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Gentinnes


Château de Gentinnes - 1450 Gentinnes (Chastre)



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  • © Philippe Farcy

  • La Chapelle-Mémorial Kongolo © Philippe Farcy



Nom Officiel Château de Gentinnes
Localisation 1450 Gentinnes (Chastre)
Construction XIe siècle; 1645; XVIIIe siècle; 1910-1912; mémorial Kongolo 1963-1967
Style
Architecte 1963-1967 (mémorial Kongolo): Jeandrain
Occupants Château de Gentinnes - Mémorial Kongolo (Congrégation du Saint-Esprit et du Saint Cœur de Marie)
Affectation Communauté spirituelle
Protection

Dernière mise à jour : 08/01/2013


Le château des d’Udekem fut un collège et devint une maison d’accueil. Les Pères du Saint­Esprit l’entretiennent avec foi et vigueur.

Quand on n’est pas prévenu et que l’on court les lieux ouverts pour les Journées du Patrimoine comme ce fut le cas ici en septembre 2012, la surprise de découvrir Gentinnes est intense. Quelle belle maison que celle­là, toute en longueur, joliment peinte, bien équilibrée et posée en fond de perspective. Une allée de terre mène à la cour d’honneur agrémentée sur la gauche par une église isolée datant des années 1963-­1967; elle est de très belle facture et donne un ton particulier à l’endroit, genre un peu colonial. C’est le mémorial Kongolo érigé sur les plans de l’architecte Jeandrain de Gembloux, en souvenir des missionnaires de l’Ordre spiritain massacrés en janvier 1962 et jetés au fleuve Congo; neuf d’entre eux étaient des anciens de Gentinnes. L’inauguration eut lieu le 7 mai 1967. Les très beaux vitraux sont l’œuvre d’Yves Dehais, de Nantes.

Ceci dit le château est prolongé sur sa gauche par un immeuble d’appartements qui ressemble à des kots et qui manque d’élégance; il date de 1961-­1962. Par contre, sur la droite, une aile de retour du château donne une autre importance au bâti et un oriel attire le regard autant qu’une tour à toit bulbeux. Il s’agit d’une aile construite par les pères spiritains français, arrivés ici en 1903. Cette aile neuve de 1910-­1912, composée de cuisines, de lavoirs, de chambres et de la chapelle qui imposa l’oriel pour les vitraux sur les trois pans, fit se joindre le château et la grange de la ferme.

En parlant de travées, le château en aligne quand même dix-­huit sur sa façade principale, sur deux étages et sous une toiture en bâtière piquée de lucarnes pour la moitié de travées. Les lucarnes sont passantes et datent du XXe siècle. Ici aussi des travaux d’aménagements furent consentis par les pères spiritains car l’aile comportait au rez trois arcades en plein cintres accolées, nécessaires pour les remises à voitures. Dès lors, les cinq baies de gauche étaient destinées au personnel en charge des équipages. Et entre la dernière arcade et le pignon, il restait bien huit mètres de murs aveugles. Le château a donc beaucoup changé. Il a été agrandi et aménagé voice une centaine d’années du fait de son changement d’affectation. Ceci fait partie d’une longue histoire que les rares sources énoncent avec parcimonie.

Seydoux et Bataille en 1980 évoquent l’existence d’un domaine dépendant du duché de Brabant, connu depuis le XIe siècle. Au XIVe siècle, Gentinnes appartenait aux Fourvie dont nous ne savons rien. La veuve de Charles de Fourneau, sire de Ternat, hérita de Gentinnes. Elle était née Catherine de Brandebourg. Cela nous situe vers 1550.

En 1645, le domaine fut acheté par Thomas Lopez de Ulloa, baron de Limal qui fit construire un nouveau château ici. Le domaine passa au XVIIIe siècle à Robert d’Udekem qui devint baron dudit lieu et c’est à lui que l’on doit le château actuel dans son apparence classique. Le château passa à la génération suivante aux van den Berghe de Limminghe à travers le mariage de Françoise-­Caroline d’Udekem avec Philippe-­Joseph van den Berghe (vers 1723-­1810). Leur fils Eugène-­François (1758-­1812) hérita brièvement du domaine. Il avait épousé Maximilienne d’Alegambe et en eut un fils au moins, prénommé Eugène-­François (1797-­1870). Ce dernier épousa sa cousine germaine Marie­-Emilie d’Alegambe qui lui donna deux fils. Le plus jeune, Alfred (1834-­1861), s’en alla trop jeune et ne laissa personne, ne s’étant pas marié. Son frère aîné Léon (1826­-1891) convola avec Louise du Mortier mais cette union ne porta aucun fruit. Une fois veuve, la comtesse Léon de Limminghe décida de vendre Gentinnes qui était une seconde résidence. Elle habitait à Gesves où son mari était décédé le 8 février. L’acte de vente eut lieu chez le notaire Roberti à Louvain le 25 juin 1898 en faveur de M. Wégimont, Anversois, homme d’affaires et catholique fervent.

Le 30 décembre 1903, Wégimont vendit Gentinnes aux actuels propriétaires, pères spiritains venant de Merville, chassés de France par les lois Combes. Une école fut créée et elle comptait 110 élèves en 1914. Les diplômes ne furent homologués qu’à partir de 1952. Le college fut fermé en 1969. A présent, Gentinnes vit de prières et du recueillement de gens venus d’horizons très différents.



SOURCES:
Philippe Farcy, Gentinnes en prières, Vie de Château 649, La Libre Belgique 13 décembre 2012
Jean-Pierre Arte, Gentinnes, histoire et vocation, in Un reflet dans le miroir du Reflex: ancien et nouveau Charleroi, dernière mise à jour le 9 mars 2011 http://jeanpierre-arte.e-monsite.com/rubrique,gentinnes,1240977.html
Chapelle-Mémorial Kongolo de Gentinnes, Wikipedia

Jean Bataille et Philippe Seydoux, Châteaux et manoirs du Brabant,  Éditions de la Morande 1980