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Harzé, une maison forte enviée


Château de Harzé - 4920 Harzé (Aywaille)



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  • Malgré la perte de quelques dépendances et surtout de la chapelle au XIXe siècle, Harzé affiche une sacrée solidité © Philippe Farcy

  • La Province de Liège soigne Harzé avec justesse © Philippe Farcy

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Nom Officiel Château de Harzé
Localisation 4920 Harzé (Aywaille)
Construction Du XVe siècle au XIXe siècle
Style Traditionnel mosan
Architecte 1909-1924: Camille Bourgault
Occupants Château de Harzé - Centre de Séminaires Résidentiels de la Province de Liège
Affectation Restaurant, chambres d'hôtes et lieu de séminaires
Protection Bien classé le 5 mars 1965

Dernière mise à jour : 06/01/2013


Dix familles et quelques ventes égrennent une longue histoire.


Depuis qu’Ermengarde de Harzé est signalée comme dame de ce lieu dans une charte de l’abbaye de Saint-Hubert en 1064, Harzé a souvent changé de mains et de familles mais n’a pas été fréquemment vendu. Le domaine est une enclave du duché de Luxembourg chez les princes-abbés de Stavelot. En 1972 Amédée Polet a donné le tableau des différents seigneurs de Harzé. Ermengarde allait unir sa destinée à Arnoul de Looz puis à Gozelon, comte de Montaigu-en-Ardenne. Son petit-fils Lambert devint comte de Clermont-sous-Huy. Quatre générations plus tard, on retrouva Wéry de Clermont, seigneur de Harzé et de Fanson, haut voué du marquisat de Franchimont, sénéchal du roi Jean de Bohême. Son petit-fils Guillaume de Clermont épousa Philipotte d’Argenteau. Mort sans descendance, il laissa son domaine à sa sœur Jeanne. Elle allait convoler avec Jacques de Beaufort-Celles, fils de Jacques et de Marie de Harduemont de Haultepenne. Louis de Beaufort, autre enfant du couple précité releva Harzé. Il était aussi seigneur de Fanson, de Scry et de Gramptinne et châtelain de Logne. Il décéda en 1437.


Vente bizarre


À ce moment, le bien fut repris par son fils Louis qui sous-engagea Logne auprès de Jean de la Marck. Par cet acte, il se lia avec cette célèbre famille liégeoise mais quand vinrent les suites du désastre de la bataille de Brusthem, le 29 octobre 1467, où les Liégeois furent défaits par Charles le Téméraire et son cousin Louis de Bourbon, Louis de Beaufort céda, à un prix contestable, ses autres domaines aux la Marck et à Guillaume en particulier. Un conflit s’instaura entre les Beaufort devenus Spontin et les la Marck. Il fallut attendre 1535 pour qu’une convention règle les problèmes de succession. Evrard IV de la Marck, mort en 1531, fut suivi par son fils Robert Ier, décédé en 1541, époux de Mathilde de Montfort, défunte en 1550. Robert Ier garda Harzé mais il laissa aux héritiers Beaufort, précisement à Jeanne de Beaufort-Celles et son mari Frédéric de Sombreffe, la terre de Fanson.

Les petits-enfants la Marck héritèrent. Robert III de la Marck, dernier comte d’Arenberg, et son épouse Anne de Berghes (maison de Glymes) n’eurent point d’hoirs. Le château passa à la sœur de Robert, Marguerite, unie en 1547 à Jean de Ligne, baron de Barbançon, trépassé le 24 mai 1568, à la condition que les enfants Ligne prennent le nom d’Arenberg. Cy-fait. En 1549 Jean devint comte d’Arenberg. Son fils Robert (1564-1614), continuateur de la lignée des Barbançon, était comte d’Aigremont. Il épousa Claudine, fille de Jean-Philippe Wild et Rheingraf de Daun de Kyrbourg, comte de Salm.


Cession pour raisons militaires


Son fils Albert (1600-1674), comte d’Aigremont et de la Roche, seigneur de Rianwez, de Montjardin et de Soy, devint prince de Barbançon en 1644. Il releva Harzé et se maria avec Marie de Barbançon, vicomtesse de Dave. Pour payer ses régiments, il vendit Harzé le 21 mai 1629 au baron Ernest de Suys. Ernest (comte en 1639, +1645), apporta à son épouse Ernestine d'Aspremont-Lynden, le 1er juillet 1637, la seigneurie et terre de Harzé et restera comme le bâtisseur du château actuel. Ernestine était la fille d'Ernest d'Aspremont-Lynden, comte de Reckheim et du Saint-Empire (+1636,) et d'Anne Antoinette de Gouffier de Bonnivet (+1620). Une fille unique prénommée Claire fit passer Harzé dans les mains des Eynatten, seigneurs de Remersdael quand elle se maria avec Frédéric, baron de ce nom.

Le 23 août 1738, ce couple endetté aurait fait don du domaine à Louis-Ignace de Rahier qui le vendit dès 1747 à son frère Jules qui en fit hériter son autre frère Henri. Ce dernier, uni à la comtesse Marie-Agnès de Berlaymont, feue le 30 août 1753, eut cinq enfants. La plus jeune, Marie-Antoinette, décéda en 1816 à l’âge de 85 ans. Dernière dame de Harzé, épouse (divorcée) du comte Philippe de Woestenraedt, elle légua la propriété à ses cousins germains Florent, comte de Berlaymont et Marie, comtesse de Berlo. Leurs descendants respectifs vendirent le domaine en 1842 au notaire Aubert.

En 1873 Harzé fut acheté par Pierre Fermont. La fille Fermont, Louisa, légua en 1886 Harzé à sa nièce Gabrielle Dekens (1886-1949), fille d’Emile et de Caroline Valckenaere. Gabrielle allait épouser en 1908 le généreux Edgard de Potter d’Indoye (1877-1924). En faisant restaurer le château par l’architecte Camille Bourgault, il le sauva. En 1973 les descendants d’Edgard de Potter vendirent le château à la province de Liège.


Tout en moellons


L’architecture de cet édifice prestigieux construit en L et posé sur sa colline est unifiée par le seul emploi des moellons de calcaire réglés (ajustés), agrémenté de rares grès. La façade sud-ouest se compose de deux éléments. Vers le bas on trouve l’ancienne maison forte décrite déjà en 1565 qui servit de noyau au château. Elle se limite à trois travées inégales. L’autre partie plus haute s’étire sur dix travées y compris celles de la tour et sur trois niveaux en incluant les hautes caves. La tour se termine par un clocheton carré percé de faux jours en plein cintre et sommé d’un toit en cloche hexagonal. Cette partie date des années 1640. L’accès à la basse-cour s’effectue par un porche armorié (Suys-Lynden) daté de 1647, placé non loin d’une tour ronde cornière. L’accès à la haute cour s’opère en passant un pont qui mène à un superbe portail baroque en calcaire daté de 1753 et porteur des armes Rahier-Berlaymont. La cour en terrasse est caractérisée par sa grande galerie de quatorze travées couverte aux arcs en plein cintre de style Renaissance.



Salles pour réunions et séminaires plus hôtel de 24 chambres.


SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004 

Amédée Follet, Le général comte Ernest de Sluys et son rôle pendant la Guerre de Trente Ans, Centre Liégeois d'Histoire et d'Archéologie Militaires (CLHAM) www.clham.org/050261.htm
Amédée Polet, Harzé dans le passé ou mille ans d'histoire, Halbart 1972