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Oupeye, des Curtius à la culture


Château d'Oupeye - 4680 Oupeye



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Catégorie : Informations Business Evénements
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  • © Philippe Farcy



Nom Officiel Château d'Oupeye
Localisation 4680 Oupeye
Construction 1116; XVIIIe siècle
Style
Architecte
Occupants Château d'Oupeye a.s.b.l. (Commune d'Oupeye)
Affectation
Protection

Dernière mise à jour : 06/01/2013


La célèbre famille de marchands liégeois posséda Oupeye et autres lieux. La place forte est devenue un centre culturel depuis son rachat par la commune.

Il faut, semble-t-il, remonter à 1116 pour trouver la plus ancienne mention d'un château à Oupeye. C'est du moins ce qu'un panneau raconte in situ. Du fait de sa situation sur un éperon dont on ne peut que deviner la situation de jadis vu les constructions alentours, il devait s'agir d'une place aussi importante qu'Argenteau, sur les hauteurs de la Meuse. Argenteau fut détruit par les troupes françaises qui marchaient vers Maestricht sous Louis XIV. Son donjon rappelle aussi avec force celui de Saive, fief des Méan. Cela créait un triangle de châteaux forts très proches et stratégiques car là, Liège touchait aux terres ducales du Brabant. Tous deux, ils perdirent leur toiture. A Saive, il est question de restaurer la tour et de lui rendre sa coiffe Louis XV mansardée. Ici, le donjon ne fait pas l'objet de projets particuliers.

Dévolution

Bormans, qui a étudié les seigneuries de la principauté de Liège en 1867, ne descend que jusqu'en 1345. En 1450 ses sources évoquent une "forteresse avec basse-cour, jardins, bois, viviers, prés, moulin et toutes les justices civiles". Oupeye couvrait en plus le hameau de Vivegnis, au quartier nord de Liège. La place de Oupeye fut incendiée, dit-on, aux XIIe et XVe siècles et reconstruite chaque fois, du moins le fameux donjon. Car le château, lui, date du XVIIIe siècle dans son apparence actuelle; il est en U.

La dévolution du domaine est complexe. En 1345, apparaît le chevalier Lambert de Uppei puis par succession le domaine aboutit aux Grousselt de Remberch. En 1508, les Le Pollain qui étaient créanciers sur cette terre en obtinrent tous les droits sur ordre d'Erard de la Marck, prince-évêque de Liège.

D'autres dettes firent des Limborgh (certains membres de cette famille étaient échevins de Liège) et des d'Heur, les propriétaires du lieu de 1514 à 1517. Vint ensuite Waulthier de Saulcy, mayeur de Liège.

Il fut suivi par ses enfants et petits-enfants dont Marie de Saulcy qui avait épousé Adolphe van der Meere, sire de Woorde (Alost). Marie était la fille de Gaultier et de Marie d' Argenteau. Ensuite, le 4 mai 1600, le susdit Adolphe van der Meere donna Oupeye et ses satellites de Vivegnis, Hermée et Petit-Aaz, à Jean Curtius, bourgmestre de Liège, en guise d'héritage. Nous ne connaissons pas le lien entre ces personnes. Des Curtius Oupeye passa en 1713 par héritage aux Flaveau de la Raudière, sires de Loverval, comme ce fut le cas à Waleffes. Les Saroléa, sires de Cheratte, entrèrent en piste en 1721, puis vinrent les Royer et les Cartier dès 1753, à travers Louis-Joseph, sire de Flémalle. Enfin, en 1785, le baron Nicolas de Grailet releva les biens.

Les deux siècles passés sont comme du gruyère. On sait seulement que la commune d'Oupeye acheta le domaine en 1970 avec son lopin de parc (en cours de restauration depuis le printemps 2005) à la famille des chevaliers de Grady de Horion.

Affectation

La commune use de cette grande bâtisse comme centre culturel. On y donne des cours de musique ou des concerts, des expositions peintures et sculptures, des stages pour enfants, le tout dans la tour qui montait jadis sur six niveaux. A cela s'ajoute une confrérie vinicole ce qui ajoute à la joie de vivre.

Architecture

Le château est posé sur un socle rocheux dont on aperçoit ci-dessus les murs de soutainement qui sont ceux de profonds fossés jadis remplis d'eau. On accède à la cour haute par un pont de quatre arches en briques. Le donjon de grès et pierre bleue aux arêtes et baies, monte sur trois niveaux, plus un niveau inférieur à jours. Les parties hautes furent démontées après 1970 à cause du danger des ruines. La résidence de type classique en briques et pierre bleue s'étire sur six travées et est ornée d'un avant-corps décalé vers l'est, sous fronton aveugle. L'aile de retour offre quatre travées. Les deux corps montent sur deux niveaux.

Visites possibles. Ouvert aux Journées du Patrimoine.


SOURCES:
Philippe Farcy, Oupeye, des Curtius à la culture, Vie de Château 408, LaLibre.be 3 août 2007 http://www.lalibre.be/archives/divers/article/362648/oupeye-des-curtius-a-la-culture.html
Stanislas Bormans, Les Seigneuries allodiales du Pays de Liège, avec une introduction historique, J. Gothier 1867