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Hanzinelle y croit dur comme fer


Château de Hanzinelle - 5621 Hanzinelle (Florennes)



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  • Hanzinelle est une vraie demeure de plaisance placée aux abords d’un parc magnifiquement dessiné.

  • Hanzinelle se mire dans son étang alimenté par une rivière qu’un joli pont en fonte enjambe.

  • La façade arrière du bâtiment montre la simplicité du langage architectural mis en place par Chermanne. Un auvent a été ajouté au XXe siècle.



Nom Officiel Château de Hanzinelle
Localisation 5621 Hanzinelle (Florennes)
Construction 1764 à 1766
Style Classique
Architecte Sans doute Jean-Baptiste Cherman(n)e
Occupants
Affectation Résidence privée & salles de réception ou de séminaires
Protection Bien non classé

Dernière mise à jour : 04/01/2013


Une terre liégeoise enrichie de minerais.


Hanzinelle se trouve dans le bel arrière-pays de Charleroi. Jadis cette terre était possession de la principauté de Liège, comme Fosses-la-Ville. Dès le XIIIe siècle, on exploita ce territoire pour extraire du minerai. Le premier personnage important à sortir de l’anonymat des campagnes fut Joseph-Dieudonné Puissant, mort en 1772. Il était maître de forges, comme les Auxbrebis à Dinant, les Zeilis devenus Sélys à Dieupart près d’Aywaille, on en passe. Les Puissant possédaient plusieurs forges dans le pays depuis le XVIIe siècle. Joseph-Dieudonné avait épousé Marie-Françoise Delhalle.



Architecte né à Hanzinelle

Puissant se fit ériger cette élégante bâtisse rectangulaire entre 1764 et 1766. Des forges qui se trouvaient de l’autre côté de la route, il ne reste plus grand chose sauf une jolie maison transformée en fermette et le moulin, invisible. Une autre maison nommée l’« Orangerie » jouxte le château et date comme lui du début des années soixante. Ce petit bâtiment est attribué à l’architecte Jean-Baptiste Chermane (1704-1770), auteur de l’aile principale du château de Franc-Warêt vers 1750, à en croire Astrid Tanghe. Il est vraisemblable qu’il soit aussi l’architecte du château comme le suggère G. de Stordeur. Qui dit forges dit roue à aube et donc rivière. Le Ry Massart alimente la propriété en eau ce qui permet au château de se mirer de loin dans un très bel étang. Le parc est superbe et a été aménagé vers 1885 par Eugène Fuchs, dessinateur du parc Josaphat à Schaerbeek (voir aussi Louvignies). Le château se trouve en bordure de la voirie sans doute à cause de son ancienne vocation économique. On pourrait accéder à la façade nord du château par le chemin qui le sépare de ses longues dépendances d’un niveau en briques et pierre bleue sous une bâtière d’ardoises à coyaux. Mais une belle grille de style Louis XV, placée au bord de la route, barre cet espoir. L’entrée du parc est située plus loin, vers Morialmé et oblige de contourner l’ancienne et très belle grange datant, elle aussi, de la fin du XVIIIe siècle. L’idée est, à dire vrai, heureuse car cela permet de prendre la mesure de la beauté du site.



Proportions classiques

De là, le château est au mieux; on remarque son soubassement de moellons de calcaire percé de jours pour les caves. Sur le soubassement, sont posés les deux niveaux de la maison; ils sont scandés de sept travées. Les baies sont sommées d’un arc bombé à clé et leurs piédroits sont chaînés. Les appuis de fenêtre font office de bandeau, ce qui produit un effet d’horizontalité. Au centre du rez-de-chaussée, l’architecte a placé une porte-fenêtre précédée par un perron à deux volées dont les degrés sont opposés et sous lequel se trouve une porte menant aux caves. La travée centrale est surélevée par une large lucarne passante percée de deux baies jumelées, sans doute depuis la fin du XIXe siècle. La toiture en bâtière à coyaux repose sur une corniche en pierre à cavet. Elle est couverte d’ardoises et animées de petites lucarnes de formes diverses aménagées vers 1890; à dire vrai, elles alourdissent un peu la physionomie de la demeure. Les ailes latérales ouvrent par trois baies à chaque niveau; celle de l’est possède à l’étage une baie cintrée qui dissimule la petite chapelle privée. La façade nord présente le même dispositif que celle qui regarde vers le parc. Un petit patio a été disposé au centre en 1932, pour abriter les gens de passage. Les ferronneries ont été exécutées sur place, notamment la crête du toit. Au XIXe siècle, le bien faillit être vendu en vente publique car les affaires tournaient mal pour les Puissant. Leur créancier, François, baron de Cartier, prit le contrôle du domaine tout en le laissant à sa fille Thérèse unie à Ferdinand de Philippart. La descendance Puissant (les deux frères Pierre-Augustin et Jean-Louis) racheta le château en 1842. Mais les deux frères décédèrent sans hoirs, en 1867 et 1876. Le château et ses terres passèrent à leurs neveux autrichiens, le baron de Wacken et la comtesse de Waldstein-Wartemberg. Ceux-ci vendirent Hanzinelle à Emile Pirmez (d’Acoz) et à son épouse Louise Fortamps, en 1882. Par héritage, le bien arriva à leur fille Octavine, épouse de Georges, baron Fallon, dans la descendance desquels il se trouve toujours.



SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002