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Reckheim, un comté d'Empire


Kasteel Reckheim - 3620 Rekem (Lanaken)



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  • Reckheim, c’est de la puissance à l’état pur. Ce château étonnant est en plus précédé de communs du XIXe siècle très intéressants. © Philippe Farcy

  • Derrière des arbres, les murs de briques se succèdent avec force. À leurs pieds, périt une superbe pierre tombale des d’Aspremont. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • Timbre-poste, Journées Européennes du Patrimoine, 4 juillet 1998, dessin Rob Buylaert, Catalogue Officiel de Timbres-Poste (COB) n° 2770



Nom Officiel Kasteel Reckheim
Localisation 3620 Rekem (Lanaken)
Construction Du XIIIe au XXe siècle
Style Renaissance et traditionnel mosan
Architecte
Occupants
Affectation Bureaux
Protection Bien classé le 28 septembre 1994

Dernière mise à jour : 06/01/2013


Fief majeur des comtes d’Aspremont Reckheim n’est plus une résidence depuis 1806.


Dans le charmant village de Vieux-Reckheim, trône un château remanié en 1597 en une demeure de plaisance. Les sources citent en ces lieux une forteresse considérable. Terre indépendante digne d’une petite principauté allemande, Reckheim était le siège d’une seigneurie libre. Elle fut érigée dès 1356 au grade de baronnie en faveur des la Marck.

Puis le fief fut élevé par l’empereur Ferdinand III au statut d’un comté en 1623 alors que la terre était dans les mains des d’Aspremont-Lynden depuis 1590. En 1795, Reckheim devint hôpital militaire. Ensuite, le château entra dans le domaine public et devint un dépôt de mendicité dès 1806. Il fut transformé en 1921 en un centre psychiatrique pour enfants. Demeuré vide plusieurs années, le château a été acheté par Léon Hermans en 1993.



Fief des Sombreffe

Le plus éloigné des seigneurs fut Arnold de Reckheim au XIIe siècle. Le domaine échut ensuite aux van Bronckhorst puis il aboutit à Gérard de la Marck, neveu du prince-évêque de Liège Arnold de la Marck. Arnold de Stein de Diepenbeek, neveu de Gérard, fit entrer en ces lieux les seigneurs de Sombreffe en 1397. Par alliance encore, le domaine parvint à un van Wachtendonck, né d’une Marie de Sombreffe. Toujours par alliance des Sombreffe, les frères Evrard et Jean de Pirmont devinrent seigneurs de Reckheim. Puis le château fut rendu aux comtes de la Marck et d’Arenberg.


En 1545, le domaine était recupéré par la couronne impériale. Charles-Quint donna alors la baronnie à son cousin Jean V de Hennin-Liétard, comte de Boussu, seigneur de Blangies et époux d’Anne de Bourgogne. Toutefois Hennin s’en défit dès 1553 en faveur de Guillaume van Vlodorp, fils de Guillaume, seigneur de Leuth. Sa fille Anne van Vlodorp hérita. Elle avait épousé Jean van Quaedt van Wickraedt. Les Quaedt ayant opté pour le parti protestant, la seigneurie fut à nouveau récupérée par les Domaines et offerte par Rodolphe II de Habsbourg à Herman d’Aspremont-Lynden (1547-1603), fils de Thierry, vicomte de Dormael et de Catherine, fille bâtarde d’un comte de la Marck. Herman, grand soldat, occupa de magnifiques fonctions de Cologne à Liège. Les d’Aspremont gardèrent Reckheim jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.



Rareté du plan


Le château dessine une sorte de F. De la forteresse posée sur un épais soubassement de pierre bleue, on ne conserve qu’un bâtiment. L’aile que le visiteur aperçoit en premier est composée de sept travées coincées entre deux puissantes tours en hors-d’œuvre précédées de douves. Celle de gauche est à quatre pans inégaux. On remarquera que ces tours possèdent une base évasée et que celle de droite est littéralement de guingois.

L’ancienne façade d’accès présente neuf travées. Ces deux premières ailes sont façonnées en pierre de Marne. La façade nord est couverte de briques et de pierre bleue pour les contours de baies. Celles-ci sont à croisées et chaînées comme partout ailleurs. Chaque niveau est séparé par un bandeau larmier. Les toitures en bâtière sont ornées de lucarnes d’inspiration Renaissance sauf sur la dernière élévation. Cette quatrième façade est composée en un léger U. De rares baies à meneaux animent trois façades austères au sein desquelles on ménagea un escalier à quatre volées montant vers une porte d’entrée décorée d’un beau portail à bossages sous un fronton plat.



On ne visite pas. Le château se voit partiellement de la rue.



SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004 
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel V,  Hobonia 1993