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Le château blanc ne craint pas le temps


't Wit Kasteel - 3800 Kerkom-bij-Sint-Truiden (Sint-Truiden)



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  • Le château blanc de Kerckom est précédé d’une magnifique drève de hêtres pourpres. Les communs que l’on aperçoit à droite sont plus anciens que le château aménagé vers 1750. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Nom Officiel 't Wit Kasteel
Localisation 3800 Kerkom-bij-Sint-Truiden (Sint-Truiden)
Construction Vers 1650; vers 1750; 1939
Style Traditionnel mosan et Louis XV liégeois
Architecte
Occupants
Affectation Résidence privée
Protection Bien classé le 4 octobre 1979, y compris le site

Dernière mise à jour : 15/01/2013


Une seule fois vendu, en 1979, le château blanc n’a rien perdu de ses charmes.


Au bord de la nationale reliant Namur à Hasselt via Saint-Trond, on distingue dans le creux d’une douce vallée et derrière une magnifique drève de hêtres pourpres, un château blanc. Blanc comme ses murs peints et d’un éclat que viennent contrebalancer les ardoises de la maison et les tuiles artisanales des dépendances.

Le château de Kerckom est une bâtisse classique de la principauté de Liège construite en un U partiel. Il est piqué au sud-ouest d’une tour carrée en hors d’œuvre montant sur trois niveaux. Elle est coiffée d’un tambour octogonal sommé d’une toiture en cloche; le tout est tapissé d’ardoises. Des jours chaînés y offrent un peu de lumière. Surtout elle témoigne, comme dans d’autres châteaux transformés au cours du temps, qu’ici se trouvait une maison plus ancienne érigée au XVIIe siècle. La demeure actuelle est montée en briques assorties de pierre bleue pour les décors conventionnels d’appuis des baies et de chaînages des angles. Le logis central haut de deux niveaux s’étire sur neuf travées centrées à parts égales autour d’un léger perron. On en retrouve un second vers le parc, plus important; il amortit la déclivité du sol. Et vers ce parc, la maison laisse apparaître un soubassement percé de jours. Vers l’ouest la cour est fermée par des étables qui remontent au XVIIe siècle. Elles sont accolées au logis sur la seule première travée, ce qui permit de placer sur la face latérale sud ouest une baie à croisée entre le départ de l’étable et la tour. Cette dernière s’accroche à la troisième travée vers ce qui reste du parc. Les encadrements très épais et mal équarris des baies des étables ajoutent au charme de cette aile basse qui débute par une large travée en ressaut.

En face de cette longue aile, le château est fermé par une aile en retour d’équerre où s’alignent quatre travées. Au-delà s’élèvent face à face deux bâtiments de communs. Ces édifices se signalent par leurs élégants colombages.



De famille en famille


Kerckom est une de ces propriétés typiquement liégeoises où les siècles passèrent sans que les résidants ne s’en lassent jamais. De 1396 à 1979, le domaine est resté dans les mains de familles alliées par des mariages successifs sans être jamais vendu. En 1396 la première mention du territoire comble d’honneurs sans doute un certain Herman d’Hinnisdael de Kerckem (Kerckom), époux de Joanna de Zepperen. Six Herman allaient se succéder en ces lieux. Le premier fut marié à Catherine de Gutshoven. Le deuxième convola avec Isabelle de Ryckel. Le troisième prit pour femme Marguerite Scroots. Le quatrième fut uni à Elisabeth de Langhen. Le cinquième s’était choisi Marie de Corswarem. Vint ensuite un Robert qui mourut en 1567. Il avait plu à Barbara de Roest. Le bien de Kerckom passa à leur premier fils Herman puis à un autre prénommé Robert. Heureusement que les femmes permettent de les situer ! Ce Robert II avait pris le cœur de Gertrude de Brocquerye de Ter Laemen (Ter Biest). Il défuncta le 20 septembre 1639. Leur fille Marie allait prendre le flambeau et offrir Kerckom aux de Heusch de la Zangrye (Eigenbilzen). Le château fut laissé à leur fils Arnold puis à la fille d’ycelui. Elle se nommait Lutgarde et elle s’éprit d’Arnold de Moffarts, échevin et secrétaire de justice à Hoesselt.



Terrible Noël


Laissé à nouveau à une fille, Marie-Marguerite, le castel fut poussé comme la damoiselle dans les bras de son Jean-Ignace dans le patrimoine des Brouckmans. Leur plus jeune fils, Louis de Brouckmans, allait hériter après avoir échangé son consentement avec Marie de Voet le 28 janvier 1728. Leur fils aîné Jean-Louis, né en 1738 seulement et mort en 1803, hérita du bien. Il avait été présenté à la baronne Marie Julienne de Seraing d’Eybach, décédée en ces murs le 26 février 1845. Leur fils Alexandre né en 1796 et devenu baron de Brouckmans de Kerckom devint propriétaire. Il s’éprit de Marthe de Moeller. Née en 1811, épousée en 1830, elle fut retirée à l’affection des siens dès le 24 décembre 1845; terrible Noël ! Leur fille aînée s’occupa ensuite des terres et de la maison. Née en 1832, elle offrit son âme à Dieu après avoir offert le reste à son époux Alfred baron de Thier de Skeuvre (Angleur). Il en vint une gamine prénommée Aline, née en 1863. Elle s’allia au vicomte Fernand le Boucq de Baudignies (1857-1929) (Diegem), fils de Jules et de Sidonie Heynderycx. Leur fils Roger (°1889) épousa Albertine de Levis-Mirepoix, des ducs de San Fernando Luis, fille du comte Philippe et de Marie-Chantal (des marquis) de Beauffort (Bossuyt). Les Baudignies gardèrent Kerckom sans y résider jusqu’en 1979. À cette date ils vendirent le château aux actuels propriétaires qui ne gardèrent que quelques hectares. Mme Porreye est la cousine germaine du vicomte Dirk Frimout.



On ne visite pas. Le château se voit de la rue.


SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004 


HOMONYMIE:
't Wit Kasteel, 8500 Kortrijk