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Couvin se forge un nouvel avenir


Château Saint-Roch - 5660 Couvin



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  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • Le château Saint-Roch est gravé dans les mémoires récentes comme un hôtel de qualité. Ce fut avant tout un site métallurgique très prospère au XVIIIe siècle. La variété des bâtiments en constitue un des attraits. © Philippe Farcy



Nom Officiel Château Saint-Roch
Localisation 5660 Couvin
Construction 1739
Style Classique
Architecte
Occupants Domaine Saint Roch
Affectation Résidence privée
Protection Bien classé le 4 décembre 1989

Dernière mise à jour : 12/01/2013


La demeure des Desandrouin, maîtres de forges va revivre


À l’entrée de Couvin se cache, derrière des dépendances, un parc assez considérable où coule l’Eau noire. Cette eau abondante sera la source de la fortune de ce site remarquable tant pour l’histoire industrielle que pour l’histoire des gens et de l’architecture. C’est au XVIIe siècle que l’exploitation de la zone à des fins métallurgiques débute. Mais la vraie histoire de la forge Saint-Roch prit naissance quand en 1737 Jean-Jacques Desandrouin achèta le domaine plus la forge du prince de Couvin. Il fit agrandir le château et ériger les dépendances à partir de 1739. Ses voisins étaient les Darche de Tromcourt. Jean-Jacques (1681-1761) déjà rencontré à Villers-sur-Lesse était fils du vicomte Gédéon, originaire du Neufour, près de Clermont-en-Argonne, militaire à la solde de l'empereur Charles VI et de la fille d’un verrier de Lodelinsart, Marie de Condé. Il devint maître de forges à Bardomprez, à Charleroi et à Walcourt, puis verrier à Fresnes-sur-Escaut et à Hardinghen. Il fut surtout l’opiniâtre découvreur du gigantesque filon de houille à Anzin, près de Valenciennes.


Pillages révolutionnaires

L'usine de Couvin passa au fils aîné de Jean-Jacques, le vicomte Pierre-Jacques-Gédéon, qui s'installa à Bar-le-Duc. Un de ses demi-frères, fils de Jourdaine le Tirant (ou Le Tyran des marquis de Villers), Jean-Marie-Stanislas (1738-1821, vicomte en 1760, marquis en 1789), allait poursuivre la marche en avant en s’installant à Virelles en 1764. Il avait épousé Caroline Walckiers, puis Louise Chalgrin. Son frère le vicomte Pierre-Benoît (1743-1811), épousera en 1764 la comtesse Charlotte de Nény (1743-1808), fille du comte Patrice-François, chef-président du Conseil privé en 1758 – ce qui équivaut au titre de premier ministre – des Pays-Bas autrichiens et d’Albertine de Wynants de Houtain. Leur fille Julie Desandrouin épousera en 1788 le comte (Hilarion) de Liedekerke-Beaufort. En 1794, Couvin fut rattaché à la France. Les forges devinrent « Armurerie nationale ». Les autres forges furent pillées. À Virelles les occupants volèrent 300.000 livres de fer, six gros marteaux et tout le matériel. Jean-Marie-Stanislas Desandrouin se défit des usines de Couvin en 1801 et en 1806.


Changement de dynastie

En tout cas, en 1808, on trouve la forge Saint-Roch représentée à une exposition à Paris. Son patron est alors Charles Hanonnet, époux de Marie-Jeanne Gendarme, fille de Jean-Nicolas (1769-1845), époux d’une fille Camion. Jean-Nicolas était un concurrent des Desandrouin. Originaire des Ardennes françaises, il possédait douze sites d’exploitation de minerais. Sans doute en 1822, on fit fonctionner les fourneaux de Couvin au coke. En 1833 à cause du changement de régime, l’entreprise fit faillite.

En 1840, la s.a. de Couvin, dirigée par les sieurs Licot (de Nismes) et Savary, prit le contrôle du domaine. En 1857 et 1858, ces derniers firent démolir de nombreux bâtiments. Il reste le château et la bibliothèque des Capucins français venus s’installer là en 1904. Dans cet endroit, on trouve encore des peintures murales exécutées par des soldats russes de la division pro-hitlérienne Vlassov, en 1944. Le domaine passa ensuite à la famille Roisin qui l’exploita en hôtel-restaurant. Un de ses membres va restaurer les bâtiments dès cette année 2004.



Architecture

Le bâtiment principal construit en moellons de calcaire s’étire en trois volumes joints sur seize travées. Vers le sud-ouest, on trouve une tour oblongue en hors-d’œuvre qui monte depuis le début du XXe siècle sur deux niveaux sous une toiture en pavillon. La partie centrale est la plus ancienne et porte les ancres de 1739. Les baies des quatres travées y sont ornées de linteaux bombés à clé et elles possèdent des montants harpés. L’ensemble est couvert d’une bâtière d’ardoises à brisis animée de quatre lucarnes. Cette partie sera épaissie à la fin du XVIIIe siècle et augmentée d’un niveau. Sur la droite, on agrandira la maison de cinq travées asymétriques sans doute au même moment. Au début du XIXe siècle, le bâtiment fut allongé vers le sud-ouest par un logis de trois niveaux et long de sept travées.


En face se trouvent les restes des édifices industriels. On y voit une exceptionnelle rampe de haut-fourneau qui monte à 45° sur trois arches. Il faut encore voir la chapelle, les anciennes écuries et le magnifique pont-barrage. Le site est remarquable.



Visites interdites.


SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004 

HOMONYMIE:
Château de Saint-Roch, 5640 Saint-Gérard (Mettet)