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Bain de jouvence pour Fontaine


Château de Fontaine - 5520 Anthée (Onhaye)



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  • Divisé en appartements, comme le sera bientôt Lexhy, Fontaine appelle à l’harmonie. La multipropriété permet à Fontaine de retrouver de sa superbe, dans un cadre enchanteur. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • Jadis totalement fermé, le château de Fontaine est une bâtisse puissante. © Philippe Farcy



Nom Officiel Château de Fontaine
Localisation 5520 Anthée (Onhaye)
Construction Du XIIIe siècle au XXe siècle
Style Moyenâgeux
Architecte
Occupants Bâtiments divisés en une dizaine d'appartements
Affectation Résidences privées: bâtiments divisés en une dizaine d'appartements
Protection Bien classé le 13 octobre 1980, alentours y compris

Dernière mise à jour : 06/01/2013


La réussite d’une multipropriété à Anthée.


À Onhaye, dans l’entité de Anthée, sommeille une puissante forteresse de plaine. Elle est stipulée dans les sources écrites depuis 1289. À l’époque, le domaine relevait du comté de Namur et de la principauté de Liège. La famille de Fontaine en était maître, comme elle l’était de Dorinnes. Au XVe siècle émerge Aëlis de Fontaine, épouse de Jean d’Oignies; veuve, elle se remaria avec Hoste d’Aublain. Du premier lit naquit Aëlis II, épouse de Jean de Senzeilles en 1436. Cette union permit aux Senzeilles de posséder cette terre pendant 150 ans, jusqu’à ce que Anne de Senzeilles épouse Jean de Groesbeeck en 1578. Jean devenu veuf épousa en seconde noces Hélène d’Yve, dame de Franc-Waret.



Immortalisé dans les délices

Les Groesbeeck vendirent Fontaine cinquante ans après leur arrivée, suite à des problèmes financiers. En 1631, le domaine fut acheté par Jean de Boisschot, baron de Zaventem, seigneur de Erps, Sterrebeek et Nossegem. Le petit-fils de Jean vendit à son tour Fontaine, en 1712 contre 77.400 florins. L’acheteur était Pierre Jacquier. Celui-ci entama d’emblée d’importants travaux. Les Jacquier de Rosée conservèrent Fontaine pendant 130 ans. C’est sous leur « règne » qu’en 1740, Remacle Le Loup dressa le portrait du château pour les Délices du Païs de Liège. En 1840, Laurent-Antoine Jacquier de Rosée se sépara du bien en faveur du comte Louis de Robiano.

Sa fille Jeanne épousa le baron Gustave de Senzeilles en 1855, dont la famille refaisait alors son retour en ces lieux élégiaques. Ils n’eurent point d’enfant. Jeanne avait hérité du domaine et à sa mort, survenue après 1900, le bien fut légué à son neveu comte Guillaume de Beauffort dès la disparition de Gustave, survenue le 27 janvier 1906. Beauffort vendit Fontaine un an plus tard, le 27 février 1907 au vicomte Eugène de Jonghe (1877-1947). De l’ancienne bâtisse, il ne reste plus beaucoup de traces comme l’indiquait J.-L. Javaux (Ed. Vokaer, 1976). Le château présente de nos jours un visage issus des XVe et XVIe siècles, revus dans un souci historique par le vicomte Eugène, fils de Baudouin et de Dolorès, baronne de Vinck de deux Orp. L’architecte choisi est malheureusement inconnu.



Sauvé par les Jonghe puis par les Boël

Le vicomte avait acheté un territoire de 600 ha, selon Javaux. Il n’en aurait accumulé que 300 ha, à en croire Alfred de Limont-Triest, agent immobilier, en son temps gendre des Boël, chargé de la vente du château et d’un terrain de 10 ha, en 1972. À la mort du vicomte, le château resta dans l’indivision de ses trois enfants (Baudouin, mort au Maroc sans fortune; Mathilde, baronne puis comtesse René Boël; Adeline, décédée non mariée à la Côte d’Azur). C’est à Fontaine que décéda, en 1965, la vicomtesse Eugène. Elle était née Renée Porgès en 1882, à Paris, et sa mère était elle-même issue de l’illustre famille de collectionneurs d’art Weisweiller. En 1972, la baronne René Boël, qui avait racheté sur l’insistance de son mari, les parts de son frère et de sa soeur, vendit le domaine replié sur 10 hectares à M. Swaelens, de Dinant. Celui-ci en fit un hôtel de luxe d’après Javaux. Alfred de Limont-Triest, pense que l’ensemble fut rapidement divisé en appartements. M. Swaelens avait déjà tenté la même opération, avec succès, sur un autre château des environs de Dinant. Les appartements du château de Fontaine comptent généralement 300 mètres carrés, voire plus. Les co-propriétaires décident chaque année en assemblée générale des travaux à effectuer et ventilent les charges en fonction des quotités, comme dans un immeuble de rapport. Le parc est indivis. Les 300 ha conservés par la famille Boël ont été vendus dans les années nonante. Une partie des boiseries a été offerte par le baron René Boël au Musée de Louvain-la-Neuve, lors de la cession de 1972. C’est aussi à cette époque que la plupart des buis, souvent immenses, ont été déplacés vers le château du Chenoy (Brabant wallon), actuelle résidence de M. Yves Boël.



Donjon pour cage d’escalier

Le donjon carré de 7,90 m de côté est un reste du château du XIVe siècle. Il monte sur quatre étages et lors des travaux effectués après 1907, il fut transformé en cage d’escalier puis sommé d’un étage aveugle sous une toiture pyramidale. Au XVIe siècle, on pense que le donjon fut incorporé dans un manoir carré de deux niveaux de calcaire, flanqué de grosses tours rondes. Les tours regardant à l’ouest ont été réaménagées après 1907 et leur encorbellement redressé. Chacun des trois niveaux est séparé par un bandeau. Au sud-est, la tour est plus mince et compte un étage supplémentaire constitué en brique. Il pose sur des consoles moulurées entre lesquelles sont ménagées des mâchicoulis. La cour a été ouverte au siècle passé en détruisant une aile, et les étages des ailes ont été décorés de fenêtres à croisée.
L’accès au château se fait à travers un porche qui coupe en deux l’aile de la ferme, elle-même divisée en diverses propriétés. Le porche est précédé par un pont dormant d’une seule arche. Le château est partiellement entouré d’eau. Il reste encore du XVIIIe siècle le très beau mur du potager, bordé par une très majestueuse allée de tilleuls.

On ne visite pas. Le château se voit de la route.


SOURCES
:
Marc Belvaux, Un vitrail armorié au château de la Forge à Anthée, Le Parchemin, 71e année, n° 363, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, mai-juin 2006

Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002 
Pierre Lambert de Saumery, Les Délices du Pais de Liège ..., chez Everard Kints 1738

HOMONYMIES:
Château Fontaine, 3200 Aarschot (anciennement: Aerschot)
Château de Fontaine, 5363 Emptinne
Château Fontaine ou Château du Wyngaert, 1190 Forest (Bruxelles)

Château Fontaine, 3120 Tremelo