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Cannarts'hof, fief lossain et liégeois


Cannart's Hof - 3512 Stevoort (Hasselt)



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  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Nom Officiel Cannart's Hof
Localisation 3512 Stevoort (Hasselt)
Construction XIVe siècle; 1648; 1653; 1714; fin XIXe siècle; 1903
Style Gothique, néotraditionnel, traditionnel
Architecte
Occupants
Affectation
Protection

Dernière mise à jour : 04/01/2013


 

Le château de Cannart est mentionné comme fief depuis le XVe siècle. Jadis, cette terre était au comté de Looz puis liégeoise après 1350.

Nous sommes à l'extérieur de Stevordt, vers Hasselt. Stevordt compta deux seigneuries principales situées au sud et au nord de la Herck. Le village comptait en outre plus d'une dizaine de cours de tenanciers et encore deux fiefs lossains (du comté de Looz), à savoir Schouburg et le présent Cannart.

Le Cannarts'hof fit l'objet d'une première mention comme fief dans un acte du 13 juillet 1404 quand Arnold Cannart releva 22 bonniers sous Stevordt. Il était marié à Marie de Rode (dépendance de Kermpt). Arnold mourut avant 1434. Son fils Guillaume lui succéda. Le bien fut relevé en 1535 par Guillaume Cannart. Son fils Gaspar van der Heelen dit Cannart releva le fief en 1540. Il mourut en 1572, après avoir épousé Marie d'Eynatten, fille de Louis, sire de Thys et d'Elisabeth de Jaymaert. En 1577, le frère de Gaspard, Jean Cannart reprit le bien par achat près de ses neveux orphelins. Mayeur de Stevordt et de Berbrouck, il résidait à Saint-Trond en 1576 et à Tongres en 1596. Il avait épousé Marguerite van den Bosch, de Mélin (Millen), fille de Michel et de Marguerite de Repen.

Son fils Lambert, né ici en 1597, mourut à Lierre en 1677.


Puissants Hinnisdael

Par lui, les Cannart s'en allèrent vers Anvers. En 1644, les Hinnisdael, sires de Kerckom, déjà rencontrés du côté de Craïnhem, à Wemmel et à Meise, prirent le contrôle de cette terre sur laquelle venait d'être construits des bâtiments, à la fin du XVIe siècle. Léon de Herckenrode cite en premier Jean de Hinnisdael, gouverneur des forts de Spinola et de Kieldrecht, fils de Daniel et de Judith de Bailge. Ensuite le bien atterrit chez un neveu, Philippe, baron de Fumal, capitaine, seigneur de Graetzen, époux depuis 1673 de la comtesse Catherine de Walenrode. Le bien fut transmis à leur fils Jean-Herman, mort en 1728, baron de Fumal, sire de Ferfay en Artois, de Fressy et de Zillebeecke et de Cannart. Il avait épousé en 1714, Marie-Claire (des comtes) de Carnin et de Staden, fille du marquis de Lillers. Le cousin de Jean-Herman, François de Hinnisdael, descendant par sa grand-mère des Beeckman (sires de Vieusart), fut seigneur de Bétho, Oleye ?, Soumagne, Mélin, Grand-Axhe, des Saints-Etienne, Pierre et Lambert sur la Woluwe par son mariage avec Florence de Berchem, héritière de Tongelaer et de Craïnhem. Cannart passa ensuite au fils de Jean-Herman. Il se prénommait Adrien. Né en 1718, il épousa en 1747 Marie-Philippine (des barons) de Bournel. Ensuite ce fut sans doute le tour de leur petit-fils, Charles-Alexandre, comte de Hinisdael, baron de Fumal et conseiller d'ambassade. Sa veuve, en 1818, opéra la vente de Cannart. L'acheteur fut Laurent-Regnier Palmers, né le 10 août 1765. Il était distillateur de genièvre dans la région de Hasselt et fit avant son décès survenu le 28 août 1839, une belle fortune. Il acheta outre Cannart, le château de Mariaburcht à Stevordt, celui du Burg à Lummen (revendu en 1837 aux Briers de Lumey), celui de Pitelbeeck à Hasselt (passé aux Ortmans puis aux Potter de Zinzerling) et celui de Terlamen à Zolder. Le château de Cannart resta aux Palmers jusqu'à Albert, missionnaire en Chine, enterré près de Taïpeï. A la mort du missionnaire, le château fut une ultime fois vendu.

Château-ferme

Le domaine est de nos jours, un château-ferme mais privé de ses douves qui séparaient haute et basse cours. Il se présente tel en U non jointif. La cour de la ferme est close par des corps de bâtiments relativement récents. Le logis s'étire en deux éléments sur quatre travées inégales; le second est plus bas que le premier et sans doute fut-il ajouté à la partie principale. Les édifices sont construits en totalité en briques, soulignées par de la pierre blanche pour les décors dont les chaînages d'angles. Les toitures en bâtière sont limitées par des pignons à crénelages et sont couvertes de tuiles. On compte deux niveaux partout dans la résidence, plus deux niveaux dans les toitures. Le versant oriental comporte deux baies latérales posées au nord, plus quatre jours inscrits dans le pignon décorés de bandeaux plats. L'accès à la maison s'effectue par un portail fort intéressant en plein cintre dont les montants sont décorés de pointes de diamants. L'aile principale de l'annexe agricole, agrandie en 1903, présente elle aussi un pignon crénelé. Elle est animée par une tour pigeonnier.


On ne visite pas.



SOURCES:
Philippe Farcy, Cannarts'hof, fief lossain et liégeois, LaLibre.be, Vie de Château 431, 25 janvier 2008
http://www.lalibre.be/archives/divers/article/397773/cannarts-hof-fief-lossain-et-liegeois.html