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Goyer, retour aux délices artistiques


Kasteel Hasselbrouck - 3890 Jeuk (Gingelom)



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  • © Paul Hermans 18 maart 2008 GNU Free Documentation License



Nom Officiel Kasteel Hasselbrouck
Localisation 3890 Jeuk (Gingelom)
Construction XVIIe siècle; 1770-1780
Style Mosan traditionel
Architecte
Occupants Mezo Art Foundation
Affectation Galerie d'art
Protection

Dernière mise à jour : 04/01/2013


Des beautés liégeoises décrites par Villenfagne à ce XXIe siècle, que du bonheur. L'ancien château de Jeuk, dit de "Hasselbrouck", est une des perles de la principauté.

A la limite du Limbourg et de la Hesbaye liégeoise, non loin de Waremme, vit un château assis sur une source que l'on nomme diversement. Parfois c'est "Hasselbrouck", parfois c'est "Jeuk", version flamande de Goyer, le nom du village. Parfois, on lui donne le nom de ses anciens maîtres, les Jamar, dont Walthère qui fut sénateur. Il acquis le bien le 3 août 1841.

Depuis 166 ans, les Cornélis puis les Sagehomme, ses descendants, veillent sur ce bijou. Bientôt sans doute, par la volonté de la nouvelle génération et de Charles Sagehomme en particulier, Hasselbrouck va retrouver de sa superbe en conservant son charme d'antan. Le château offrira de somptueuses chambres à alcôve pour les hôtes exigeants alors que les écuries recevront la "Mezo Art Fondation"; celle-ci destine cette aile à des expressions culturelles d'ordre plastique, des expositions d'artistes contemporains et d'autres événements, liant cette demeure à son passé. Le chanoine de Bormans y reçut sans doute Mozart en 1763. Emma Jamar (1883-1967), artiste peintre et nièce du peintre Armand Jamar, résida ici. Notons également que l'aviateur Bleriot fit un atterrissage forcé non loin du château. Des partenaires sont recherchés pour cette oeuvre nouvelle. La maison est classée depuis le 29 mars 1974.



Histoire ancienne


Goyer est, à en croire Villenfagne (1744), une terre des Bormans depuis au moins le début du XVIIe siècle. Les Bormans donnèrent des personnalités politiques à Liège, dont un sera conseillé privé du prince-évêque François-Charles de Velbrück.

Bormans est l'édificateur de ce château dont on ne connaît pas le nom de l'architecte. Par la richesse de ses décors extérieurs déjà, puis par ses décors intérieurs de stucages, de boiseries, de sols marbrés, de baies harmonieuses, de toiles peintes dont certaines conservent encore des coups de sabres et de traces de plombs datant de 1815 quand des cosaques russes bivouaquèrent dans cette maison juste avant de rejoindre Waterloo, Jeuk constitue un régal visuel.

Des Bormans, le bien passa par mariage aux barons de Sélys-Fanson. Marie-Thérèse de Sélys-Longchamps (1756-1831), fille de Michel-François et de Marie-Thérèse de Bormans de Hasselbroeck épousa son cousin Jean-Pierre (1734-1812), sire de Jeneffe, d'Oepeteren, de Deurne et autres lieux du Limbourg, haut-avoué de Waremme. Leur descendance s'établit à Xhoris (Fanson), délaissant sans doute ceci.


1770 -1780

Goyer aurait été transformée vers 1770-1780. Du moins pour la partie principale dont nous profitons aujourd'hui.

Mais du temps de Villenfagne et de Leloup, vers 1740-1744, il y avait en cet endroit un château-ferme à cour carrée de style mosan traditionnel. Il était entouré de fossés. Il reste un souvenir presque complet de ce style viril dans l'aile située à l'est, en ce compris une tour carrée de quatre niveaux. La tour est en retrait de la façade nord.

Ici treize travées constituent comme une grande galerie vitrée sur deux niveaux. Tout est couvert de plaques de pierre bleue, sauf les panneaux surmontant les baies du second niveau et sur lesquels semble poser le linteau d'appui de la balustrade faîtière. Les baies du rez sont en anse de panier tandis que celles du haut sont rectangulaires et à montants plats. La pierre du rez est à refends. Des pilastres séparent les baies du haut. Les trois travées centrales sont en léger ressaut et composées de baies en plein cintre.

La cour d'honneur, fermée par une grille, est enserrée entre deux ailes bien différentes. Celle de l'est garde sa rigueur mosane. En face, c'est de manière marquée l'aile des écuries. Deux grands porches en plein cintre et à refends sous des frontons triangulaires aveugles calent la composition. La partie centrale du château est admirable de sobriété.

Le château ne se visite pas. Il se voit de la rue.


SOURCES:
Philippe Farcy, Goyer, retour aux délices artistiques, LaLibre.be, Vie de Château 406, 27 juillet 2007
http://www.lalibre.be/archives/divers/article/361649/goyer-retour-aux-delices-artistiques.html