FR - NL - EN
ACCUEIL AGENDA CONTACTEZ-NOUS FAQ CONNEXION CHÂTELAINS

Conjoux, paré pour le nouveau siècle


Château de Conjoux - 5590 Conneux (Ciney)



Contacter

Catégorie : Informations Business Evénements
Prénom
Nom
E-mail
Téléphone
Veuillez écrire CASTLE dans le champ ci-dessous:

  • La façade regardant vers Ciney est le fruit de la puissance d’une illustre famille au XIXe siècle. L’éclectisme historique était de rigueur. Ci-dessous, les armoiries et date permettent de ne jamais oublier à qui on doit cette puissante demeure.

  • En accédant à la cour en L du château de Conjoux on voit sur la gauche une petite aile datant du vieux château bâti au XVIIe siècle.



Nom Officiel Château de Conjoux
Localisation 5590 Conneux (Ciney)
Construction 1887
Style Éclectique, néogothique
Architecte
Occupants
Affectation Résidence privée
Protection Bien non classé

Dernière mise à jour : 24/03/2013


Un fief préservé par l’Histoire


Depuis 1471, le château de Conjoux n’a jamais été vendu et est donc resté dans la descendance des Coppin, famille namuroise. La maison est massive, impressionnante même quand on la regarde depuis le village. Ses murs en moellons de calcaire, parfois mélangés avec des briques, ajoute à sa puissance. La bâtisse a été reconstruite en 1887 comme en fait foi un cartouche sommant le linteau de la principale porte d’entrée.

De l’ancien château il reste un petit élément rectangulaire chaulé, terminé par une jolie tour trapue de deux niveaux, du XVIIe siècle, placés face à l’aile principale de la demeure. Le château est disposé en L, si on inclut les dépendances. L’habitation s’élève sur deux niveaux tandis que les dépendances (écuries, garages, orangerie ....) sont limitées à un niveau.

Ces dernières semblent dater en partie du début du XIXe siècle. Le perron d’honneur est précédé par une terrasse posée à flanc de la pente. Une tour oblongue à gauche cale l’alignement de cette façade de cinq travées bordée à l’ouest par une autre tour, hexagonale cette fois.


Grandeur éclectique

La façade donnant vers l’ouest est dominée par la tour précédente, haute de deux niveaux et demi, construite sur un soubassement à jours. Les deux premiers niveaux sont séparés par un cordon alors que le dernier est posé sur un léger encorbellement. Les baies verticales sont à croisées, par groupes de deux ou de trois fenêtres. Elles sont horizontales au dernier étage.

La toiture est à pans coupés, ornée de lucarnes en bâtière. Le massif principal s’organise par des jeux de décrochements autour d’un massif de deux travées sous pignon plat, cantonnée à gauche par un corps de deux niveaux sommé d’une terrasse et à droite par une tour ronde de deux niveaux plus celui en encorbellement. Cette tour possède une belle toiture en poivrière. La tour est reliée au dernier élément par une travée légèrement oblique. Ce dernier élément de deux travées semble dater de l’Ancien Régime. Le soubassement corrige le dénivelé du sol. Du côté de la cour, le bâtiment est plus simple et sans décrochements.



Suite d’héritages


L’histoire de l’Ancien Régime est ici trop longue à raconter. Les Coppin restèrent maîtres des lieux jusqu’à la fin du XVIIIe siècle et la branche de Joseph-Joachim de Coppin de Falaën, fils de François-Sébastien, dernier seigneur de l’époque féodale de Grinchamps et de Conjoux, poursuivit le chemin à travers le temps. En 1813, Justine-Florence-Constance de Coppin de Conjoux, héritière de Conjoux, épousa le baron Auguste de Woelmont, de la branche de Brumagne.


Ils eurent une fille Louise venue remplacer, si on peut se permettre de le dire, sa cousine Philippine. Philippine de Woelmont (1810-1840), fille de Frédéric et de Françoise de Haultepenne épousa en 1839, à Louvignies, le comte Charles de Villers de Waroux d’Awans de Bouilhet et de Bovenistier (1798-1885). Elle mourut en couche sans doute, ce qui permit au beau Charles de convoler à nouveau en 1843, avec Louise. De cette seconde union naquit Théodore (1846-1926), bourgmestre de Leeuw-Saint-Pierre.

Celui-ci marcha sur les traces de son père : il épousa deux comtesses de la Woestyne ou van de Woestyne, c’est selon. Celles-ci étaient soeurs et se prénommaient dans l’ordre Madeleine et Marie-Anne. La petite-fille de Théodore, Elisabeth, devenue avec ses deux sœurs les dernières du nom par les morts prématurées de leurs frères Henri et Jacques, épousa le baron Marc van der Straten-Waillet. Marc était le cinquième des douze enfants du baron Joseph et de Madeleine de Browne de Tiège. Cédric, actuel propriétaire, fils de Henri et de la baronne Anne de Sélys-Longchamps, est le petit-fils de Marc.


On ne visite pas. Le château se voit du village.


SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002