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Briffoeil et ses quelques souvenirs ténus


Château de Briffoeil - 7604 Wasmes-Audemez-Briffoeil (Péruwelz)



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Catégorie : Informations Business Evénements
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Nom Officiel Château de Briffoeil
Localisation 7604 Wasmes-Audemez-Briffoeil (Péruwelz)
Construction
Style
Architecte
Occupants
Affectation
Protection

Dernière mise à jour : 23/07/2014


Le site de Briffoeil ne laisse pas vraiment transparaître l'importance de l'ancien château.
A une encablure de Tournai et d'Antoing, le château était un lieu important.
Il ne reste qu'une tour circulaire délitée, une chapelle et une prairie, mine d'archéologues...en herbe !!

 

Briffoeil ou Briffeuil est une dépendance administrative de Péruwelz, avec Wasmes et Audemez dans le Hainaut. Mais jadis il s'agissait d'un fief vassal de la baronnie de Leuze située plus au nord. Alain Defernez a beaucoup étudié le site et son histoire, publiant naguère un article dans la revue « Maison d'hier et d'aujourd'hui » n°155; il faisait suite à deux pages internet créées par ce passionné d'histoire tournaisienne et mises en ligne par un membre du Cercle d'Histoire et d'Archéologie des Deux Vernes à Péruwelz. On les retrouve sans peine quand on se penche sur Briffoeil et ses seigneurs sur n'importe quel moteur de recherches.


Dévolution


On va faire court tant il y eut du beau monde sur cette terre qui comptait encore à la fin du XIXe siècle plus de 200 ha. Dès le tout début du XIIIe siècle, on y signale les Briffoeil. Mais en 1219 déjà ce sont les Antoing qui prirent la place. Sires de bien des villages des environs (Antoing, Bitremont à Bury, Bury, Wasmes etc....), les Antoing formèrent une puissante dynastie. Par le jeu des cousinages sans doute, on vit arriver ici vers 1350 le baron Michel II de Ligne, grand bailli du Hainaut, époux d'Eléonore de Coucy. Il était fils de Michel I et d'Anne de Briffoeil, fille de Jehan d'Antoing. Michel II mourut en 1387 et n'eut qu'une fille décédée jeune. Par un jeu d'écriture sans doute Briffoeil retourna à ses cousins Antoing, dont Jehan II qui lui décéda en 1400 après avoir épousé en 1395 une Ghistelles, dame de Wervik et de Rumbeke. Marie d' ntoinghérita à son tour et fit entrer Briffoeil dans le patrimoine des Enghien dont son mari était Engelbert II, sire de La Follie, entre autres. Leur fils Louys hérita. Il mourut sans enfant.


Argenteau


Son frère Englebert prit le relais, mais lui non plus ne procréa pas et donc c'est leur soeur Jeanne qui se chargea de transmettre le flambeau. Elle le fit dans les mains de Renaud II d'Argenteau, sire de Houffalize, Fraiture et Monfort. Leur union engendra Marguerite qui allait convoler avec le baron Richard III de Merode, nouveau sire de Briffoeil en 1456.

Trois générations de Merode plus loin et voilà que Briffoeil est laissé à une fille, Françoise qui allait profiter de ce domaine avec son époux Walnier de Pallandt qu'elle avait épousé en 1591. Mais Madame vendit Briffoeil le 3 mars 1616 à Jean de Robaulx (1581-1655) sire de Daussois, prévôt et gouverneur de Beaumont depuis 1622, sire de Beaurieux en 1623; bien d'autres terres changèrent de mains. L'abbé Soupart ne parle pas de cette affaire qui sera close par la vente en mars 1627 de Briffoeil à Guillaume de Gand-Vilain, sire de Braffe.

Ces Gand-Vilain étaient alliés aux Merode et Guillaume épousa une cousine, Louise, fille de Philippe de Merode et de Jeanne de Montmorency. Leur fils François-Philippe hérita. Lui aussi fut marié à une Merode. Ce qui ne l'empêcha pas de mourir criblé de dettes et de laisser une ardoise de 30.000 livres. Adrien-Honoré (1631-1710), frère du précédent releva Briffoeil en 1673, paya les dettes sans doute et se ruina à son tour. Il vendit la baronnie promise à ses nièces Roisin, en 1705 à Mathieu Hannecart, sire de Lommeau.

Les Hannecart finiront l'Ancien Régime comme barons de Briffoeil grâce à Louis XV en 1746, et après avoir restauré le château vers 1770. En 1820, la veuve de Jacques-Philippe Hannecart, née dans la célèbre famille des Desandrouins, décéda à son tour et le domaine fut vendu à une dame Lemaire qui allait en seconde noces épouser un sieur Van Lemberghe (ou Lesberghe). Leur fille Eglée-Eugénie épousa en 1821 le vicomte puis comte Etienne-Emile Cornudet des Chomettes, député de la Creuse, pair de France en 1846. Et plus personne ne vint se soucier des bâtiments de Briffoeil qui tombaient déjà en ruine à la fin de l'Empire. Les Cornudet avaient d'ailleurs acheté en 1822 au baron Randon de Pully son magnifique mais délabré château de Neuville-sur-Oise (toujours dans leur descendance Harambure-Chabrillan). Bientôt à Briffoeil il ne resta plus que quelques éléments épars d'un château illustre et important. En 1868 une société d'investisseurs acquit le domaine. Parmi eux il y avait les le Maistre d'Anstaing qui ont encore en main ces lambeaux de pierre non classés, souvenirs ténus d'une puissante demeure.



SOURCES:
Philippe Farcy, Briffoeil, souvenirs ténus d'un fort, Vie de Château 454, LaLibre.be 27 juin 2008 http://www.lalibre.be/archives/divers/article/430578/briffoeil-souvenirs-tenus-d-un-fort.html
Alain Defernez, Le château de Briffoeil http://users.skynet.be/genehist/briffoeil1.htm