant aux de Pallant. A peu près à la même époque, la seigneurie des de Hamal passe d'abord par mariage aux Legally qui vendent leur seigneurie aux de Reymundt.
                     Il y a donc trois seigneuries à My : au château, les barons de Pallant, à la ferme, les de Marteau, à la Maison-Forte, les de Reymundt remplacés peu après par les d'Arcke van Dalem. Les trois familles se querellent et tentent par voie judiciaire d'accaparer le plus de droits à l'entièreté du domaine de My.
                    
                     Nous sommes en pleine guerre de trente ans. Par deux fois, en 1591 et en 1645, le château est incendié par les troupes combattantes hollandaises et autrichiennes. De plus, 1600 sera une année de peste effrayante qui n'épargnera pas My et fera des victimes parmi les châtelains.
                    
                     En 1645, Jeanne de Reymundt épouse un noble Hollandais, Mathias d'Arckel van Dalem aux ancêtres duquel la légende fait remonter les quatre fils Aymon si célèbres chez nous. Entretemps, les procédures judiciaires vont bon train. Après 45 ans de procédure (1625-1670) les de Marteau obtiennent restitution du château et de la part de la seigneurie y attachée. Dix ans plus tard un acte est signé à My le 2 août 1680 par lequel les d'Arckel van Dalem cèdent aux mêmes de Marteau leurs possessions dans la seigneurie sauf la maison-Forte. De cette façon, Guillaume Ernest de Marteau devient seul seigneur de My et 15e du titre. La seigneurie est à nouveau une après 250 de fractionnement.
                    
                     18e siècle
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                     Une Seigneurie - les de Martiny suivis des de Colnet. Fin des Seigneuries.
                    
                     Quand Guillaume Ernest décède, son successeur vend un an plus tard, en 1705, la Seigneurie au frère de sa femme, Ernest Ferdinand de Martiny.
                     En 1740, les d'Arckel vendent la Maison-Forte à Grégoire de Fosse, bourgmestre de Stavelot.
                     Ernest Ferdinand de Martiny sera seigneur de My pendant 60 ans, mènera une vie calme qui tranche sur la longue période de querelles écoulée. Il mourut célibataire et la Seigneurie passa en 1768 au fils de sa soeur François de Colnet.
                     La famille de Colnet était l'une de plus illustres de l'industrie du verre. Maîtres verriers depuis le 15e s, François de Colnet géra le domaine en propriétaire efficace. Son comportement humain vis à vis des paysans de son domaine lui fit conserver, sans dommages, ses propriétés pendant les troubles soulevés par la Révolution Française et il ne perdit son titre de Seigneur suite au décret du 9 Vendémiaire, an IV (1795) de la Convention qui donnait le pays de Liège, Stavelot, Malmedy et Logne à la République Française.
                     Sa mort accidentelle en 1801 dépeint l'homme. A cheval suivi d'un domestique, François de Colnet voulut passer l'Ourthe à gué malgré la force du courant en cette période d'hiver. Un paysan chercha à l'en dissuader mais, comme il avait eu maille à partir avec lui, François de Colnet , trop fier et rancunier, lui lança un f... la paix et entra dans la rivière et fut emporté par le courant. Son lourd manteau à pélerines superposées se rabattit sur sa tête. Il ne put se dépétrer et mourut asphyxié.
                    
                     19e siècle
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                     les de Pasquet d'Acos - les Fivé - les Wibin-Gillard.
                    
                     Nous sommes au début du 19e dont le romantisme aura des répercussions jusqu'au château de My. Ce furent ses deux soeurs qui succédèrent à François de Colnet. Sa soeur Marie-Constance, veuve de François Pasquet d'Acos, obtint dans sa part le domaine de My passa à sa mort à sa fille Philippine malgré qu'elle l'eut déshéritée pour raison de mariage avec un jeune officier des hussards, Arnold Fivé, qui en 1806 cantonna à My avec son régiment et fut hébergé au château.
                     Les circonstances du mariage furent romanesques. La mère de Philippine ne consentant pas au mariage, Arnold Fivé enleva la jeune fille et la conduisit chez ses parents à Liège pour y demeurer le temps nécessaire aux formalités de "sommation respectueuse". De ce mariage naquirent deux filles et, l'histoire de la famille de répétant , l'une d'elles, Jeanne, imita sa mère et , n'obtenant pas le consentement de son père qui semblait oublier les circonstances de son propre mariage se fit enlever par un jeune médecin de Filot, Charles Biron; pour pouvoir, après "sommation respectueuse" l'épouser. Comme dans le cas de sa mère, elle fut déshéritée du maximum légal et le château échut à sa soeur Eléonore. Eléonore épousa Nicolas Wibin-Gillard qui avait hérité de son oncle Erasme Gillard de la Maison-Forte de My (pour rappel vendue en I740 par les d'Arckel à Grégoire de Fosse, bourgmestre de Stavelot, et qui passa par donation à une petite nièce de Grégoire de Fosse, épouse d'Erasme Gillard, ce qui justifie l'appellation actuelle de Maison Gillard) . Par ce mariage, la dernière parcelle manquante de l' ancienne Seigneurie reprenait sa place dans l'ensemble.
                     Tout semblait donc s'arranger au mieux pour le maintien de l'unité du domaine de My et sa possession familiale ancestrale. De plus Nicolas Wibin-Gillard se montrait administrateur avisé de ses biens. Il alla jusqu'à remettre en activité l'exploitation d'une mine de fer située dans ses terres. Celle-ci fut d'un excellent rapport. Il mourut inopinément d'une fièvre maligne le 1 mai 1849. Sa Veuve poursuivit avec succès la gestion du domaine et l'exploitation de la mine de fer ce qui lui permit entre autres l'achat de la propriété du Palogne qui comprenait les ruines du château de Logne qui avait été à l'origine de la création du Fief de Garde de My.
                    
                     Le mariage de sa fille Laure vint malheureusement troubler l'entente familiale. Ce mariage avec un jeune pianiste, Auguste Dupont, pourtant de réputation européen ne répondait pas aux ambitions d'Eléonore Wibin-Gillard qui déshérita sa fille comme cela avait été le Cas deux de ses aïeules. Les relations familiales ne furent pourtant pas rompues, quoique Laure fortement défavorisée savait qu' elle n'aurait aucune part dans le domaine de My.
                     A la mort de se mère, ses trois frères s'en tinrent strictement à l'application de la volonté de la défunte se réservant exclusivement par voie de succession le domaine de My qui échut finalement à Ange Wibin-Gillard, héritier par le sang de ses biens, qui furent complètement spoliés de leur héritage par les dispositions testamentaires qu'il laissa
                     Ange Wibin-Gillard mourut le 11 aout 1924, laissant par testament le domaine de My à la ville de Bruxelles et à son défaut aux hospices de ladite Ville à d'y établir à perpétuité un orphelinat".
                     Né des besoins des batailles que les puissants se livrèrent dans le pays, le château de My devenait ainsi un lieu de paix pour les plus démunis, des orphelins.
                     C'est ce qu'il faut retenir de l'histoire du château de My plutôt que toutes les querelles et procès qu'il suscita.





SOURCES:
Le château de My, http://www.levisiteur.be/PageGU-A/PageGU-A-CHAT_MY-0100.htm (ci-dessus)
Pierre Hanquet, Raymondi (Raymundi, de Raymundt), Le Parchemin, n° 216, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, novembre-décembre 1981