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Thynes et ses airs d'éternité


Château-Ferme de Thynes - 5502 Thynes (Dinant)



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  • Thynes, oublié dans ses campagnes dinantaises, est un lieu d’exception. Du vieux cimetière romantique comme depuis la route qui longe le massif castral, on sent vivre huit siècles d’histoire. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Nom Officiel Château-Ferme de Thynes
Localisation 5502 Thynes (Dinant)
Construction Du XIIIe au XIXe siècle
Style Traditionnel
Architecte Restauration: baron Francis Bonaert
Occupants
Affectation Résidence privée
Protection Bien non classé

Dernière mise à jour : 04/01/2013


Fief des comtes van der Noot de Duras, le donjon du XIIe siècle mériterait le classement

Revoilà les van der Noot de la branche de Duras (Duras, Meldert). Ici, sur les hauteurs de Dinant, les Oyembrugge arrivèrent officiellement en 1557 lorsque Jean, chevalier, fit relief de la terre. Sa veuve lui succéda comme dame de Thynes puis son fils Jérôme reprit les rênes en 1613. Il était seigneur de Duras, Goursen et Hubertmont entre autres. Avant 1557, le bien avait été géré, nous dit Stanislas Bormans, par Jean de Faux, seigneur de Jamblinne; il releva le fief à la suite de Gilles de Thienne (Thynes ?) le 22 septembre 1315. Ensuite on vit défiler en ces murs épais Arnold d’Agimont et son fils Johans, sires de Sengny et de Faux, puis Wauthier d’Asseche (d’Assche ?). Ce dernier s’y installa en 1374.


Baronnie

Un siècle plus tard, Rasse de Gudechoven – sans doute des Limbourgeois, seigneurs de Merres ou Mheer – vendit la terre à Louis de Bourbon, prince évêque de Liège, contre 2.200 florins du Rhin. Les Gudechoven resteront gestionnaires de Thynes jusqu’au mariage d’une demoiselle de ce nom avec un Oyembrugge au milieu du XVIe siècle. En 1702, Thynes est élevée au grade de baronnie en faveur de François-Ferdinand d’Oyembrugge, comte de Duras. En 1720 son neveu Jean-Joseph van der Noot hérita de tous les biens, y compris Meldert et Thynes. Il allait devenir par ailleurs baron de Carloo (hameau de Uccle). Le dernier relief relevé date du 15 juillet 1773; il fut signé par Jean-Philippe van der Noot, ultime seigneur d’Ancien Régime en ces lieux. À sa mort, le domaine fut attribué à sa fille la comtesse Josèphe-Louise van der Noot (1789-1864), épouse d’abord du prince Lamoral de Ligne, puis après le décès de celui-ci, du comte Charles d’Oultremont.

Fief des d’Huart

Après 1864, Alfred, baron d’Huart (1839-1927) marié à Mathilde Malou, fille du premier ministre Jules Malou, devint propriétaire, selon toute vraisemblance par achat. Alfred était sénateur et bourgmestre de Sovet. Il emporta Thynes alors qu’il possédait déjà Sovet, des fermes à Sennenes, à Gorin, à Thibaumont, à Romrée... En outre, il avait reçu de son beau-père le château de Taviet comme cadeau de mariage. Plus tard il allait acheter Vonêche. Les d’Huart arrivaient du Luxembourg et de Lorraine via Sainte-Marie (Etalle) et Tintigny (Villemont). Le château-ferme de Thynes a été acheté par la famille Pesesse en 1985 à Mme Michel de Rosée, née Anne-Marie de Maere d’Aertrycke, arrière-petite-fille d’Alfred.


Rien n’est classé !

Le magnifique ensemble domine un ruisseau nommé le Barbion. Le château-ferme est caractérisé par l’emploi presque généralisé de moellons de calcaire agrémentés au XVIIIe siècle de parements de briques. Le domaine s’organise autour d’un donjon qui remonte au XIIIe siècle mais qui fut augmenté par la suite d’un logis à l’est puis d’un autre à l’ouest. Au fil du temps, deux cours intérieures fermées furent ménagées. La plus ancienne est celle qui se trouve en contrebas. Elle date en partie du XVIIe siècle quoique le très bel arc de la tour d’accès porte la date de 1773.

Parement de briques

En haut, le classicisme a imposé ses lignes droites derrière un portail baroque. Le corps de logis de cette époque monte sur deux niveaux et s’étire sur quatre travées aux baies décorées de harpes. En face du logis se trouvent les remises. Une tour d’angle circulaire composée de calcaire et surélevée par un parement de briques est couverte d’une toiture conique. Les autres sont en pavillon au portail inférieur et au donjon. Sous la ferme se trouve un délicieux cimetière dont les plus belles pierres ont été broyées pour refaire des chemins à Bouvignes (merci à la ville de Dinant !). Au centre du cimetière se trouvent les restes d’une chapelle romane justement classée depuis le 2 février 1938 pour sa très belle crypte.



On ne visite pas. Le site est admirable.





SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004