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Hassonville en mains espagnoles


Château d'Hassonville - 6900 Aye (Marche-en-Famenne)



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  • Le château de Hassonville est une demeure éclectique qui cache mal sa véritable ancienneté et ses attraits pour des seigneurs étrangers. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

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Nom Officiel Château d'Hassonville
Localisation 6900 Aye (Marche-en-Famenne)
Construction 1687; XIXe et XXe siècles
Style Traditionnel
Architecte
Occupants Château d'Hassonville
Affectation Hôtel-restaurant
Protection Bien non classé

Dernière mise à jour : 03/01/2013


Une maison pour châtelains éphémères.


Comme beaucoup de résidences issues de l’Ancien Régime, Hassonville eut à subir les modernisations de confort réclamées à la fin du XIXe siècle par des gens sans doute trop riches dont la retenue n’était pas la première qualité. Cela explique que le château tel qu’il se présente offre une impression d’éclectisme peu équilibré ce qui se traduit par un certain effet ostentatoire. Ceci n’empêche pas le site de 55 hectares de posséder un charme certain. Les Rodrigues, actuels propriétaires, ont amélioré la demeure et donné au parc un air de majesté. Ils débarquèrent à Hassonville en 1986 après le décès des propriétaires précédents. Espagnols d’origine, Anversois depuis longtemps, ils succédaient ainsi à deux demoiselles nées Drion du Chapois. La première se prénommait Gisèle; la seconde était Marie-Thérèse. Elles naquirent à Feluy en 1901 et 1902 des œuvres de Ferdinand (1871-1926) et de sa cousine Joséphine Bouvelle (1872-1932); Madame Bouvelle mère était une Pirmez. Paul-Alphonse Henry (1812-1897) fit de Hassonville ce qu’il est à présent. Il était de cette famille nombreuse dont les diverses branches prirent comme complément à leur patronyme les lieux d’Hassonville, de Generet et de Frahan. Les Henry arrivèrent ici en 1857. Avant eux, le château avait connu une longue histoire. D’après Paul de Borman, « le domaine était une cour de justice au Moyen Âge, dépendant de la Roche. Les premiers documents en attestent dès 1356 quand Hubert de Waha y officiait ».



Relais de chasse de Louis XIV


A partir du XVe siècle, la seigneurie sera rattachée à celle de Humain, pairie du comté de la Roche. En 1450, on sait que Henri Botier de Fexhe gouvernait cette terre. Par sa fille Catherine, le fief passa aux Boulant. Divers héritages apportèrent le château dans les mains de Jean-Richard de Scönenberg puis dans celles de Gérard de Schwarzenberg. Le fils de ce dernier, Edmond, se ruina. Il se sépara du domaine avant 1656 en faveur de Jean de Jemeppe, qui céda le lot illico à un sieur de Ville. Enfin, Charles de La Véranderie, gouverneur de Marche-en-Famenne, prit possession de Hassonville le 16 août 1686 contre un tout petit millier de florins. Deux ans plus tard, lors du conflit opposant la France à la Ligue d’Augsbourg, les troupes de Louis XIV s’installèrent sous les murailles et les vingt-quatre tours de la cité, construites en 1311 par Jean l’Aveugle. La destruction de ce système défensif fut quasiment complète. Il ne reste qu’une tour dite de « La Juniesse »; elle abrite le musée de la dentelle. Louis XIV voulut, dit la tradition, faire de Hassonville un relais de chasse. À partir du XVIIIe siècle, la famille de Belhoste tint le domaine qui comprenait alors quelque 650 hectares de terres et de bois. Maximilien de Belhoste (1760-1845) sera le dernier de cette famille à résider à Hassonville.

Il légua le château à son neveu Frantz de Neunheuser. En 1857, ce dernier décida de vendre à Paul-Alphonse Henry. Charles Henry (1844-1922), fils du précédent, vendit le domaine en 1911 au baron Ferdinand Drion du Chapois. Le château, construit totalement en moellons de calcaire, se présente comme un quadrilatère dont le petit côté, qui regarde vers l’est et qui est aussi le plus parlant, compte deux tours circulaires engagées, sommées de toitures en poivrière couvertes d’ardoises. Elles ne sont larges que d’une travée chacune, enserrant un massif central lui aussi limité à une travée et sommé d’un curieux pignon. Ces trois éléments montent sur trois niveaux posés sur un soubassement percé de jours carrés. Ils sont poursuivis par un mur qui limite la cour intérieure. La façade orientée au sud comporte un premier massif composé de trois travées placées sous un pignon mouvementé. Un corps de logis supplémentaire élargit l’édifice d’autant plus qu’il a été aménagé en véranda.



SOURCES:
Philippe Farcy
Paul de Borman, Hassonville, Le Parchemin, 56e année, n° 273, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, mai-juin 1991