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L'esprit liégeois de Wamont reste intact


Kasteel van Waasmont - 3401 Waasmont (Landen)



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  • La simplicité du corps de logis est typique des choix esthétiques en principauté de Liège au XVIIIe siècle. © Philippe Farcy

  • L’actuelle façade arrière de Wamont était sans doute jadis celle de l’accès. © Philippe Farcy



Nom Officiel Kasteel van Waasmont
Localisation 3401 Waasmont (Landen)
Construction Vers 1770
Style Louis XV liégeois
Architecte
Occupants
Affectation Résidence privée
Protection Bien non classé

Dernière mise à jour : 06/01/2013


Un peu de classicisme dans la campagne hesbignonne.

Wamont (Waasmont) est situé à côté de Houtain-l'Évêque (Walshoutem), dans le canton de Landen. Le village était liégeois jusqu’en 1964 quand on opéra une fusion politique; celle-ci plaça le hameau dans le giron du Brabant flamand. D’après le dictionnaire des communes de Belgique publié par le Crédit Communal, la plus ancienne mention de Wamont remonte à l’an 946. Toutefois les lieux étaient déjà habités sous l’époque romaine comme en témoigne un tumulus imposant, dit de Weersberg, qui servit de lieu de repère aux armées de Louis XIV lors de la première bataille de Neerwinden (juillet 1693), autre village situé près de Landen.


Mixité des pouvoirs

La petite église de Wamont dépendait sous l’Ancien Régime du chapitre cathédrale de Saint-Lambert à Liège. Toutefois la haute justice a été détenue longtemps, entre les années 1500 et la Révolution française, par les ducs de Brabant. Le village a donc toujours cultivé une certaine mixité. Le plus ancien seigneur connu est Jean van der Heyden, présent en ces lieux vers 1678. Comment a-t-il abouti ici ? C’est un mystère. R. Delmeire a écrit récemment une note sur l’entité pour les Journées du Patrimoine 2003. L’auteur signale que vers 1670 apparaît à Wamont Martin de Sonval (1621-1718), natif de Vieux-Waleffes. Il fut inhumé dans la première église détruite en 1738. Son descendant Jean-François de Sonval, né en 1666 et marié en 1698 à Marie de Putzeyse, eut un fils prénommé comme lui, Jean-François. Ce dernier né en 1701 fut uni en 1730 à Marie-Joseph de Braze. Ils eurent à leur tour trois enfants mâles. Les deux premiers furent religieux, intégrés à l’abbaye de Saint-Laurent à Liège. Le troisième prénommé Philippe-Bernard (1749-1836) est l’édificateur du château actuel. Seigneur de Wamont, il résidait à Liège près de l’église Saint-Pierre.


Une sucrerie des Mévius

R. Delmeire signale ensuite que le château fut occupé de 1828 à 1837 par le prêtre Georges Henrotte. À la mort du sieur de Sonval, le château fut sans doute vendu par sa descendance. Il faut attendre 1847 pour trouver le nouveau maître des lieux en la personne d’Albert Marneffe, citoyen de Louvain et haut responsable de la brasserie Artois. À cette époque, le territoire du domaine s’étendait sur près de 11 hectares. Il en reste un peu moins de quatre aujourd’hui, d’autant plus que la très belle ferme en carré qui en faisait partie a été vendue jadis à la famille Grégoire.


Dès 1848, Albert Marneffe fit procéder à des agrandissements de manière à installer dans le parc un moulin à farine à vapeur et une sucrerie. En 1873 on retrouvera à la tête de la sucrerie le baron (1871) Gustave de Mévius (1834-1877) et consorts. Au décès de Gustave, son fils Eugène prit la tête de la Sucrerie de Wamont s.a. Au début du XXe siècle, le château mais pas les bâtiments de la sucrerie, sera occupé par des religieuses françaises venues d’Ardèche. Elles avaient été chassées de France par les lois Combes. Il s’agissait des Sœurs de Notre-Dame de Tournon. En 1918 le bien sera vendu par la firme à Marie-Joseph et Auguste-Hubert Jadoul (Marlinnes, 1877 – Wamont 1960). Il sera mayeur du village de 1947 à 1952.

Le 13 octobre 1965, Edmond Eckelmans, décédé le 19 mai 1990, mari et père des actuels propriétaires acheta le château et son charmant parc.



Édifice simple et élégant

La simplicité de cette maison est évidente. La façade sud que l’on voit de la rue donne sur le parc. Elle sert d’accès à la demeure. Construite en briques et pierre bleue pour les décors de chaînage d’angles et les encadrements de baies, elle s’élève sur deux niveaux posés sur un soubassement ajouré. Le perron central précède la porte d’entrée. Celle-ci est bordée de part et d’autre de quatre travées. Les baies sont à arcs bombés à clé. Quant à la toiture en bâtière et à croupes, couverte d’ardoises, elle est constituée d’un Mansard animé de cinq lucarnes à bâtière. La façade latérale ouest monte sur trois niveaux et est assortie de quatre jours plus un accès vers une terrasse moderne. La façade nord compte elle aussi neuf travées regroupées par trois. Celles du centre sont en légère avancée et limitées par des chaînages d’angles dont les arètes font office de piliers plats venus soutenir le fronton triangulaire dépourvu de décor.


On ne visite pas. Le château se voit de la rue.


SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004