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Saint-Germain, le presbytère devenu maison de famille


Château de Saint-Germain - 5310 Eghezée



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  • Le clocher de l’église a l’air de faire partie du château de Saint-Germain pour répondre à l’autre tour carrée.



Nom Officiel Château de Saint-Germain
Localisation 5310 Eghezée
Construction 1768; 1911
Style Mosan du XVIIIe siècle
Architecte
Occupants
Affectation Résidence privée
Protection Bien non classé

Dernière mise à jour : 06/01/2013


 

Demeure de curés, le XXe siècle lui donna des airs de grandeur en toute simplicité

Noël Hucorne est un rare auteur à s’être penché sur le village de Saint-Germain sis près de Perwez. Nous sommes dans le Namurois et dans une Hesbaye légèrement vallonnée. La Mehaigne coule par ici de l’autre côté de la Nationale 912. Dans le jardin du château, serpente un rau issu de l’étang de Jennevaux. C’est au pied d’une charmante église romane que se trouve l’ancienne cure du village. Ce dernier possède plusieurs belles fermes dont celle de la Sitine. Une autre plus grande encore nommée « Ferme du Moulin » servit d’école catholique après la promulgation de la loi de Walthère Frère-Orban (1879) qui sépara l’Église de l’État. Sous l’Ancien Régime, c’est dans l’immense grange de la ferme contiguë à la cure que l’Eglise percevait sa dîme.


Désir d’abbé

En 1768, l’abbé François Genot (1762-1797) fit construire l’édifice que l’on voit, en briques et pierre bleue. Pour cela, il fit détruire le bâtiment précédent. Après la Révolution française, cet endroit fut vendu comme bien national. Le curé s’en alla et la maison fut achetée par le notaire Bemelmans, de Namur, qui acquit en même temps la cure de Sart-Eustache. Le fils du notaire allait bientôt exploiter la ferme de la Sitine dépendant de l’ancienne cure et séparée d’elle par un simple mur. Il avait épousé Joséphine Artoisenet et ensemble, ils eurent au moins une fille prénommée Flore. Celle-ci, née le 2 septembre 1842, convola avec le bourgmestre de Tamines, Louis Delcorde. Trois générations plus tard, le château est toujours dans la descendance de ce couple sans histoire. Leur fils Joseph restera comme l’auteur des transformations fort réussies de la demeure en 1911.



1768


Le bâtiment peint en rouge « sang de bœuf » est précédé par un porche en plein cintre revêtu de blanc, excepté la pierre bleue et la clé ornant l’accès. La demeure dont les arêtes sont chaînées se présente comme un quadrilatère de six travées du côté de la cour. L’entrée s’effectue au centre par une porte sommée d’une traverse incurvée datée de 1768. Une autre porte a été ménagée vers le sud-ouest, soit du côté de la rue. Le château s’élève sur deux niveaux posés sur un soubassement de pierre bleue et placés sous une toiture en bâtière et à croupettes, couverte d’ardoises. Quatre lucarnes à croupes y prennent place sur chacune des façades principales. Du côté du petit parc, le déploiement est plus large et les aménagements se font plus distincts. On conçoit sans peine qu’à l’origine le bâtiment se limitait à cinq travées. En 1911, on ajouta une travée côté rue et la belle tour carrée de trois niveaux vint se greffer à la maison. Sa toiture possède un clocheton ajouré proche de celui qui ornait jadis la tour de Humelghem. On y ajouta encore une annexe étroite d’une travée de côté couronnée par un toiture mansardée. On remarquera la qualité des décors de baies dont les montants verticaux sont ornés de queues de pierres alors que les arcs sont bombés et animés de clés.


Confort accru


Après la Seconde Guerre mondiale, on plaça un oriel de trois baies accolées vers le couchant et on installa une large terrasse là où l’accès à la maison ne s’effectuait que par un long escalier baroque composé de deux degrés et d’une plate-forme. Notons encore que du point de vue historique, ce château n’était pas la seigneurie de Saint-Germain et pour cause. On ne sait s’il y avait un autre château en ce village. Toutefois, nous apprend De Seyn, en 1612, un fief ou une seigneurie était relevée par Maximilien de Jamblinne de Doyon, seigneur de Mont. Hélène Lambillon, veuve de Jean-Jacques d’Hinslin (Flawinne) acquit le bien suite à une saisie. En 1726, un certain Charles-Hugo de Cuellar vendit la seigneurie à Jean-Nicolas de Beekman (Meldert et Duras), seigneur de Vieusart. Ensuite, le 22 novembre 1766, Charles-Dieudonné-Joseph comte de Mercy-Argenteau donna 6.000 florins pour s’emparer de Saint-Germain. Il était chanoine-tréfoncier de Liège. Finalement, son neveu Florimond (Fologne) vendit ceci, plus Mehaigne et Eghezée au baron Nicolas-Constant de Woelmont, seigneur de Frocourt (Brumagne).



Visites interdites. La maison se voit de la rue.



SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004