FR - NL - EN
ACCUEIL AGENDA CONTACTEZ-NOUS FAQ CONNEXION CHÂTELAINS

Clerfayt et sa rigueur militaire


Château de Clerfayt - 7131 Waudrez (Binche)



Contacter

Catégorie : Informations Business Evénements
Prénom
Nom
E-mail
Téléphone
Veuillez écrire CASTLE dans le champ ci-dessous:

  • © Philippe Farcy

  • Clerfayt est un bel exemple de style Louis XVI dans la région de Binche. Le souvenir du grand maréchal y est perpétué. © Philippe Farcy



Nom Officiel Château de Clerfayt
Localisation 7131 Waudrez (Binche)
Construction Vers 1770
Style Traditionnel montois Louis XVI
Architecte
Occupants Résidence du Château de Clerfayt
Affectation École dans le château & maison de repos dans les communs
Protection Bien non classé

Dernière mise à jour : 03/01/2013


Résidence d’un illustre maréchal, la seigneurie est divisée en trois entités.


Ce château est dit « de Clerfayt », en souvenir de l’illustre maréchal qui s’illustra à Mons le 28 avril 1792 et un peu moins à Jemmapes le 6 novembre 1792 puisqu’il fut défait avec les Autrichiens. Ce château peut être aussi nommé château de Bruille. Un autre ruisseau se nomme la Princesse sans doute parce que Waudrez était au XVIe siècle dans la mouvance de Belœil. Jean de Beauffort y possédait une demeure entourée de fossés en 1356. Après les Beauffort, les de Sart s’y implantèrent au XVe siècle. Au XVIe siècle, le bien appartenait à Jean de Wignacourt à qui succédèrent les Wasservas, famille originaire de Cologne que l’on retrouvera à Marchovelette. Après eux, Clerfayt fut tenu par les Roly. En 1618, on y ajouta trois étables. En 1633, dans un acte de vente au sieur Philippe de Massiet, le domaine est pour la première fois appelé château. Il était carré et dominé par une tour. Selon le Frère Michel, le château-ferme d’alors a été de nombreuses fois transformé.

En 1653, les Massiet cédèrent leur bien à Nicolas de Croix de Rumez (ou de Drumez), comte de Clerfayt et mari de Maximilienne Gommer. Leur petit-fils, François-Sébastien, seigneur de Hensies par sa mère, fils de Sébastien-Nicolas et de Marie-Anne Le Duc, naîtra en ces lieux en 1733. François conduira une carrière militaire exemplaire lors de la Guerre de Sept-Ans (1756-1763). Il devint lieutenant-feld-maréchal après ses batailles contre les Turcs à Mehadia et Calafat (1789-1791) et finira feld-maréchal des armées d’Autriche en 1795, assorti des insignes de la Toison d’Or. Il allait battre Dumouriez à Neerwinden, près de Landen. C’est lui qui a fait ériger ce nouveau château vers 1770 dans un style Louis XVI empreint d’une certaine sévérité malgré les toitures mansardées et les belles lucarnes qui l’animent. Toujours à ses batailles, le château sera généralement occupé par ses trois sœurs.


En 1798 le maréchal retourna à Dieu, célibataire. L’une de ses sœurs, épouse du comte Charles de Spangen, reprit le domaine qui comptait au moins 140 hectares. Mais dès 1802, les Spangen vendirent leur bien au baron de Coppens. Vingt-sept ans plus tard, on enregistra une nouvelle cession. Le château fut repris par le troisième comte de Robiano (1778-1836), prénommé François-Xavier. Il s’était allié avec Marie-Christine Gillès, fille de Louis et de Jeanne de Pret. François-Xavier était le neveu d’Eugène de Robiano (1741-1820) qui avait convolé avec Marie-Josèphe de Norman, fille du baron Charles et de Polyxène, comtesse de Croix de Clerfayt, sœur du feld-maréchal.


Cousinages de châteaux


François-Xavier était du même coup cousin de Charles de Robiano qui avait épousé Marie de Stolberg. Le fils de François-Xavier, Louis (1807-1887), époux de Louisa de Beauffort, fille du marquis Philippe-Ernest et de Jeanne de Wignacourt, hérita de Bruille en 1839. Il fut suivi par sa fille Jeanne de Robiano(1835-1900). Jeanne avait épousé Gustave, baron de Senzeilles de Soumagne (1824-1906; Château de Fontaine à Anthée); ce couple s’en alla sans hoir. Le domaine fut alors géré par le marquis Fernand de Beauffort (1862-1937), neveu de Jeanne. En 1914, le marquis vendait Clerfayt aux Pères du Sacré-Cœur. Enfin, l’ultime changement de propriétaire intervint en 1986 quand le château, ses dépendances et la ferme furent rachetés par M. Falciani. Une partie des communs sert de maison de repos. Le château est utilisé par une école d’enseignement spécial. Le reste sert comme demeure privée; il s’agit de la magnifique ferme d’En-Bas, siège de l’ancien château dont on aperçoit encore des éléments de la tour.


Plaque commémorative

Le château est partagé entre les styles montois et tournaisien. Il se compose tel un H, assorti par quatre tours d’angle en léger débordement. Il est totalement couvert de briques et décoré de pierre bleue pour les chaînages d’angles à refends et les encadrements de baies. Des bandeaux plats séparent les différents niveaux. Le château monte sur deux niveaux posés sur un soubassement de pierre bleue appareillée et chanfreinée. Une rotonde a été ajoutée au début du XXe siècle. Elle sert de salle de gymnastique et sur sa face extérieure une plaque gravée orné d’un médaillon du maréchal rappelle le souvenir du grand homme. C’est une œuvre d’Etienne-Joseph Hoyaux, artiste montois né le 14 juin 1823.



SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004