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Les douceurs de Ferage à l'abri de son vieux chêne


Château de Ferage - 5560 Mesnil-Eglise (Houyet)



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  • La façade sur jardin est rythmée par une petite tour et un avant-corps latéral.

  • Ferage appartient à la Donation Royale qui le loue depuis très longtemps. Cette charmante demeure voisine avec le chêne le deuxième plus vieux de Belgique



Nom Officiel Château de Ferage
Localisation 5560 Mesnil-Eglise (Houyet)
Construction Seconde moitié du XVIIe siècle
Style Classique
Architecte
Occupants Loué par la Donation Royale
Affectation Résidence privée
Protection Bien non classé

Dernière mise à jour : 07/01/2013


Un petit joyau royal


En tournant le dos aux châteaux de Ciergnon et de Fenffe, après avoir traversé Houyet, passé la Lesse et laissé de côté le bel arrêt de chemin de fer aménagé sous Léopold II, on quitte la vallée pour gravir la pente dont la route sinueuse mène vers la France. Du plateau, on devine la vallée de la Meuse et Givet, cachée à moins de quinze kilomètres. Dans cet univers de pâturages, de bosquets et de bois de feuillus, se dissimule le petit château du lieu-dit de Ferage. Voilà trente-neuf ans qu’Oscar Rauwers, industriel, en est le locataire. Il profite ainsi du deuxième plus vieux chêne du pays, après celui de Liernu (Eghezée), ce qui laisse penser qu’il doit avoir au moins huit cents ans.
 


Le premier achat de Léopold 1er

D’après notre hôte, « Ferage aurait été le premier achat de Léopold Ier dans la région. Cela remonte à 1831. Les sources évoquant cette demeure sont très rares et parfois contradictoires. Dès 1846, la maison a été gravée par Ghémar qui l’intitule « château de Terage ». Ferage est de toute évidence une bâtisse du XVIIe siècle réaménagée au XVIIIe siècle dans un esprit mosan. L’édifice s’élève sur deux niveaux posés sur un haut soubassement de pierre bleue de hauteur décroissante quand on regarde vers l’entrée principale d’où émerge un perron de quatre degrés. Le château a été construit en briques et pierre bleue pour les contours des baies et pour les chaînages d’angles. La demeure compte deux niveaux sous une bâtière d’ardoises à croupes et coyaux. La façade principale compte cinq travées, alors que son pendant vers le jardin se contente de trois. La façade latérale regardant à l’est en supporte quatre tandis que celle qui regarde à l’ouest semble aveugle tant le chèvrefeuille lui pousse comme une puissante barbe.


Une maison agréable mais sans grand luxe

Un des angles est occupé par une petite tour circulaire forte peu engagée mais très engageante. Et M. Rauwers d’ajouter : « Ferage n’est pas une demeure de grand luxe, ni dans ses matériaux, ni dans la disposition intérieure des espaces. Toutes les pièces du rez-de-chaussée sont égales et mesurent 22 à 27 m2. Cela donne du charme aux lieux. On sent surtout que cette construction a été pensée au jour-le-jour avec un sens inné des proportions selon des normes cohérentes ». On remarquera à l’extérieur que la partie droite de l’édifice est plus haute que celle de gauche. C’est à droite que se trouve la cave dans la pente. « Entre le nord et le sud du bâtiment, il y a un dénivelé de neuf centimètres. Cela explique qu’aucune des portes de style Louis XIV ne soit jointive et qu’elles sont toutes hors d’équerre » Henri Rolin, président du Sénat, fut l’avant dernier occupant de cette maison en 1940. Les Allemands s’y installèrent suivis par les Anglais.

On ne visite pas. Le château se voit un peu de la rue.



SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002