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Voordt, ah la belle maison


Château de Voort - 3840 Voort (Borgloon)



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  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Nom Officiel Château de Voort
Localisation 3840 Voort (Borgloon)
Construction XIVe siècle
Style
Architecte
Occupants
Affectation Résidence privé
Protection

Dernière mise à jour : 04/01/2013


Il ne reste à dire vrai que les dépendances et la ferme car le château a disparu en 1943. Un fait de guerre tragique lui coûta la vie. Un Lancaster s'est abîmé sur lui. Fatalité !
 
En 1943, le 18 novembre, un bombardier Lancaster de la RAF revenant d'Allemagne, où il était parti lancer ses bombes sur Berlin, s'écrasa sur une des plus belles demeures du Limbourg anciennement liégeois. Il avait été touché par la DCA (défense contre avions) germanique et plana jusqu'à tomber pile sur le château de style Louis XV, qui était autant rempli d'oeuvres d'art que de munitions. Il ne resta rien de rien sauf des souvenirs fugaces et des images de carte postale, comme celle ci-dessus. Trois hélices gisent encore dans la prairie en face de l'ancien emplacement du château. Quel drame ! Il ne fit pourtant qu'un mort, le pilote néo-zélandais Albert Andrew Johnson; ses collègues avaient sauté à temps. Les dépendances en briques qui furent en partie reconstruites dans un style néoclassique simple et élégant, et la tour porche ont survécu.
 
 
 
 

Ferme

Le passage s'effectue sous un arc en plein cintre et mène à la cour de la ferme, lieu remarquable en tant que tel. Elle est munie de sa propre entrée. La ferme présente une surprenante architecture de gare. Celle-ci abrite depuis moins d'un an des Bed and Breakfast avec possibilité de randonnées à cheval à travers cette belle région fruitière qu'est la Hesbaye limbourgeoise. Daris en 1865 et Herckenrode en 1845, avaient rédigé des textes sur ce lieu. Le premier seigneur cité en ce domaine situé à 2 km de Looz (Borgloon) est Conrard de Voerda ou de Voordt qui vivait en 1340.

Il faut remonter en 1510 pour trouver le deuxième jalon, à savoir lorsque la terre est relevée par Conrard de Malborch ou Malbourg qui en hérita de sa mère née Voordt. En 1534, à travers le mariage de Jeanne de Malborch et de son cousin lointain Laurent (Le) Cockin, natif de Liège, le domaine fut transmis à cette famille qui finit par effacer son Cockin pour le nom de la terre de Voordt. Les Cockin étaient des gens de qualité, comme en témoigne une alliance avec un Potier, mayeur de Liège en 1519. Laurent Le Cockin était le père d'Edmond et de Catherine de Hulsberg, issue des maîtres du puissant château contigu à celui de Voordt.


Puissants seigneurs

Les nouveaux Voordt de cette origine se maintinrent ici jusqu'en 1733. En 1711, le château passa au baron Gilles de Tollet car il avait épousé Marie-Victoire de Voordt, descendante de Conrard de Malborch. Marie-Victoire devint en 1721 dame de Brusthem, Rijckel, Aelst (sur la Petite Gette) et Voordt. Dernière de son nom, elle était la fille de Jean-André, et la nièce d'Edmond-Conrard de Voordt, baron de Voordt, sire de Cortenacken grâce aux Hulsberg dont il avait épousé Victoire en 1678. Edmond-Conrard fut mayeur de Liège en 1689, 1700 et 1713 et chambellan du prince évêque. Il posa la première pierre de l'actuel Hôtel de Ville de Liège. Les Tollet étaient célèbres à Liège, notamment grâce à Jean qui fut mayeur de la cité mosane en 1535, 1539 et 1547. Gilles de Tollet, dernier de son nom lui aussi, était général major dans les armées de l'empire autrichien. Il fut gouverneur de Hermanstad (Sibiu), en Transylvanie roumaine où il mourut. Marie-Victoire, veuve en 1716, épousa alors Jean-Antoine Turinetti en 1717, en l'église Sainte-Gertrude de Louvain. Il était marquis de Pacangliery, lieutenant-général d'infanterie et ambassadeur pour l'Autriche en Suisse.

En 1733, les Turinetti vendirent Voordt, Brusthem et Rijckel au baron de Sottelet, un ponte de l'administration domaniale de l'empire autrichien. Il mourut en 1760 à Liège. Avant de passer dans l'autre monde, Sottelet avait vendu Voordt et Rijckel à Marguerite Lefebvre, épouse de Jean-Guillaume Jamar. Ceux-ci cédèrent à leur tour Voordt et Rijckel au baron Pierre-Antoine de Tiribu de Berlingen dont la mère était une Pitteurs, quand son épouse était une Zeegraet de Rullingen. Par succession des Tiribu, Voordt passa alors en 1778 au comte Philippe-Robert d'Arschot-Schoonhoven, baron de Waenrode. Il mourut en 1846 et son fils le comte Guillaume d'Arschot hérita. Puis il vendit les terres de Voordt et de Mettecoven au baron Victor de Tornaco en 1868. En 1960, le baron Raymond de Tornaco laissa le domaine qui n'a jamais été divisé à sa fille la vicomtesse Philippe le Hardy de Beaulieu. Le territoire est depuis lors dans cette famille.

On ne visite pas. Des chiens veillent au grain.


SOURCES:
Philippe Farcy, Voordt, ah la belle maison, LaLibre.be, Vie de Château 434, 15 février 2008 http://www.lalibre.be/archives/divers/article/402225/voordt-ah-la-belle-maison.html