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Jamblinne veille aux grains


Château-Ferme de Jamblinne - 5580 Rochefort



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  • Les allures féodales de Jamblinne se sont un peu estompées avec le temps. La tour carrée reflète une puissance guerrière passée.



Nom Officiel Château-Ferme de Jamblinne
Localisation 5580 Rochefort
Construction 1634
Style Traditionnel
Architecte
Occupants Donation Royale
Affectation Résidence privée
Protection Bien non classé

Dernière mise à jour : 04/01/2013


Des charmes calcaires pour un beau sire de Gerpinnes.


Cette résidence s’étire tout en longueur sur une colline dominant le « cirque » tracé par la Lesse. Jadis, comme en témoigne la gravure de Remacle Le Loup datant de 1742, on pouvait admirer, dans le paysage de Villers-sur-Lesse, le château d’allure féodale de Jamblinne. Orné de ses tours, il en est aujourd’hui dépossédé à l’exception d’une seule carrée et en ressaut. Le bâtiment principal s’élève sur deux niveaux sous une bâtière d’ardoises. Le domaine est construit en L. À son extrémité, une petite tour circulaire voisine avec le porche d’entrée. La tour carrée évoquée précédemment grimpe sur trois niveaux éclairés par des baies carrées, dont certaines sont à croisées alors que d’autres sont de simples jours ou des baies jumelées. Le château sert de résidence au fermier qui loue les terres à la Donation Royale. Il exploite soixante hectares, intégrés à la vente du bien au roi Léopold II. On ne sait à quelle date cette bâtisse aux allures de forteresse fut partiellement démantelée. En tout cas, cette terre seigneuriale fut l’apanage de plusieurs familles de belle extraction. L’église de Jamblinne renferme encore plusieurs tombeaux qui témoignent du prestige local.



L’art de plaire à des Hennuyers

On apprend par des sources anciennes que le domaine appartenait à la famille de Faulx que l’on cite dès 953. Le premier membre de cette famille figurant sur des documents est Jean, décédé en 1282. Ce Jean fut seigneur de Thynes, près de Dinant, par mariage avec Catherine de Thynes. Dame Catherine engendra quatre enfants. L’un d’eux, Gilles, hérita de Jamblinne et en prit le nom. Ses héritiers formèrent des branches nommées Doyon, Mianoye, Noville, Fostaux. Les derniers à survivre, les de Jamblinne de Meux, sont tous barons de leur état.
Au XVIe siècle, la propriété entra chez les d’Eve puis chez les Marbais, vicomtes de Gerpinnes qui érigèrent une nouvelle demeure. Jamblinne fut ensuite transmis aux Maillen, seigneurs de Ry (Condroz), à la fin du XVIIe siècle. Par on ne sait quel mystère, les comtes de Hamal prirent les rênes de l’endroit. Ils le seront jusqu’à ce que Pierre-Benoît, vicomte Desandrouin, châtelain de Villers-sur-Lesse, leur en offre un prix attrayant. On connaît la suite : héritage des Liedekerke Beaufort puis des Cunchy et chute dans l’escarcelle royale.

Du point de vue architectural, la demeure patricienne fut construite en 1634 par Jean de Marbais, comme en témoignent les ancres fichées dans le mur de la cave. Les caves sont à demi-enterrées et ouvrent par quatre jours aux linteaux droits mais aux montants chaînés. L’apparence du vaisseau a fortement évolué suite à des transformations lourdes entreprises à la fin des années 1930. La construction du castel pose sur un épais soubassement en moellons de calcaire. L’essentiel du bâti est toutefois érigé avec des briques et de la pierre bleue. Des harpes d’angles et des cordons horizontaux animent la façade donnant sur la rivière. Sa partie haute s’achève par une frise de briques rédentées sur denticules, animée de consoles d’angles en pierre. Sur la cour, l’élévation est du même ordre. On appréciera le mouvement rendu par les deux portails néo-baroques. Divers bâtiments agricoles ont été érigés sur les autres flancs de la cour. La petite tourelle d’angle est coiffée d’une toiture en poivrière, à coyaux, piquée d’une belle girouette.



On ne visite pas, et le gros chien du fermier a un faible évident pour les mollets des visiteurs importuns.



SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002