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Le printemps en tout Odeur


Château d'Odeur - 4367 Odeur (Crisnée)



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Catégorie : Informations Business Evénements
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Nom Officiel Château d'Odeur
Localisation 4367 Odeur (Crisnée)
Construction XVIIe siècle
Style
Architecte
Occupants
Affectation Résidence privée
Protection

Dernière mise à jour : 06/01/2013


Le petit village hesbignon fourmille de fermes et de jolis paysages. Le château-ferme jouxte le cimetière.
 
Un cimetière comme voisin immédiat voilà qui n'est pas courant quand on déploie une seigneurie assortie d'une ferme. Et pourtant, à Odeur cela se fit, déjà au XVIIe siècle, quand la résidence du seigneur du village était accolée à l'église. On assiste au même phénomène dans le très élégant château de Zetrud-Lumay, à la différence près que Zétrud possède encore la totalité de son église mitoyenne du château alors qu'ici il ne reste de l'église que le donjon porche. Et, chose curieuse, il fut transformé en caveau pour la famille Sacré qui fut propriétaire des lieux au XIXe siècle et dont les actuels propriétaires descendent.

Le cimetière est au demeurant installé entre deux fermes closes. La demeure en long est de type classique de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Elle est érigée en briques et en pierre bleue pour les décors de baies, les contours des portes en plein cintre sur la cour de la ferme mais pas en totalité. En effet, certains éléments dont le très ample et élégant porche couvert en arc surbaissé, menant à la place communale (jadis c'était un étang) est assorti de pierre blanche, en tuffeau. Une dalle datée de 1570 se trouve près du porche. L'édifice principal est composé de trois éléments jointifs. Celui du centre est plus haut que ses deux «compères ». Sa toiture en bâtière est assortie d'une paire de croupettes qui reçoivent chacune une cheminée. Cette partie est également animée de trois lucarnes qui touchent la corniche à modillons (sur l'autre flanc ce sont des velux). Les toitures sont couvertes d'ardoises au centre et de tuiles noires pour la plupart et couleur de terre sur une partie des toitures de la basse-cour. Le château aligne sept travées sur deux niveaux égaux au centre. L'aile de gauche (sud) possède un large accès à double vantail à linteau légèrement bombé. Sans doute s'agissait-il jadis d'une remise.

Les baies sont toutes garnies de leurs volets. La bâtisse possède toujours une orangerie mais a perdu ses serres. La maison regarde vers l'orient. Elle dispose d'une vue paysagère typique de la Hesbaye où pointe un somptueux tulipier, un très beau chêne d'ornement et un nom moins impressionnant platane. La pelouse donne vite accès à un très grand enclos pour les chevaux. Au loin, vers le sud-est on aperçoit une belle ligne d'arbres qui jadis filait sur presque 400 mètres de long (sans doute des frênes). Il s'agit de l'ancien accès au domaine que l'on abordait par la nationale Liège-Bruxelles. Le plus bel endroit dans tout cela c'est la cour de la ferme qui accuse une faible déclivité et dont les bâtiments peints, enduits ou goudronnés selon les lieux possèdent un charme majeur. La voirie y est pavée. Le centre est ombragé par un marronnier. Un petit puits se trouve non loin de la demeure, sous sa toiture à cinq pans et dont l'accès est précédé d'un muret et de divers bacs à fleurs. L'eau se trouve à 36 mètres de profondeur. Le muret est par ailleurs vivifié par une biche en bronze aux aguets. Elle fait partie d'une paire dont l'autre, une biche paissant se trouve dans le jardin d'une villa de Velm, à 300 mètres du château qu'occupaient les Maillet et qui sert de nos jours de centre linguistique.

Pour ce qui concerne la tour de l'église est elle érigée originellement en silex et présente des arêtes chaînées de pierre bleue sous une toiture en pavillon couverte d'Eternit. Elle date du XVIe siècle et survécu à l'incendie qui brûla l'église en 1636. Sa partie supérieure semble dater de 1719 selon le Patrimoine monumental (Editions Mardaga) et selon la maîtresse de maison qui nous confia en 2007 que « l'église avait été reconstruite vers cette date de 1719 mais qu'on la fit démolir en 1868 pour la reconstruire plus haut dans le village. Un des Sacré était prêtre et il paya 500 francs pour racheter la tour ». Le domaine d'Odeur a appartenu à la famille de ce nom puis aux Velroux. Il passa ensuite chez les Berlaymont et chez les Liedekerke. Au XIXe siècle, le domaine passa aux Sacré et est resté dans leur descendance.

On ne visite pas.



SOURCES:
Philippe Farcy, Le printemps en tout Odeur, Vie de Château 618