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Guirsch une des merveilles arlonaises


Château de Guirsch - 6704 Guirsch (Arlon)



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  • Carte poostale envoyée en 1922, ed. A. Kayser



Nom Officiel Château de Guirsch
Localisation 6704 Guirsch (Arlon)
Construction 1749-1763
Style
Architecte
Occupants
Affectation Résidence privée
Protection

Dernière mise à jour : 12/01/2013


Au nord-est d'Arlon, perdu dans les campagnes vers Diekirsch, le domaine de Guirsch est un des plus beaux endroits non seulement de la province du Luxembourg belge, mais du royaume en totalité. Il domine la vallée de l'Attert. Il n'existe que peu de domaines presque intégralement préservés depuis plus de 250 ans. C'est le cas ici comme cela l'est à Ansembourg, à Corroy-le-Château près de Namur ou à Espierres en Flandre occidentale.


Guirsch était peut-être un ancien repère de vautours dit Emile Tandel qui a scruté l'étymologie et il est vrai que de la plus grande hauteur du village on admire à presque 360° les paysages royaux et grand-ducaux. Selon M. Heinen, Attila, autre genre de vautour, aurait campé sur les hauteurs de Guirsch. Mais la chose est dite avec bien peu de preuve comme on le faisait au XIXe siècle ce qui permit à d'autres « historiens » de dire que César serait passé à Pitet, près de Huy. A l'époque médiévale, le village de Guirsch se reposait sur un château-fort qui fut démentelé sur ordre de Philippe le Bon, dont les armées étaient dirigées par le fameux Antoine de Croÿ. La forteresse fut abattue en 1453 et le village itou, choses que détenaient les Giers; l'ensemble repassa à la Couronne. En 1505, le roi d'Espagne vendit le domaine à Valérien de Busleyden qui construisit un deuxième château et un peu moins de cent ans plus tard arriva un nouveau maître, Jean de Cobreville dont nous allons reparler. Le village de Guirsch possède un puits qui n'est pas sans célébrité. En effet il en sort des eaux qui servaient jadis à traiter tant bien que mal, les épilepsies. Saint Willibrod en aurait usé pour baptiser les païens des environs. Dès lors, la petite église du village lui est dédiée. Elle renferme quelques tombes et de belles pierres dont celles des barons de Cobreville, mais pas celle de Jean et de sa femme Marie de Liefvelt, venue de Malines, signale l'abbé Henri Jacob, car ils sont enterrés à Nives.



Jean (1549-1597) fut le meilleur homme de cette maison et sans doute le plus puissant de toute sa lignée. Grand prévôt d'Ardenne, prévôt de Bastogne et de Marche-en-Famenne, receveur des Aides, capitaine propriétaire de 200 arquebusiers à cheval, il était seigneur de Cobreville, de Nives, de Sûre, de Humain et de Remlange avant de le devenir à Rolley (Rollé) qu'il acheta aux Boullant. Puis entre 1590 et 1591 il mit une couronne à ses achats en emportant Guirsch qui était indivis entre les Busleyden (l'un d'eux était bourgmestre de Bruxelles) et deux branches des puissants Eynatten de Schoonhoven (chatelains à Bolland et à Rotselaer, à Hanret et à Thys (près de Crisnée), notamment). Cent ans plus tard, vers 1690, Guirsch tomba dans l'escarcelle de leurs cousins Bettenhoven, sires de Bertrange, après que le domaine fut hérité par Charles puis sa soeur Marguerite de Cobreville, épouse de Jérôme de Vaucleroy. Mais ils moururent en 1662 et 1663. Et après les Bettenhoven ce fut le tour des barons de Marches, originaires de Gascogne, mais cousins aussi via les Reiffenberg d'entrer à Guirsch. Le premier fut André, né en 1707; il devint aussi sire d'Ell et de Hondelange, de Paret et de Reimling. On lui doit le troisième et actuel château, construit en deux phases entre 1749 et 1763. Son petit-fils le baron Charles de Marches eut Charles de Lorraine comme parrain, ce qui situe la position sociale des seigneurs de Guirsch. L'arrière-petite-fille de Charles, Pauline de Marches (1847-1921), épousa en 1866 le futur baron Emile de Wykerslooth de Rooyesteyn (1837-1909). Cette union fit entrer Guirsch dans cette famille originaire d'Utrecht; elle y réside toujours. Le domaine est privé et classé depuis le 16 octobre 1975. Il se voit assez bien de la chaussée (avec une petite échelle c'est mieux encore car il y a de nombreux murs de calcaire), sauf la façade donnant sur les prairies en contrebas, au sud, qui ne se voit de nulle part. Le jardin clos dessinné à la française regarde vers le sud-ouest depuis la haute cour. Sinon ce ne sont que grands bois et bosquets qui empêchent la vue d'en bas, protégeant la maison des importuns dont nous fûmes naguère et non point jadis.

On accède à la maison seigneuriale par la basse cour comme à Rolley. Pour cela il faut passer un premier corps de logis du XVIIIe siècle agrandis vers 1840 pour le personnel de ferme et piqué en son centre d'une tour-porche de 1763 ornée des armoiries d'alliance Marches-Vilain XIIII. Au-delà, sur la gauche se développe en L le logis du fermier et des étables plus le fenil. Cette basse-cour est fermée d'avec la haute-cour par une grille tenue par de beaux piliers. D'ici la vue du château est des plus sympathique. La maison des maîtres se développe à son tour en L. Les bâtiments se poursuivent ainsi depuis la ferme et forme un U magistral de plus de 80 mètres. En longeant les remises et les écuries on arrive devant le perron d'une maison gracieuse et relativement sobre, classique et d'esprit Louis XV. La maison datée de 1749 ne monte que sur deux étages, séparés par des bandeaux. On ne compte que sept fenêtres en double corps et irrégulièrement percées. Le portail est timbré des armes Marches-Reiffenberg. A l'arrière, par la forte déclivité, la demeure compte trois niveaux. On aperçoit alors la totalité de la tour d'angle érigée vers 1870 qui respecte les lignes anciennes. Le tout est enduit et les angles chaînés, et le regard à tant de grâce est à son tour enchaîné. Les chiens ne sont pas loin d'être méchants et de peu symapthiques sorcières dans les parages feront fuir les moins hardis !!! Et comme le dit la devise des Cobreville vous serez reçus« Quand Dieu Voudra » !!