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Fenffe la rose joue les discrètes


Château de Fenffe - 5560 Houyet



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  • Sauvé in-extremis dans les années soixante, Fenffe a retrouvé une fraîcheur divine grâce aux princes de Liège devenus souverains.

  • L’accès de Fenffe est gardé par diverses tours d’angle posées aux coins stratégiques de la propriété.

  • Entre de larges prairies et d’abondantes forêts, Fenffe se calfeutre à l’écart du monde.



Nom Officiel Château de Fenffe
Localisation 5560 Houyet
Construction XVIe siècle; XVIIIe siècle; restauration 1967-1968
Style Classique
Architecte
Occupants Donation Royale, depuis 1903
Affectation Résidence privée
Protection Bien non classé

Dernière mise à jour : 07/01/2013


Fenffe, refuge princier au cœur des forêts.


Sur l’autoroute qui mène dans les Ardennes feuillues, il faut sortir à Houyet et plonger vers la Lesse. Là, il convient de prendre un tout petit chemin qui sent parfois la noisette et qui nous fit tourner la tête. Après être passé sous la E 411 et à l’étonnement de quelques vaches peu habituées à voir des automobiles, on entre dans un petit hameau charmant dont le centre est occupé par un chêne à la taille considérable.

Vieux comme Hérode, il annonce la couleur d’un fief où l’on cultive sans doute encore la maxime « Vieux bois, vieux vins, vieux amis et vieux livres ». À cet arbre imposant et aux branches un peu chauves s’ajoute une demeure véritablement de plaisance. D’aucuns parlent de château ou de ferme-château, toutefois Fenffe nous semble tenir du manoir. Mais qu’importe le flacon pourvu que l’on ait l’ivresse.



Ivresse et joie de vivre

Fenffe suggère tout de la joie de vivre. De grands arbres peuplent son parc. A l’automne, ils lancent leurs derniers reflets vineux passant d’un rouge profond aux allures de Romanée-Conti à un jaune moelleux proche du Sauternes.
Les étendues d’eau de ses étangs se font miroir et la maison, belle dans la simplicité de ses lignes rosées piquées du peu de bleu de ses pierres, se prend pour Narcisse. Peut-être un rocher se cache-t-il sous la futaie, immortalisant Écho, belle nymphe d’un vallon oublié? Qui sait? Fenffe, résidence des princes de Liège devenus souverains, demeure toujours le havre de paix préféré d’Albert et Paola. La maison fut construite sans doute au XVIIe siècle en brique et pierre bleue. Elle appartint aux Fenffe puis aux Waha, puis à Charles de Potyers, époux d’une baronne de Berlo.

En 1784, d’après le Patrimoine monumental (Éditions Mardaga), le castel fut vendu à un médecin de Rochefort, le sieur Théodore Delvaux. Comme le domaine touchait Ciergnon, Léopold II eut bien vite des yeux conquérants sur la propriété. En 1891, notre souverain en était maître et en 1903, ce bien entra avec les autres dans la Donation Royale.



Dramatique abandon

Les rares photos visibles à l’IRPA (Institut Royal du Patrimoine Artistique) ne laissaient guère d’avenir brillant à cet édifice lors des prises de vue effectuées après la Seconde Guerre mondiale. Fenffe était quasiment à l’abandon. Mais un incendie s’y déclara en 1966, ce qui enclencha un sursaut salvateur. L’architecte Filaine s’occupa des restaurations. Depuis, le domaine a retrouvé toute sa plénitude et sa fraîcheur. Sur la rue, deux pavillons animent un bâtiment rectiligne percé d’un portail à double ventaux. Cette aile précède une cour ovale. À droite, on remarque une dépendance. À gauche, se distingue une petite tour circulaire, percée d’une baie, dernier vestige d’une aile disparue. C’était le colombier. Le corps de logis principal, garni au nord-est d’une petite chapelle, est constitué de deux niveaux sous bâtière d’ardoises percée de cinq lucarnes. La façade est rythmée par cinq travées sans compter un léger ressaut dans lequel s’inscrit le portail d’accès au hall d’entrée pavé de dalles noires comme dans les églises. Un soubassement de grès biseauté suggère une construction primitive du XVIe siècle.



La maison se voit partiellement de la route. 



SOURCES
:
Valentin Dupont, Le château de Fenffe, Royalement Blog, 26 septembre 2011 http://royalementblog.blogspot.com/2011/09/le-chateau-de-fenffe.html
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002